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Actualités - Chronologie

Le secouristes luttent pour sauver les survivants

Des centaines de sauveteurs s’affairent, travaillant à la main et à la scie à métaux, à la recherche de survivants à dégager des décombres de ce qui fut un immeuble d’habitation et qui s’empilent sur environ 6 m de hauteur. L’image fait peur : il y a cinq jours, un attentat à l’explosif avait détruit un autre immeuble de la capitale russe, faisant 92 morts, et les drapeaux de Russie étaient en berne hier lundi, décrété jour de deuil national en mémoire de ces victimes. «Ma fille est dedans», souffle Macha Andreevna, regardant, le visage couleur cire, l’énorme tas de gravats. Mais elle ne peut s’approcher : le périmètre est bouclé pour laisser les secouristes travailler. À intervalles réguliers, des minutes de silence sont organisées pour tenter de repérer des appels de survivants. Quand un corps ou une partie de corps humain est trouvé, il est transporté dans un terrain vague situé à côté de l’immeuble détruit, où se fait le sombre décompte. «Je peux dire avec 97 % de certitude que c’est un acte terroriste», explique un spécialiste en explosif appelé sur les lieux. «Cette explosion présente les caractéristiques classiques d’un acte terroriste. Pour détruire cet immeuble, il fallait au minimum 120 kg d’explosifs, mélange de TNT et d’un autre produit, au maximum 250 kg», ajoute ce chef d’un laboratoire rattaché à l’Université de travaux publics de Moscou, Adolph Michouïev. Réveillés par l’explosion et accourus sur les lieux, les premiers témoins, des voisins pour la plupart, restent prostrés et silencieux, convaincus depuis le début qu’il s’agit d’un nouvel attentat. «Ils ont fait ça pour que tout l’immeuble s’écroule», dit une vieille femme qui fixe la scène. Dans des bruits de sirène, des équipes de sauveteurs, des pompiers et des policiers ont été envoyés sur place et ont aussitôt commencé à travailler. Avenue Kachirskoïe, le souffle de l’explosion a fait éclater les vitres des immeubles alentour et a arraché des branches d’arbres, qui jonchent le sol. Environ 120 personnes habitaient l’immeuble et les sauveteurs savaient que de nombreux corps étaient coincés sous les morceaux du bâtiment. À la vue de cette scène de désolation, un homme d’une cinquantaine d’années laisse éclater sa colère : «C’est la guerre ici, on se croirait à Grozny ! », crie-t-il, proche de la crise de nerfs. «Il faut raser la Tchétchénie !», ajoute-t-il encore.
Des centaines de sauveteurs s’affairent, travaillant à la main et à la scie à métaux, à la recherche de survivants à dégager des décombres de ce qui fut un immeuble d’habitation et qui s’empilent sur environ 6 m de hauteur. L’image fait peur : il y a cinq jours, un attentat à l’explosif avait détruit un autre immeuble de la capitale russe, faisant 92 morts, et les drapeaux de Russie étaient en berne hier lundi, décrété jour de deuil national en mémoire de ces victimes. «Ma fille est dedans», souffle Macha Andreevna, regardant, le visage couleur cire, l’énorme tas de gravats. Mais elle ne peut s’approcher : le périmètre est bouclé pour laisser les secouristes travailler. À intervalles réguliers, des minutes de silence sont organisées pour tenter de repérer des appels de survivants. Quand un corps ou...