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Actualités - Chronologie

Pétrole Un avenir prometteur pour l'alliance TotalFina-ELF

Prix du pétrole dopé, Opep disciplinée, ouverture du marché européen de l’énergie : le mariage de raison entre le franco-belge TotalFina et le français Elf Aquitaine intervient à un moment très propice, dans un contexte de concentration accélérée de l’industrie pétrolière internationale. Classé désormais au quatrième rang mondial des pétroliers, et à la première place des entreprises françaises, le nouveau champion franco-belge affiche une belle santé: un chiffre d’affaires cumulé de 63 milliards d’euros, une capitalisation boursière de près de 90 milliards d’euros, la première de la place de Paris, 130 000 salariés, des réserves de 9,6 milliards de barils d’huile et de gaz et une production de 2,1 millions de barils par jour, équivalente à celle du Koweït. Malgré cette dot conséquente, l’ensemble Elf-TotalFina reste un «poids moyen», loin derrière les trois mastodontes du peloton de tête, l’américain Exxon-Mobil, l’anglo-néerlandais Shell et l’anglo-américain BP-Amoco-Arco, les numéros un et trois venant aussi de convoler en justes noces. «Mais si l’alliance entre les deux groupes se fait dans l’homogénéité, la cohésion et la cohérence, aucune autre combinaison ne pouvait dégager autant de synergies», a souligné hier Pierre Terzian, directeur de Pétrostratégies. Cependant, la part «trop belle laissée à Elf dans l’équipe dirigeante du nouveau groupe fait craindre de graves problèmes d’organisation», estime un autre analyste. Ces synergies ont été évaluées à 1,5 milliard d’euros «et peut-être mieux» par le futur patron du nouveau groupe Thierry Desmarest. Avec, aussi, 4 000 suppressions de postes, dont 2 000 en France, vraisemblablement surtout aux deux sièges voisins de Paris-La Défense.
Prix du pétrole dopé, Opep disciplinée, ouverture du marché européen de l’énergie : le mariage de raison entre le franco-belge TotalFina et le français Elf Aquitaine intervient à un moment très propice, dans un contexte de concentration accélérée de l’industrie pétrolière internationale. Classé désormais au quatrième rang mondial des pétroliers, et à la première place des entreprises françaises, le nouveau champion franco-belge affiche une belle santé: un chiffre d’affaires cumulé de 63 milliards d’euros, une capitalisation boursière de près de 90 milliards d’euros, la première de la place de Paris, 130 000 salariés, des réserves de 9,6 milliards de barils d’huile et de gaz et une production de 2,1 millions de barils par jour, équivalente à celle du Koweït. Malgré cette dot conséquente,...