Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Opéra - Ultime représentation du siècle Aïda, entre ciel et terre (photo)

Radamès, chef des armées du Pharaon, descendant du ciel d’Égypte au cœur d’un soleil ailé, tel sera le clou de l’ultime représentation d’Aïda au XXe siècle, devant les Pyramides de Guizeh, du 12 au 17 octobre. «J’ai imaginé un spectacle aérien entre ciel et terre, où les couleurs, l’éclairage et les décors, associés à la musique de Giuseppe Verdi, créeront une sublime harmonie avec le décor naturel des trois Pyramides», a déclaré le metteur en scène, l’Égyptien Abdel Moneim Kamel. «L’action se déroulera sur une scène en forme de disque solaire de 64 mètres de diamètre, surmontée d’une arche en fer qui apparaîtra ou disparaîtra par le moyen d’un système hydraulique, selon les scènes», indique le général Sayed Abdel Aziz, chef du département des projets dans les armées égyptiennes, à qui a été confiée la construction de cet ensemble. Cinquante soldats, et autant d’ouvriers, s’affairent depuis fin août à la mise en place du théâtre. Deux cents chanteurs et comparses se tiendront sur chacune des deux ailes de la déesse Isis entourant le soleil. Les ailes se fermeront électriquement pour couvrir partiellement ou totalement la fosse de l’orchestre. «L’éclairage et les accessoires joueront un rôle primordial pour nous transporter d’une scène d’intérieur vers l’extérieur», précise l’architecte, Mahmoud Haggag. De puissants projecteurs lanceront 49 rayons autour du disque solaire, au retour triomphal de Radamès. «Pour les costumes, créés par l’Italien Piero Rippo, le bleu dominera dans les scènes du Nil, le blanc pour le temple et l’or et le rouge ocre des Pharaons pour le triomphe», a ajouté M. Kamel. Accompagnés par les chœurs des Arènes de Vérone, les sopranos Sylvie Valayre, Lucia Mazzaria et l’Égyptienne Imane Moustapha tiendront le rôle d’Aïda tandis que Radamès sera donné par les ténors Nicola Martinucci et Kristjan Johanson. L’opéra raconte l’amour du chef de l’armée égyptienne Radamès et d’Aïda, la fille de son ennemi, le roi d’Éthiopie. Verdi avait composé l’œuvre pour le khédive (vice-roi d’Égypte) Ismaïl Pacha, à l’occasion de l’ouverture de l’Opéra du Caire en 1869, mais c’est Rigoletto, un autre opéra du compositeur italien, qui avait été présenté. Basé sur une idée de l’égyptologue français Auguste Mariette, Aïda a été en fait présenté pour la première fois en 1871 car décors et costumes avaient été bloqués en France par la guerre franco-prussienne de 1870. Les responsables du spectacle ont refusé de divulguer le coût du projet, qui serait de près de 12 millions de livres égyptiennes (3,5 millions de dollars), fournis largement par des sponsors privés. La capacité d’accueil est de 4 500 places.
Radamès, chef des armées du Pharaon, descendant du ciel d’Égypte au cœur d’un soleil ailé, tel sera le clou de l’ultime représentation d’Aïda au XXe siècle, devant les Pyramides de Guizeh, du 12 au 17 octobre. «J’ai imaginé un spectacle aérien entre ciel et terre, où les couleurs, l’éclairage et les décors, associés à la musique de Giuseppe Verdi, créeront une sublime harmonie avec le décor naturel des trois Pyramides», a déclaré le metteur en scène, l’Égyptien Abdel Moneim Kamel. «L’action se déroulera sur une scène en forme de disque solaire de 64 mètres de diamètre, surmontée d’une arche en fer qui apparaîtra ou disparaîtra par le moyen d’un système hydraulique, selon les scènes», indique le général Sayed Abdel Aziz, chef du département des projets dans les armées égyptiennes,...