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Actualités - Interviews

Les négociations avec Damas pourraient être relancées dans un mois, estime Pérès

L’ancien Premier ministre israélien Shimon Peres a estimé hier que les négociations avec la Syrie pourraient être relancées dans un mois et que le gouvernement israélien acceptait de les reprendre là où elles s’étaient arrêtées en 1996. Dans une interview au quotidien arabe Asharq al-Awsat, M. Peres s’est par ailleurs prononcé pour «un État palestinien indépendant à 100 % mais démilitarisé» et pour l’installation des (réfugiés) Palestiniens «n’importe où à l’exception d’Israël». M. Peres, ministre de la Coopération régionale dans le gouvernement travailliste d’Ehud Barak, a déclaré qu’il «était d’accord avec le roi Abdallah II de Jordanie sur la possibilité d’une reprise des négociations israélo-syriennes dans un mois». «Les Syriens veulent une reprise des négociations à partir du point où elles se sont arrêtées en 1996 et nous sommes d’accord, mais la discussion tourne maintenant autour du point précis auquel les négociations se sont arrêtées». M. Peres a toutefois ajouté que le président syrien Hafez el-Assad portait la responsabilité de l’échec des négociations en 1996. «Il était (déjà) possible de faire la paix ensemble et c’est lui (le président syrien) qui a laissé passer cette chance», a-t-il dit. «(Le président) Assad et tous les responsables syriens affirment que Rabin et moi-même, sommes engagés à un retrait total du Golan. Si cela est vrai, pourquoi n’ont-ils pas accepté, qu’est ce qui les a empêchés d’aller de l’avant» ?, s’est-il interrogé. Le volet israélo-syrien des négociations de paix est bloqué depuis février 1996. Sur l’État palestinien indépendant, le responsable israélien a estimé qu’«Israël n’aura pas la possibilité d’imposer un blocus à cet État, car nous ne pourrons intervenir qu’en ce qui concerne les questions de sécurité (...) en créant une zone comparable à celle qui était en vigueur à l’époque de l’armistice (entre les Arabes et Israël, qui a duré de 1949 à 1956)». Concernant la discorde sur Jérusalem, proclamée unilatéralement par Israël capitale éternelle et dont l’Autorité palestinienne veut faire de la partie est (occupée en 1967 par l’armée israélienne) sa capitale, M. Peres a estimé qu’il «n’était pas nécessaire de diviser cette ville pour en faire deux capitales». «Au lieu de diviser Jérusalem, nous pouvons l’agrandir, étendre sa superficie», a-t-il ajouté. M. Peres a d’autre part indiqué qu’il était pour l’installation des réfugiés palestiniens «n’importe où à l’exception d’Israël». Il a toutefois ajouté que le futur État palestinien «choisira librement sa politique démographique». «Il faut effectuer une enquête précise pour savoir combien ils (les Palestiniens) sont, qui veut retourner et qui préfère obtenir des compensations». «Il faut sauvegarder à n’importe quel prix la caractère juif de l’État d’Israël. Ce qui risque de menacer cela sera inacceptable pour n’importe quel Israélien», a-t-il dit. M. Peres a également indiqué que la création de «zones industrielles mixtes» entre Israël, les Palestiniens la Jordanie et l’Égypte était à l’étude. «Au lieu que les ouvriers palestiniens viennent travailler en Israël, ils viendront dans des entreprises installées aux frontières et cela ira de même pour la Jordanie et l’Égypte», a-t-il encore indiqué.
L’ancien Premier ministre israélien Shimon Peres a estimé hier que les négociations avec la Syrie pourraient être relancées dans un mois et que le gouvernement israélien acceptait de les reprendre là où elles s’étaient arrêtées en 1996. Dans une interview au quotidien arabe Asharq al-Awsat, M. Peres s’est par ailleurs prononcé pour «un État palestinien indépendant à 100 % mais démilitarisé» et pour l’installation des (réfugiés) Palestiniens «n’importe où à l’exception d’Israël». M. Peres, ministre de la Coopération régionale dans le gouvernement travailliste d’Ehud Barak, a déclaré qu’il «était d’accord avec le roi Abdallah II de Jordanie sur la possibilité d’une reprise des négociations israélo-syriennes dans un mois». «Les Syriens veulent une reprise des négociations à partir...