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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché équilibré

Le dollar a fait l’objet d’un certain courant d’achats hier, à Beyrouth, dans un marché où l’offre continuait à l’emporter sur la demande, faisant de l’action de la Banque du Liban (BDL) le principal facteur déterminant de la tendance. C’est ainsi qu’en maintenant ses deux taux d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, que la BDL est parvenue à faire clôturer le billet vert au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis jeudi dernier. Pourtant, les établissements de crédit ont continué de négocier le dollar tout près du bas de la fourchette d’intervention de la BDL entre 1 501,00 et 1501,10 LL mais avec un point d’ancrage à 1 501,00 LL, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait atteint quelque dix millions de dollars dont la moitié a été achetée par la BDL à 1 501,00 LL et l’autre placée sur le marché interbancaire à l’achat et à la vente. Remontée du yen À l’étranger, le yen a poursuivi son mouvement ascensionnel hier sur les marchés des changes internationaux, absorbant une nouvelle intervention de la Banque du Japon pour rebondir à ses plus hauts niveaux depuis le 14 mai 1996, à 105,25 yen pour un dollar. Après une tentative vaine vendredi, la Banque du Japon est à nouveau intervenue hier sur le marché des changes de Tokyo pour juguler la hausse de sa monnaie qui était montée dans la nuit de lundi à mardi jusqu’à 106 yens pour un dollar. Cette initiative de la banque centrale japonaise a brièvement repoussé la devise nippone vers 107 yens pour un dollar, mais la monnaie japonaise est rapidement repartie à la hausse pour battre de nouveaux records face au billet vert. Selon les cambistes, la Banque du Japon est intervenue avec peu de conviction et n’a donc eu droit qu’à une timide réaction. Et d’ajouter que toute intervention solitaire est vouée à l’échec et que seule une intervention concertée avec d’autres banques centrales, en particulier la Réserve fédérale américaine (Fed), pourrait donner un coup d’arrêt au yen. En attendant donc l’optimisme croissant des investisseurs sur les perspectives économiques du Japon va continuer à soutenir le yen. La forte montée du yen a porté aussi un coup à l’euro qui souffre toujours d’une série de mauvaises nouvelles dont la récente défaite du Parti social démocrate du chancelier Gerhard Schröder aux dernières élections régionales d’un côté, et l’annonce d’un ralentissement de la croissance économique de la zone euro au deuxième trimestre. La livre sterling s’est pour sa part légèrement repliée face au dollar en réaction aux derniers chiffres sur l’inflation britannique plus faibles que prévu au mois d’août, qui semblaient éloigner les perspectives d’une prochaine nouvelle hausse des taux d’intérêt en Grande-Bretagne. Pourtant, le dollar devait se ressentir hier d’un nouvel accès de faiblesse de Wall Street après l’annonce hier d’une forte augmentation des ventes de détail aux États-Unis de 1,2 % le mois dernier contre 1 % en juillet, laissant craindre une surchauffe économique. Cela d’autant qu’on apprenait que le déficit de la balance américaine des comptes courants aurait augmenté de 68,7 milliards de dollars au premier trimestre à 80,7 milliards au deuxième. Cela étant et dans l’attente de la publication aujourd’hui de l’indice des prix à la consommation aux Etats-Unis qui est le plus révélateur des signes inflationnistes, le dollar s’est négocié à New York en fin de journée, comme suit : – 1,0335 pour un euro contre 1,0410, la veille – 1,6045 pour un sterling contre 1,6080 – 1,8925 DM contre 1,8785 – 6,3470 FF contre 6,3005 – 1,5485 FS contre 1,5420 – 1 873,75 lires contre 1 859,75 – 105,50 yens contre 106,45. Bourse de Beyrouth : Marché stationnaire À la Bourse de Beyrouth, les quelques valeurs qui ont fait l’objet de transactions hier se sont stabilisées, notamment les actions Solidere des deux catégories et celles de la Bank of Beirut et de la Byblos Bank. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 75,87 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 179,84 points. Pourtant, on a relevé deux opérations hors Bourse de gré à gré, la première portant sur un lot de 127 000 actions de Lebanon Holdings à 5 1/4 dollars chacune et la deuxième sur un autre lot de 127 000 actions de la même société à 5,00 dollars chacune. Et c’est grâce à ces deux opérations que le volume d’affaires de la journée d’hier s’est étoffé pour atteindre 293 537 actions d’une valeur globale de 1 585 349 dollars. Wall Street : victime des statistiques américaines À Wall Street, les valeurs américaines ont fléchi hier sous la pression des prises de bénéfices après la publication de statistiques dénotant la robustesse de l’ économie américaine et renforçant en conséquence aux yeux des investisseurs la probabilité d’un nouveau tour de vis sur les taux d’intérêt de la part de la Fed. Sur le marché obligataire, le rendement de l’obligation du Trésor à 30 ans, principale référence, est remonté de 6,055 % jusqu’à 6,135 %. Ce rendement, qui évolue à l’inverse des prix des actions et des obligations, est venu relancer un courant de ventes de titres boursiers. Mais ce mouvement devrait être contenu en cours de séance, des investisseurs ayant préféré attendre encore la publication aujourd’hui de l’indice des prix à la consommation pour le mois d’août. Cela étant, et abstraction faite de la hausse de certains titres comme les valeurs pétrolières, qui ont profité des récents gains des cours du brut, et les titres cotés sur la Bourse électronique Nasdaq, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû fluctuer fortement entre un plus haut à 11 028,74 points et un plus bas à 10 900,52 points, avant d’afficher en préclôture 10 940,26 points, en baisse de 90,07 points sur la veille. Fléchissement des Bourses européennes Les principaux marchés européens ont terminé en baisse après l’annonce d’une forte hausse des ventes de détail en août aux États-Unis considérée comme potentiellement inflationniste, ce qui a fait craindre aux investisseurs un prochain resserrement du coût du crédit outre-Atlantique. La Bourse de Londres, qui compte de très nombreuses sociétés ayant une présence forte aux États-Unis, a cédé 0,86 % et celle de Francfort n’a guère fait mieux avec un retrait de 0,83 % de l’indice Dax. Paris a résisté davantage, le Cac 40 ne cédant que 0,4 %, un retrait identique à celui du marché suisse. La Bourse d’Amsterdam a plongé de 0,8 %, celle d’Helsinki de plus de 1 % et celle de Madrid de 1,4 %. Le Bel 20 belge a abondonné 0,2 % seulement, tandis que le Mibtel milanais rendait 0,5 %. Les indices multi-pays reflétaient ce sentiment pessimiste avec une baisse de 0,8 %, tant pour l’indice Eurostoxx50 des valeurs vedettes de la zone euro que pour l’indice plus large Eurotop 300 paneuropéen. À Paris, TotalFina et Elf Aquitaine ont réduit leurs gains en fin de séance pour terminer sur des hausses respectives de 1,16 % et 1,02 %. Les deux valeurs, qui ont bénéficié du relèvement de recommandation par SG Securities à «achat fort» contre «achat» auparavant, sont soutenues par l’envolée du cours du brut et par les perspectives offertes par leur fusion amicale. SG Securities a relevé son objectif de cours pour TotalFina à 170 euros contre 150 euros précédemment. À Milan, Ina a terminé sur un bond de 7,7 % après l’annonce d’une OPA/OPE hostile de 12,7 milliards de dollars de la part du premier assureur italien, Generali, alors qu’Ina est déjà en pourparlers de fusion avec la banque San Paolo IMI. Generali a cédé 4,98 %, tandis que Sanpaolo a gagné 1,5 %. Avec un gain de 5,5 %, l’assureur Norwich Union affichait la plus forte hausse des valeurs du Footsie à Londres, sans que les opérateurs puissent dire si cette soudaine flambée de fin de séance était ou non liée à des achats spéculatifs après l’annonce de l’offre de Generali. À Francfort, les automobiles étaient à l’avant-scène alors que s’est ouvert le salon automobile. BMW cédait 8,7 % à 30,09 euros. le constructeur bavarois prévoit une chute de 29 % des ventes de sa filiale britannique Rover, sur les neuf premiers mois de l’exercice, ce qui a occulté l’annonce d’une progression de 10 % en volume des ventes sous la marque BMW. Tokyo : clôture en baisse La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 0,7 % mardi, les investisseurs ayant massivement vendu les titres des sociétés dépendantes de leurs exportations handicapées par la hausse continue du yen, selon les opérateurs. L’indice Nikkei 225 a cédé 132,07 points à 17 777,22 points. Il est brièvement tombé à 17 610,31, mais la progression de Sony a aidé le marché à rattraper les pertes, ont expliqué les courtiers. «C’est la hausse du yen qui explique le recul d’aujourd’hui hier», a déclaré Haruki Takahashi, courtier en chef chez Dai-Ichi Securities. «Ce n’est pas une mauvaise chose, cette montée du yen due à l’espoir de reprise de l’économie japonaise, mais le rythme est trop rapide», a déclaré M. Takahashi. «Cela risque de démolir les prévisions de bénéfices des entreprises (en 1999)», a-t-il ajouté. L’indice Topix est tombé de 10,44 points, pour terminer à 1 524,79. Le volume global a été de 565 millions de titres échangés, contre 597,5 millions lundi. À 16h00 locales, (07h00 GMT) le dollar cotait 106,17-19 yens, soit une baisse significative par rapport aux 107,77-80 yens de lundi. Un peu plus tôt, le dollar était tombé à 106,00 yens, son plus bas niveau depuis mai 1996, poussant la Banque du Japon à intervenir sur le marché pour vendre du yen, une initiative à l’effet toutefois très modéré.
Le dollar a fait l’objet d’un certain courant d’achats hier, à Beyrouth, dans un marché où l’offre continuait à l’emporter sur la demande, faisant de l’action de la Banque du Liban (BDL) le principal facteur déterminant de la tendance. C’est ainsi qu’en maintenant ses deux taux d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, que la BDL est parvenue à faire clôturer le billet vert au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis jeudi dernier. Pourtant, les établissements de crédit ont continué de négocier le dollar tout près du bas de la fourchette d’intervention de la BDL entre 1 501,00 et 1501,10 LL mais avec un point d’ancrage à 1 501,00 LL, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier...