La campagne de terreur lancée par les milices pro-indonésiennes au Timor-Oriental a gagné le Timor-Occidental, province indonésienne où quelque 100 000 réfugiés ont fui. Des sources dignes de confiance qui ont visité la ville frontière d’Atambua, entre les deux Timors, décrivent une ville en proie à la violence et aux meurtres. Ces sources redoutent que les milices anti-indépendantistes, soutenues par l’armée, donnent la chasse aux réfugiés soupçonnés d’avoir voté en faveur de l’indépendance du Timor-Oriental. Deux personnes ont été abattues «par des hommes armés qui n’étaient pas de la police» près d’un marché à Atambua jeudi dernier, a raconté un témoin. «Des gens sont abattus en plein jour», a dit un autre, qui a passé plusieurs jours à Atambua. «Tout le monde a une arme, l’armée, la police, les miliciens», a-t-il dit. La circulation dans cette ville frontière devient dangereuse, «les milices volent les voitures l’arme au poing», a-t-il encore raconté. L’armée indonésienne «ne saisit pas les armes» de ces miliciens, a-t-il ajouté. Selon un autre voyageur, de retour d’Atambua, une vingtaine de Land Rover, volés à la mission des Nations unies pour le Timor-Oriental, circulent désormais dans les rues de cette ville frontière, conduites par des miliciens ou des réfugiés. Beaucoup de réfugiés ayant fui la violence ou contraints de passer la frontière entre les deux Timors sont rassemblés à Atambua par groupes de 800 à 1 000 personnes. «Chaque camp a son coordinateur, militaire ou milicien», a encore affirmé ce témoin. Selon d’autres témoins, beaucoup de réfugiés sont des familles de miliciens. Néanmoins, le plus grand camp de réfugiés au Timor-Occidental se trouve à Kupang principale ville de la province, où 12 000 à 20 000 personnes sont rassemblées. Là encore, les miliciens font la chasse aux partisans de l’indépendance. «Ils se promènent partout en posant des questions. Tout le monde est en danger», a raconté un de ces réfugiés.
La campagne de terreur lancée par les milices pro-indonésiennes au Timor-Oriental a gagné le Timor-Occidental, province indonésienne où quelque 100 000 réfugiés ont fui. Des sources dignes de confiance qui ont visité la ville frontière d’Atambua, entre les deux Timors, décrivent une ville en proie à la violence et aux meurtres. Ces sources redoutent que les milices anti-indépendantistes, soutenues par l’armée, donnent la chasse aux réfugiés soupçonnés d’avoir voté en faveur de l’indépendance du Timor-Oriental. Deux personnes ont été abattues «par des hommes armés qui n’étaient pas de la police» près d’un marché à Atambua jeudi dernier, a raconté un témoin. «Des gens sont abattus en plein jour», a dit un autre, qui a passé plusieurs jours à Atambua. «Tout le monde a une arme, l’armée, la...
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