Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Cyclisme - Vuelta Olano et Brochard contre tous les éléments

L’Espagnol Abraham Olano (Banesto) conserve le maillot de leader du Tour d’Espagne cycliste après la 9e étape, remportée hier par le Français Laurent Brochard (Festina) après 185,8 km entre Gijon et Los Corrales de Buelna près de Santander. Olano, maillot or depuis quatre jours, maintient à la veille de la journée de repos un avantage de plus de deux minutes sur ses deux rivaux directs, l’Allemand Jan Ullrich (Telekom) et le Russe Pavel Tonkov (Mapei). Dans des conditions difficiles, sous une pluie souvent battante et par grand vent en fin de parcours, Olano a cherché comme la veille à neutraliser Ullrich et Tonkov plus qu’à terminer parmi les premiers de cette étape entre mer et moyenne montagne. Dans la descente du dernier des quatre cols de l’épreuve, à 8 km de l’arrivée, l’Espagnol a même pris des risques sur une chaussée glissante pour surveiller de près ses deux principaux rivaux. Olano, Ullrich et Tonkov ont fini à plus de trois minutes du vainqueur Laurent Brochard, qui ne présentait pour eux aucun danger avec sa 42e place au classement général à 23 min 54 sec du leader des Banesto. Brochard au bluff Brochard a surclassé un groupe de douze coureurs qui avait quitté le peloton dès le 34e km de l’étape à travers les vertes contrées des Asturies et de la Cantabrie (nord de l’Espagne), où la pluie est fréquente en raison du climat océanique. Outre Brochard, le groupe comptait l’Espagnol José Luis Rubiera, le mieux classé au général (16e à 9 min 21 sec d’Olano), le champion du monde suisse Oscar Camenzind, le Russe Andreï Zintchenko et le Danois Rolf Sorensen. Pour la petite histoire, il y avait aussi en tête l’Italien Daniele Contrini, bon dernier au classement général. En prenant soin de ne pas glisser dans les descentes des cols, Brochard et les siens ont obtenu une avance maximale de 9 min 50 sec à mi-course, ce qui faisait de Rubiera le leader virtuel de la course. À 15 km de l’arrivée, le groupe des 12, qui entraient en guerre ouverte pour l’étape après des dizaines de kilomètres de bonne entente, maintenait une avance de près de quatre minutes. Après avoir lâché dans la descente du col de Collado de Cieza, assez sévère malgré son sommet à 400 m d’altitude, Brochard a pu rattrapper Camenzind, Zintchenko et Rubiera qui se présentaient comme de sérieux candidats à la victoire. Le Français a gagné avec quelques mètres d’avance, reconnaissant que tout s’était joué au bluff dans les derniers kilomètres où le vent faisait voler les pancartes publicitaires. Avec sa victoire, le Français reprend le maillot de meilleur grimpeur à José Maria Jimenez, vainqueur la veille au sommet du terrible col de l’Angliru. Champion du monde en 1997, il avait été suspendu six mois dans le cadre de l’affaire de dopage Festina. Il n’avait rien gagné de majeur depuis son retour à la compétition, en mai. Aujourd’hui, la course fera relâche avant le passage des Pyrénées à partir de jeudi. Déclarations Laurent Brochard (Fra/Festina, vainqueur de l’étape) : «Je voulais le maillot de meilleur grimpeur. On a tous bien roulé. Dans le dernier col, j’ai lâché. Dans les derniers kilomètres, c’était un peu au bluff. La Vuelta est loin d’être finie et je veux garder le maillot de meilleur grimpeur. Je sais que dans la haute montagne ce sera difficile. J’avais besoin d’une victoire de ce genre pour revenir au premier plan et en même temps montrer que je ne suis pas fini comme beaucoup le pensaient. Gagner dans un grand Tour est très important, surtout après ce qui s’est passé l’année dernière (Ndlr : son exclusion six mois après l’affaire de dopage Festina). C’est oublié. J’ai des contacts avec d’autres équipes. Avec cette victoire, j’en aurai sûrement davantage». Abraham Olano (Esp/Once, leader) : «J’ai de bonnes sensations, mais il faut tenir compte que les autres trouvent leur rythme. Cela veut dire que la course les motive comme moi. Je souhaite qu’arrive la journée de repos (aujourd’hui), pour récupérer surtout sur le plan psychologique».
L’Espagnol Abraham Olano (Banesto) conserve le maillot de leader du Tour d’Espagne cycliste après la 9e étape, remportée hier par le Français Laurent Brochard (Festina) après 185,8 km entre Gijon et Los Corrales de Buelna près de Santander. Olano, maillot or depuis quatre jours, maintient à la veille de la journée de repos un avantage de plus de deux minutes sur ses deux rivaux directs, l’Allemand Jan Ullrich (Telekom) et le Russe Pavel Tonkov (Mapei). Dans des conditions difficiles, sous une pluie souvent battante et par grand vent en fin de parcours, Olano a cherché comme la veille à neutraliser Ullrich et Tonkov plus qu’à terminer parmi les premiers de cette étape entre mer et moyenne montagne. Dans la descente du dernier des quatre cols de l’épreuve, à 8 km de l’arrivée, l’Espagnol a même pris des...