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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché stationnaire

Le dollar est resté confiné dans d’étroites limites au bas de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) à Beyrouth, dans un marché sur lequel l’offre continuait à l’emporter sur la demande. Mais grâce au maintien par la BDL de ses deux taux à l’achat et à la vente en l’état, entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, que le billet vert a dû achever la journée d’hier au cours moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre. Dans cette évolution et eu égard à la réticence de la demande privée en dollar à se placer, les établissements de crédit ont été amenés à le céder à la BDL à son point inférieur d’intervention, ont indiqué les cambistes de la place. Pourtant, le volume d’affaires ne devait pas prendre beaucoup d’ampleur, se limitant à quelque dix millions de dollars, en grande partie absorbés par la BDL à 1 501,00 LL, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Nouvel accès de faiblesse du dollar À l’étranger, le dollar a été en baisse hier sur les marchés des changes internationaux, mais toutefois au-dessus de ses niveaux de la journée. Ce mouvement a été relancé hier par la décision de la Banque du Japon de maintenir sa politique monétaire en l’état contrairement à toute attente, tandis que l’euro s’est apprécié après la publication de bons chiffres en Allemagne et en Italie, à un moment où l’aggravation du déficit commercial américain est venue peser de tout son poids sur le billet vert. Contrairement aux attentes de beaucoup d’analystes, la Banque du Japon a laissé hier son taux d’intérêt directeur inchangé à l’issue de la réunion de son Comité de politique monétaire. Les marchés avaient tablé sur l’annonce d’un assouplissement sensible du crédit destiné à freiner l’ascension continue du yen, et l’inertie de la Banque du Japon a donc entraîné un rebond immédiat de la devise nippone. L’appréciation du yen a toutefois été limitée en raison de la prudence du marché à quelques jours d’une réunion du groupe des Sept (pays occidentaux les plus industrialisés) à Washington qui pourrait aboutir à une intervention concertée du Japon et des États-Unis sur les marchés des changes. Ces inquiétudes ont donc permis de limiter la chute du dollar après l’annonce dans l’après-midi d’hier d’un déficit commercial américain record de 25,18 milliards de dollars en juillet contre 24,60 milliards en juin. De son côté, la monnaie unique européenne a bénéficié de l’annonce hier matin d’une nouvelle amélioration du climat des affaires en Allemagne, selon le baromètre de l’Institut de conjoncture munichois Ifo qui s’est élevé de 93,7 points en juillet à 95,3 points le mois dernier. Elle a été également soutenue par la progression plus forte que prévu du Produit intérieur brut (PIB) italien de 0,8 % au deuxième trimestre par rapport à la même période de l’année passée et de 0,4 % par rapport au trimestre précédent. Dans ce contexte, la livre sterling s’est appréciée aussi, profitant des bonnes perspectives de l’économie britannique et de l’accès de faiblesse du dollar qui s’est finalement négocié à New York en baisse, comme suit : – 1,0482 pour un euro contre 1,0385, la veille – 1,6320 pour un sterling contre 1,6205 – 1,8660 DM contre 1,8835 – 6,2580 FF contre 6,3170 – 1,5312 FS contre 1,5475 – 1 847,25 lires contre 1 864,65 – 104,81 yens contre 106,40. Bourse de Beyrouth : poursuite de la baisse Sur les places boursières, la Bourse de Beyrouth a continué de battre en retraite hier, affectée par la baisse des actions Solidere de la catégorie A de 7 1/8 à 7,00 dollars et de la catégorie B de 7 1/4 à 7 1/8 dollars, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu hier 0,29 % à 75,24 points, alors que l’indice partie LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu en l’état à 179,84 points. Ce mouvement s’est produit hier dans des volumes d’affaires assez minces ne dépassant pas au total 83 844 actions d’une valeur de 178 643 dollars. Wall Street : un marché sous fortes pressions Par ailleurs, Wall Street a subi hier un net recul en raison des inquiétudes suscitées par le déficit commercial américain et la remontée du yen face au dollar. Ces chiffres n’ont pas tardé à provoquer une tension sur le marché obligataire avec comme corollaire la progression du rendement de l’émission du Trésor américain à 30 ans, qui évolue à l’inverse des prix, à 6,0990 % contre 6,07 % la veille. De plus, l’annonce d’une série d’avertissements par des grandes sociétés américaines, dont Apple, Micron Technologies, National Semiconductors, Intel, Goodyear…, sur leurs résultats financiers trimestriels a également pesé sur l’ensemble de la cote. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a fléchi d’un plus haut de 10 822,95 points à un plus bas 10 600,06 points, avant d’afficher en préclôture 10 602,53 points, en baisse de 221,37 points sur la veille. Les Bourses européennes en baisse La baisse du dollar et celle de Wall Street après l’annonce d’un déficit commercial record aux États-Unis en juillet ont accru la nervosité des marchés européens qui ont terminé mardi en net repli. Le yen semble voué à tester des plus hauts remontant à trois ans et demi face au dollar après le gonflement du déficits commercial américain à 25,18 milliards de dollars. Des déficits records eux aussi ont été enregistrés face au Canada, à l’Europe occidentale, à la Chine et au Japon. De plus, le maintien en l’état de la politique monétaire de la Banque du Japon a semblé écarter toute intervention concertée contre le yen et pour le dollar. En Europe, le yen était en forte hausse face au dollar en fin de journée. Le dollar se traitait à 104,14/19 yens contre 106,33/42 la veille après un plus bas de 103,80 en matinée. «Il y aura vraisemblablement des problèmes à court terme avec le dollar et le déficit commercial US, ainsi qu’avec leurs répercussions sur l’euro et l’attitude de la Banque centrale européenne vis-à-vis de la parité euro/dollar», a déclaré Richard Reid (Donaldson Lufkin & Jenrette). D’entrée de jeu, Wall Street a perdu 100 points, les intervenants estimant que les taux d’intérêt américains pourraient remonter dès le 5 octobre à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC). Au moment de la clôture des marchés européens le Dow Jones reculait de 1,40 %. Les marchés européens, déjà baissiers avant le déficit commercial US, ont accentué leur repli. Ainsi, le FTSE de Londres a terminé en baisse de 1,64 % à son plus bas niveau depuis sept mois, le DAX de Francfort a perdu 1,29 % et le CAC 40 de Paris 1,44 %. Amsterdam, Madrid et Bruxelles ont affiché des baisses respectives de 2,05 %, 1,04 % et 1,01 % alors que Milan n’a abandonné au 0,28 %. Faiblesse des pétrolières Les indices multiplays Stoxx 50 et FTSE 100 ont quant à eux perdu 1,33 %. Les rumeurs de relèvement des taux dans la zone euro ont également ressurgies à la suite de la publication de l’indice Ifo montrant que l’économie allemande croissait à un rythme plus rapide que prévu. L’Ifo a annoncé dans la matinée que son indice pour l’Allemagne occidentale avait atteint en août 95,3 contre 93,7 en juillet alors que les économistes tablaient sur 94,7. «L’Allemagne était la raison principale de la baisse des taux à 2,50 % en avril. Cette raison a maintenant disparu, ce qui nous porte à croire que la Banque centrale européenne va relever ses taux à 3 % cette année», a expliqué Alexander Kockerbeck (Dresdner Kleinwort Benson). La faiblesse des valeurs pétrolières a pesé sur l’ensemble du marché, à la veille de la réunion de l’Opep. Le contrat novembre sur le Brent perdait en fin de journée 21 cents à 22,45 dollars le baril. Royal Dutch a reculé de 4,32 %, Elf Aquitaine de 3,99 %, BP Amoco de 1,71 %. Tokyo : rebondissement du Nikkei La Bourse de Tokyo a clôturé en forte hausse mardi, les investisseurs comptant sur l’annonce par la Banque du Japon d’un assouplissement de sa politique monétaire, à l’issue d’une réunion de son comité de direction à Tokyo. L’indice Nikkei des valeurs vedettes a progressé de 357,53 points à 17 932,79 points, soit une hausse de 2 % sur la séance. L’indice élargi Topix a gagné 10,5 points pour terminer à 1 529,33 points. Le volume des échanges s’est établi à 561 millions de titres, contre 534,2 millions lundi. En cours de matinée, le Nikkei avait progressé modestement dans des échanges prudents, les investisseurs attendant les décisions du Comité monétaire de la banque du Japon (BoJ). Les plus hauts dirigeants de la BoJ se sont réunis mardi pour examiner la politique de l’institut d’émission, au milieu de fortes pressions des milieux politiques et économiques en faveur d’un assouplissement monétaire. Les efforts conjoints de Washington et Tokyo pour affaiblir le yen pourraient conduire à des mesures d’assouplissement de la politique monétaire japonaise, ont souligné des opérateurs. La BoJ a finalement décidé de laisser sa politique monétaire inchangée, selon un communiqué diffusé après la clôture de la Bourse de Tokyo. L’indice Nikkei a augmenté ses gains dans l’après-midi, du fait d’achats dans les secteurs de la haute technologique et des télécommunications.
Le dollar est resté confiné dans d’étroites limites au bas de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) à Beyrouth, dans un marché sur lequel l’offre continuait à l’emporter sur la demande. Mais grâce au maintien par la BDL de ses deux taux à l’achat et à la vente en l’état, entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, que le billet vert a dû achever la journée d’hier au cours moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre. Dans cette évolution et eu égard à la réticence de la demande privée en dollar à se placer, les établissements de crédit ont été amenés à le céder à la BDL à son point inférieur d’intervention, ont indiqué les cambistes de la place. Pourtant, le volume d’affaires ne devait pas prendre beaucoup d’ampleur, se limitant à quelque dix millions de dollars, en...