Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Journée du mardi Les grands piétinent

Le club suédois de l’AIK Solna, battu 2 à 1 par le FC Barcelone mardi lors de la première journée de la Ligue des champions de football (groupe B), a annoncé mercredi qu’il allait faire appel auprès de l’Union européenne de football (UEFA) de l’arbitrage du Français Alain Sars. Ce dernier avait en effet validé, à la 86e minute, un but sur corner du joueur de l’équipe catalane Abelardo alors que deux joueurs suédois remplacés n’avaient toujours pas quitté le terrain et leurs deux remplaçants n’avaient pas encore foulé la pelouse du stade de Raasunda. AIK Solna avait alors le match en main, Novakovic, un quart d’heure plus tôt, ayant donné l’avantage à son équipe (1-0). «Nous ressentons la décision des arbitres français comme une tentative de meurtre», a déclaré mercredi l’entraîneur britannique de Solna, Stuart Baxter. «Barcelone n’aurait jamais gagné si le règlement, qui stipule que le jeu ne doit pas reprendre avant la fin des changements de joueurs, avait été appliqué à la lettre. À ce niveau-là de la compétition, ce n’est pas d’un jeu d’enfants qu’il s’agit», a-t-il ajouté, en émettant le vœu que l’UEFA fasse rejouer la rencontre. «L’arbitre de champ décide seul. Le but était malheureux, mais incontestable», a pour sa part commenté le délégué suédois du comité d’arbitrage de l’UEFA, Lars-Aake Bjoerck. Le président de l’UEFA, le Suédois Lennart Johansson, présent dans les tribunes mardi à Stockholm pour voir évoluer le club aux destinées duquel il avait autrefois présidé, n’a fait aucune déclaration concernant ce recours. Arsenal manque le coche à Florence La Fiorentina et Arsenal, pour le premier grand affrontement du groupe B de la Ligue des champions, se sont quittés sur un score vierge mardi soir sur le terrain du Stadio Comunale. Les Anglais peuvent avoir des regrets. Ils auraient pu l’emporter si Kanu n’avait pas manqué un penalty. Ce résultat, obtenu au terme d’un match joué à un rythme toujours soutenu et d’un excellent niveau technique, ne reflète toutefois pas la physionomie d’une partie dans l’ensemble largement dominée par les Anglais. Solide et bien organisée dans tous les domaines, vive et entreprenante en attaque, la formation d’Arsène Wenger a manqué le coche et aurait dû revenir de Florence avec les trois points de la victoire. Face à une formation toscane encore en retard dans sa préparation et misant trop sur les contres épisodiques de Batistuta, Mijatovic et Chiesa, Arsenal s’est assuré une mainmise totale sur les débats. Les Anglais se sont procuré ainsi plusieurs occasions d’ouvrir le score dont l’une en première période par le Suédois Ljungberg (11), contre in extremis par Toldo sur une splendide passe de Overmars. En début de seconde période, Adams, en excellente position de tir, a expédié le ballon au-dessus de la barre. Et le Nigérian Kanu, rentré en jeu une minute auparavant, a cependant manqué la balle de match (80), tirant trop mollement sur le gardien adverse Toldo un penalty accordé pour une faute du même gardien sur Ljungberg, lancé seul vers le but. Petit match nul entre Feyenoord et Dortmund Au sein d’un groupe C très ouvert ni le Feyenoord Rotterdam ni le Borussia Dortmund n’avaient l’envie de concéder une défaite dès la première rencontre. Les deux formations se sont donc contentées d’un match nul (1-1). Si, sur le papier, les deux équipes présentaient un profil offensif, elles ne l’ont pas été sur le terrain. La prudence a dominé. Le match a surtout été une bataille tactique dans l’entrejeu, les milieux récupérateurs étant plus à la fête que les attaquants. La période initiale a donc été très fermée. Le premier tir cadré n’est survenu qu’à la demi-heure, des œuvres du capitaine néerlandais Jean-Paul van Gastel. Sans atteindre des sommets, la seconde période a heureusement été plus plaisante. Feyenoord, plus audacieux, a été récompensé par un but de Kees Van Wonderen (67), bien servi par l’Argentin Julio Cruz. Les coéquipiers d’Andreas Moller, très effacé, n’ont toutefois pas tardé à réagir. Quatre minutes après le but de van Wonderen, Fredi Bobic, à la réception d’un centre, a remis les deux équipes à égalité sur la première véritable occasion du Borussia. Le match, qui ne s’était emballé que durant quelques minutes, retomba dans la monotonie. Les deux équipes «gérant» le nul dans le dernier quart d’heure. Il en faut plus aux supporters marseillais Face aux Autrichiens de Sturm Graz, l’OM poursuivait un double objectif: la victoire et le rachat aux yeux de ses supporters, fortement déçus par le début de saison plus qu’hésitant de leur équipe fétiche. «40 000 supporters qui se saignent pour voir une équipe qui joue à la marelle !» L’inscription qui s’étale sur toute la largeur des virages nord donne la pleine mesure du mécontentement de supporters marseillais. À l’opposé, dans les virages sud, les plus anciens des clubs de supporters ne sont pas en reste, détournant astucieusement la publicité d’Adidas pendant le Mondial pour brocarder son patron d’un «R. Louis-Dreyfus: la défaite est en vous!» Pour la première fois de la saison aussi, le Vélodrome n’affiche pas complet pour le retour de l’OM en Ligue des champions après son parcours victorieux de 1993. «Nous sommes au bord du précipice. La question est de savoir si nous aurons simplement le vertige ou si nous allons tomber au fond», reconnaissait avant match Rolland Courbis. L’entrée sur le terrain du coach phocéen déclenche une volée de sifflets, le confortant dans son analyse. Le but de Robert Pires (9e) a le mérite de calmer les esprits et de libérer les voix. La tension demeure toutefois palpable sur les rares incursions autrichiennes qui se jouent d’une défense marseillaise encore trop souvent fébrile. «Pour sceller la réconciliation avec notre public, nous devons réaliser un match plein», a prévenu Fabrizio Ravanelli. La faiblesse de l’adversaire et un OM qui joue enfin sur sa valeur semblent en mesure d’offrir ce «match référence» derrière lequel court vainement le club marseillais depuis le début de la saison. D’autant que l’international italien montre l’exemple en inscrivant un second but (33e) sur un service millimétré de Stéphane Dalmat. Mais l’OM est rattrapé par ses vieux démons. Tandis que le doute s’instille dans les esprits marseillais, l’OM cafouille en fin de partie. D’approximations en occasions gâchées, Marseille s’expose aux contres adverses et aux sifflets de son public. L’OM s’impose finalement sans convaincre, la victoire ne suffisant pas à masquer les carences actuelles du club phocéen. Seule l’annonce du match nul entre Manchester United et Croatia Zagreb (0-0), futurs adversaires de l’OM dans le groupe D de la Ligue des champions, ravive un peu l’enthousiasme du public marseillais. Mais Rolland Courbis lui-même n’est pas dupe : «Je suis aux commandes d’un bateau dans la tourmente. Je ne quitterai pas la barre avant que l’OM joue à sa vraie valeur. Nous en sommes encore loin».
Le club suédois de l’AIK Solna, battu 2 à 1 par le FC Barcelone mardi lors de la première journée de la Ligue des champions de football (groupe B), a annoncé mercredi qu’il allait faire appel auprès de l’Union européenne de football (UEFA) de l’arbitrage du Français Alain Sars. Ce dernier avait en effet validé, à la 86e minute, un but sur corner du joueur de l’équipe catalane Abelardo alors que deux joueurs suédois remplacés n’avaient toujours pas quitté le terrain et leurs deux remplaçants n’avaient pas encore foulé la pelouse du stade de Raasunda. AIK Solna avait alors le match en main, Novakovic, un quart d’heure plus tôt, ayant donné l’avantage à son équipe (1-0). «Nous ressentons la décision des arbitres français comme une tentative de meurtre», a déclaré mercredi l’entraîneur...