Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Afghanistan Les taliban assurent vouloir scolariser filles et garçons

Les taliban au pouvoir en Afghanistan veulent ouvrir les écoles du pays aux filles comme aux garçons bien que la scolarisation des enfants ne soit pas jugée prioritaire. Le porte-parole des taliban, Wakil Ahmed Mutawakkel, a souligné que l’accès à l’enseignement ne se ferait pas en fonction du sexe mais que ses normes et ses programmes devraient être le reflet de la culture afghane et des traditions islamiques. Cette prise de position officielle est la première du régime des taliban depuis qu’un responsable des Nations unies a récemment annoncé que la milice était sur le point d’assouplir sa politique de rigueur vis-à-vis des femmes. Cette dernière a fait l’objet de critiques de plus en plus vives de la part des gouvernements, des associations humanitaires et des associations féministes dans le monde entier. «Les autres pays n’ont pas à nous critiquer à ce sujet. Nous avons eu 20 ans de guerre et tout est détruit», a déclaré M. Mutawakkel. «Les critiques de l’étranger croient à tort que la situation de l’Afghanistan est la même que celle des pays d’Europe occidentale sauf que les femmes ici n’ont reçu aucune éducation», a-t-il ajouté. «Mais il n’y a eu aucun enseignement pour les garçons non plus. Nous voulons qu’ils soient scolarisés et nous allons mettre sur pied un projet éducatif pour les deux sexes avec un seul programme d’études», a affirmé M. Mutawakkel. La politique extrémiste des taliban au pouvoir depuis 1996 a été mise au pilori dans la plupart des pays du monde après qu’elle eût imposé la Charia, la loi islamique fondamentaliste. La milice islamiste a été fustigée pour avoir supprimé l’accès des femmes à l’emploi ainsi qu’aux services médicaux et pour avoir fermé les écoles de filles bien que beaucoup de ces opportunités n’aient même pas existé à l’époque du régime précédent. Dimanche, l’envoyée spéciale des Nations unies sur la violence contre les femmes, Radhika Coomaraswamy, avait critiqué la discrimination systématique dont font l’objet les femmes en Afghanistan et elle avait demandé la suppression de la police religieuse des taliban placée sous l’autorité du ministre pour la propagation de la vertu et la suppression du vice. «Nous avons constaté une violation élargie systématique et officielle des droits des femmes dans les zones sous autorité des taliban en Afghanistan», avait-elle déclaré à la suite d’une visite sur place. Elle avait affirmé que les droits des femmes à l’éducation, la santé, l’emploi et la liberté de mouvement et d’association étaient extrêmement réduits dans le pays. Pour le porte-parole du régime au pouvoir à Kaboul, les étrangers exagèrent toujours leurs jugements car ils ne comprennent pas les souffrances qui affectent le peuple à l’intérieur de l’Afghanistan. Selon lui, le pays n’a pas eu de services d’éducation et de santé dignes de ce nom depuis l’invasion par l’ancienne Union soviétique en 1979. Ce qui s’était maintenu sous le système communiste a ensuite disparu avec son écroulement dix ans plus tard. Pour apprendre à lire et à compter, la plupart des enfants doivent s’en remettre à l’école à domicile assurée grâce à des projets d’aides étrangers. Pour les étudiantes en médecine, l’internat dans les hôpitaux a été rétabli et des unités d’enseignement ont été ouvertes à l’université de Kaboul, a ajouté le porte-parole. M. Mutawakkel a affirmé que tous les Afghans disposaient d’un droit égal aux services de santé. Les organisations d’aide humanitaire reconnaissent de leur côté que la situation des patients de sexe féminin s’est améliorée. Mais M. Mutawakkel a également indiqué que l’éducation ne serait pas une priorité tant que la guerre durerait en Afghanistan. Des combats continuent à faire rage entre les forces des taliban et celles de l’opposition regroupées sous la bannière du commandant Ahmad Shah Massoud. Le coût de fonctionnement de l’armée taliban laisse peu de marges de manœuvre pour l’éducation et la santé, a-t-il expliqué.
Les taliban au pouvoir en Afghanistan veulent ouvrir les écoles du pays aux filles comme aux garçons bien que la scolarisation des enfants ne soit pas jugée prioritaire. Le porte-parole des taliban, Wakil Ahmed Mutawakkel, a souligné que l’accès à l’enseignement ne se ferait pas en fonction du sexe mais que ses normes et ses programmes devraient être le reflet de la culture afghane et des traditions islamiques. Cette prise de position officielle est la première du régime des taliban depuis qu’un responsable des Nations unies a récemment annoncé que la milice était sur le point d’assouplir sa politique de rigueur vis-à-vis des femmes. Cette dernière a fait l’objet de critiques de plus en plus vives de la part des gouvernements, des associations humanitaires et des associations féministes dans le monde entier....