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Actualités - Chronologie

Basket - Championnat de France Le grand retour de Limoges?

Le dernier championnat de France de basket du siècle, qui débute aujourd’hui, s’annonce comme l’un des plus indécis de la dernière décennie. Double tenant du titre, l’Élan Béarnais de Pau-Orthez va en effet devoir faire face à une véritable meute de postulants s’il veut signer une historique passe de trois seulement réussie par Limoges à la fin des années 80. Les principaux dauphins désignés des Béarnais seront encore une fois les Villeurbannais, finalistes malheureux, Limoges, armé pour revenir au plus haut niveau après une catastrophique saison passée, mais aussi Cholet, Paris, Le Mans et Chalon-sur-Saône, surprenant quatrième l’an dernier. Marquée pendant l’intersaison par les départs à l’étranger des meilleurs joueurs du précédent exercice, à l’image des MVP étranger Keith Jennings (Le Mans) et français Laurent Foirest (Pau-Orthez), qui évoluent désormais en Espagne, la compétition française reste tout de même très dense. Les chants des sirènes espagnoles, italiennes ou grecques ayant conduit des joueurs majeurs tels que Delaney Rudd, Josh Grant, Alain Digbeu, Paul Fortier, Jerome Allen (...) à émigrer, toutes les grosses écuries ont chamboulé leur effectif. C’est particulièrement le cas de Pau-Orthez, où seulement 30 % de l’effectif sacré champion de France a été conservé. L’équipe de la décennie – trois titres en quatre ans –, toujours abonnée à l’Euroligue, va tenter un nouveau pari avec des éléments peu habitués à disputer deux compétitions de haut niveau par semaine. On pense à l’imposant pivot hongrois Robert Gulyas, au meneur américano-allemand Mike Taylor et au shooteur américain Dante Calabria (ex-Dijon). CSP, le retour ? L’engagement de l’un des meilleurs ailiers français, Stéphane Risacher, représente en revanche une assurance tous risques. La perte sur blessure du pivot international Ronnie Smith, blessé aux ligaments du genou, est enfin un coup dur. Toujours placé mais jamais gagnant ces dernières saisons, Villeurbanne a également du tourner une page importante en laissant filer Alain Digbeu, Crawford Palmer et surtout son meneur historique des six dernières saisons : Delaney Rudd. Pour épauler Moustapha Sonko et Jim Bilba, l’ASVEL comptera notamment sur l’ailier Shea Seals, membre très discret des Los Angeles Lakers, et sur le pivot Marlon Maxey (ex-Péristeri). Cette saison pourrait être celle du grand retour de Limoges, dont le dernier titre remonte à 1994. Bousculé depuis deux ans, le club le plus titré de France (huit fois champion) a effectué un net ravalement en laissant filer pas moins de huit joueurs. À nouveau confiée aux soins d’un entraîneur yougoslave, Dusko Ivanovic (ex-Fribourg, Suisse), l’équipe du CSP s’articule autour d’une triplette française de qualité avec le pivot de l’équipe de France Frédéric Weis, resté au bercail malgré sa désignation par les Knicks lors de la draft, le meneur Bruno Hamm et l’ailier scoreur Yann Bonato de retour en France après deux saisons incertaines en Italie. Avec un banc solide ainsi qu’une paire américaine de qualité, formée par l’intérieur Harper Williams et l’arrière-shooteur Carl Thomas, l’ensemble a fière allure. On surveillera aussi le comportement d’ambitieux Choletais qualifiés pour la première fois en Euroligue aux côtés de Pau et Villeurbanne et qui ont peut-être touché un très bon numéro en la personne du meneur américain Randolph Childress. Grâce à un recrutement intelligent, à l’image du tandem américain Darius Hall - Brian Howard, deux joueurs aussi sobres qu’efficaces, le Paris Saint-Germain aura également son mot à dire.
Le dernier championnat de France de basket du siècle, qui débute aujourd’hui, s’annonce comme l’un des plus indécis de la dernière décennie. Double tenant du titre, l’Élan Béarnais de Pau-Orthez va en effet devoir faire face à une véritable meute de postulants s’il veut signer une historique passe de trois seulement réussie par Limoges à la fin des années 80. Les principaux dauphins désignés des Béarnais seront encore une fois les Villeurbannais, finalistes malheureux, Limoges, armé pour revenir au plus haut niveau après une catastrophique saison passée, mais aussi Cholet, Paris, Le Mans et Chalon-sur-Saône, surprenant quatrième l’an dernier. Marquée pendant l’intersaison par les départs à l’étranger des meilleurs joueurs du précédent exercice, à l’image des MVP étranger Keith Jennings (Le...