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Actualités - Chronologie

L'Armée de libération d'un Daghestan : une organisation quasiment inconnue

L’Armée de libération du Daghestan, au nom de laquelle un inconnu a revendiqué les attentats meurtriers de Moscou et Bouïnaksk, a fait parler d’elle une première fois le 2 septembre, avec une revendication similaire d’un attentat près du Kremlin. Un interlocuteur, se présentant comme un responsable de ce mouvement jusqu’alors inconnu, avait téléphoné à des agences de presse à Grozny (Tchétchénie) pour revendiquer un attentat à la bombe 48 heures auparavant dans un centre commercial à Moscou. «Des actes terroristes auront lieu sur le territoire de la Russie tant que toutes les troupes russes n’auront pas quitté le Daghestan», avait-il affirmé. Les troupes fédérales venaient de mettre fin, après plus de deux semaines de violents combats, à une première rébellion de séparatistes venus de Tchétchénie pour établir au Daghestan une «république islamique». À leur tête, les chefs de guerre Chamil Bassaïev et Khattab commandant de l’Armée islamique du Daghestan, aujourd’hui accusés par Moscou d’être à l’origine des attentats dans la capitale et au Daghestan qui ont fait au total 274 morts. L’interlocuteur anonyme avait déclaré se trouver au Daghestan et s’était présenté sous le nom de Hazboulat. Un responsable des services de sécurité (FSB, ex-KGB) à Makhatchkala (Daghestan) avait indiqué que ce nom était celui d’un chef des wahhabites daghestanais arrêté quelques jours auparavant. Hazboulat avait contacté les agences par l’intermédiaire du centre de presse des islamistes basés à Grozny. Cette revendication «confirme l’existence d’une piste daghestanaise», avait alors déclaré un porte-parole du FSB à Moscou. L’Armée de libération du Daghestan serait liée au chef des wahhabites du Daghestan, cheikh Baggaoudine Mouhammed, et à son Armée islamique du Caucase, selon des sources informées. Cheikh Baggaoudine avait annoncé la création de cette armée en mars dernier dans le journal Khalifat paraissant à Grozny. «Les islamistes utilisent indifféremment plusieurs noms, que ce soit l’Armée de libération du Daghestan, l’Armée islamique du Daghestan ou du Caucase pour désigner leur mouvement», explique un spécialiste de l’agence AVN d’informations militaires, Iouri Gladkevitch.
L’Armée de libération du Daghestan, au nom de laquelle un inconnu a revendiqué les attentats meurtriers de Moscou et Bouïnaksk, a fait parler d’elle une première fois le 2 septembre, avec une revendication similaire d’un attentat près du Kremlin. Un interlocuteur, se présentant comme un responsable de ce mouvement jusqu’alors inconnu, avait téléphoné à des agences de presse à Grozny (Tchétchénie) pour revendiquer un attentat à la bombe 48 heures auparavant dans un centre commercial à Moscou. «Des actes terroristes auront lieu sur le territoire de la Russie tant que toutes les troupes russes n’auront pas quitté le Daghestan», avait-il affirmé. Les troupes fédérales venaient de mettre fin, après plus de deux semaines de violents combats, à une première rébellion de séparatistes venus de Tchétchénie...