Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La commission des droits de l'homme ouvre le dossier des exactions

La commission des droits de l’homme des Nations unies, réunie en session extraordinaire pour la quatrième fois de son histoire, examine à partir d’aujourd’hui à Genève les graves exactions perpétrées au Timor-Oriental. Vingt-huit pays sur les 53 que compte la commission se sont prononcés en faveur de cette session extraordinaire qui devrait durer deux jours. Quinze s’y sont opposés, deux se sont abstenus, huit n’ont pas donné de réponse. Le Timor-Oriental, ancienne colonie portugaise, envahi par l’Indonésie en 1975 et annexé unilatéralement en 1976, est en proie à une violence extrême, depuis le vote massif de la population (78,5 %) en faveur de l’indépendance, le 30 août. Après la proclamation par l’Onu, le 4 septembre, des résultats du vote, l’île a été abandonnée par l’armée indonésienne aux milices anti-indépendantistes et les exactions ont redoublé: meurtres, pillages, populations déportées, organisations humanitaires chassées. Le Portugal a demandé le 9 septembre au secrétaire général de l’Onu, par l’intermédiaire du haut-commissaire aux droits de l’homme Mary Robinson, de convoquer la commission en session extraordinaire pour examiner d’urgence la situation sur l’île. Des questions de procédure ont ensuite retardé la convocation de cette session qui intervient alors que la force multinationale de maintien de la paix sous contrôle de l’Onu (Interfet) est en train de se déployer sur place. Dès le 7 septembre, Mme Robinson, dénonçant l’exode massif et les exécutions de civils, avait appelé la communauté internationale à ne «pas rester inactive» et préconisé cette réunion extraordinaire de la commission «avant que la situation ne se détériore encore plus». Dénonçant la collusion entre les forces de sécurité indonésiennes et les milices, elle les avait enjoints d’arrêter immédiatement «leur politique délibérée de terreur et de déplacement de populations». Depuis, le haut-commissaire aux droits de l’homme s’est rendue, du 10 au 13 septembre, à Djakarta et à Darwin (Australie) où s’étaient repliés les personnels humanitaires. Elle a rendu public un rapport sur les cas d’exécutions de masse, notamment à Suai (sud de Timor-Est) et à Dili, et de meurtres arbitraires dont elle a eu connaissance pendant son séjour, lors de ses contacts avec les agences de l’Onu et diverses ONG. Mme Robinson a parlé d’une «campagne systématique, délibérée et cynique de graves violations des droits de l’homme». Les travaux de la commission débuteront aujourd’hui à 15h00 et devraient s’achever demain soir sur l’adoption d’une résolution. La commission peut émettre des recommandations, envoyer une mission, nommer un rapporteur spécial, mandater un groupe d’experts... Dans la décennie qui s’achève, la commission, qui se réunit normalement une fois par an au printemps, a connu trois sessions spéciales, en 1992 et 1993 à propos de l’ex-Yougoslavie, et en 1994 au sujet du génocide au Rwanda.
La commission des droits de l’homme des Nations unies, réunie en session extraordinaire pour la quatrième fois de son histoire, examine à partir d’aujourd’hui à Genève les graves exactions perpétrées au Timor-Oriental. Vingt-huit pays sur les 53 que compte la commission se sont prononcés en faveur de cette session extraordinaire qui devrait durer deux jours. Quinze s’y sont opposés, deux se sont abstenus, huit n’ont pas donné de réponse. Le Timor-Oriental, ancienne colonie portugaise, envahi par l’Indonésie en 1975 et annexé unilatéralement en 1976, est en proie à une violence extrême, depuis le vote massif de la population (78,5 %) en faveur de l’indépendance, le 30 août. Après la proclamation par l’Onu, le 4 septembre, des résultats du vote, l’île a été abandonnée par l’armée indonésienne...