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Actualités - Chronologie

Dans le monde Films vus à Venise

Les meilleurs réalisateurs ont présenté leur film cette année à la Mostra de Venise. La sélection fut diversifiée, innovatrice, très portée sur le sexe et la provocation. Si les chefs-d’œuvre n’ont pas afflué, il n’en reste pas moins que la qualité des films était acceptable. Raya Abi-Rached en présente quelques-uns. En compétition l Rien à faire, de Marion Vernoux, a fait quelque peu exception à la règle des films français puisqu’il s’agit d’un film d’un registre différent. Rien à faire, présenté en compétition officielle, est l’histoire simple de deux chômeurs qui tombent amoureux dans un supermarché. l Une liaison pornographique, ce fut la bonne surprise du festival. Le film franco-belge de Frederic Fonteyne présente une Nathalie Baye au meilleur de sa forme. Il décrit une relation presque anonyme entre une femme et un homme qui se sont rencontrés à travers une annonce puis tombent amoureux. l Mal, d’Alberto Seixas Santos. Originaire du Portugal, Alberto Seixas Santos est réputé pour être l’un des réalisateurs les plus talentueux de son pays. Son dernier film, Mal, a laissé la critique perplexe. Sa présentation de la fin du monde renfermerait-elle un message d’espoir ou de pur pessimisme? Lui, opte pour l’optimisme, mais son film laisse vraiment transparaître un mal de vivre. l Jesus’ Son, d’Alison Maclean, qui a notamment réalisé The Crush. Ce film figurait parmi les favoris du festival. Il a d’ailleurs reçu le Lionceau d’Or de la Mostra décerné par des étudiants. Jesus’ Son relate le voyage initiatique d’un jeune homme perturbé. Billy Crudup, l’acteur principal, a donné à notre goût la meilleure performance du festival. l Le très attendu Topsy-Turvy, nouveau film de Mike Leigh, a beaucoup déçu pour sa longueur, son manque de rythme et l’absence de conflit. Ce sont les interprètes, dans leur ensemble, qui sauvent le film. l Holy Smoke, de Jane Campion, par contre, a soulevé les applaudissements de l’audience. La réalisatrice australienne, loin de signer un travail comparable à The Piano, a présenté quand même un film original, avec des superbes images de l’Australie et des prestations hors normes de la part de Kate Winslet et Harvey Keitel. Projection spéciale: «The Venice Project» Il s’agit d’un film un peu excentrique, mi-documentaire mi-fiction, qui se déroule à Venise pendant la dernière biennale du millénaire. Ce projet presque expérimental du réalisateur autrichien Richard Dornhelm réunit une pléiade de vedettes dont Lauren Baccal, Denis Hopper, Steve Martin, Hector Babenco, Mia Maestro, Stuart Townsed, Ana Galiena. Un réalisateur étrange nommé Harmony! Harmony Korine est américain. Il s’est joint à la confrérie «Dogma», un traité signé par les réalisateurs danois Lars Von Trier et Thomas Vinterberg, imposant de nouvelles lois au cinéma... Instauré depuis 1995, «Dogma» a été médiatisé dans le monde durant le 51e Festival de Cannes, l’an dernier. Julien Donkey Boy est le sixième film présenté sous le sceau «Dogma», et le premier de nationalité américaine. Le plus grand succès Dans la section Cinema del presente (Cinéma du présent), Boys Don’t Cry, de Kimberley Pierce, reste le film qui fut le plus applaudi. Pierce a signé un film réaliste, dur à souhait mais très émouvant sur la recherche d’identité sexuelle. Enfin, au moment où la sélection devenait de plus en plus dure, Sweet and Lowdown, un des films les plus personnels de Woody Allen, a apporté un ton plus léger au festival.
Les meilleurs réalisateurs ont présenté leur film cette année à la Mostra de Venise. La sélection fut diversifiée, innovatrice, très portée sur le sexe et la provocation. Si les chefs-d’œuvre n’ont pas afflué, il n’en reste pas moins que la qualité des films était acceptable. Raya Abi-Rached en présente quelques-uns. En compétition l Rien à faire, de Marion Vernoux, a fait quelque peu exception à la règle des films français puisqu’il s’agit d’un film d’un registre différent. Rien à faire, présenté en compétition officielle, est l’histoire simple de deux chômeurs qui tombent amoureux dans un supermarché. l Une liaison pornographique, ce fut la bonne surprise du festival. Le film franco-belge de Frederic Fonteyne présente une Nathalie Baye au meilleur de sa forme. Il décrit une relation presque...