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Actualités - Chronologie

Tennis - US Open Serena Williams comme une grande (photos)

Serena Williams a réussi là où son ainée Venus avait échoué. La plus jeune des deux sœurs américaines, faisant preuve d’un sang froid exemplaire pour sa première finale dans un tournoi du Grand Chelem, a dominé Martina Hingis 6-3, 7-6 (7/4) en 1 heure 42 minutes pour succéder au palmarès de l’US Open à Lindsay Davenport, dimanche à Flushing Meadows. Âgée de 17 ans seulement, la cadette des Williams a ainsi réussi à accrocher la prestigieuse épreuve new-yorkaise à son palmarès six mois à peine après sa première victoire en tournoi dans l’Open Gaz de France fin février à Paris. «Je ne savais pas ce qu’il fallait faire : rire, pleurer, me mettre à crier. J’ai tout fait à la fois. Je suis si heureuse», s’est exclamée la jeune Américaine, seconde joueuse noire américaine à incrire son nom au palmarès après Althea Gibson gagnante en 1957 et 1958. Hingis au ralenti Serena Williams a ainsi doublement vengé sa sœur ainée, victime de Martina Hingis en demi-finale et qui avait également été dominée par la Suissesse en 1997 en finale à Flushing Meadows. Mais la longue demi-finale contre Venus Williams avait visiblement laissé des traces dans l’organisme de la numéro un mondiale, qui engageait la finale mollement, se faisant surprendre par la puissance des coups de l’Américaine. Faisant tout le spectacle, alternant coups imparables et fautes les plus grossières, Serena Williams menant 6-3, 5-3 paraissait s’acheminer vers une victoire tranquille. Comme à Key Biscayne il y a un an, elle gachait deux balles de match, mais parvenait cette fois à se reprendre pour finalement s’imposer 7/4 au tie-break, un exercice où elle est invaincue cette année en sept occasions. «Quand j’arrive là, je sens que je ne peux pas perdre», a-t-elle expliqué. Seul le gros pourcentage de déchet dans le jeu de Serena Williams permettait à Hingis de ne pas se faire décrocher à l’attaque de la seconde manche. L’Américaine parvenait néammoins à faire le trou en se détachant 5-3 s’assurant deux balles de match dans le jeu suivant. Hingis sauvait la première d’un coup droit croisé, Williams envoyait un revers dans le décor sur la seconde. L’Américaine accusait le coup, perdait le jeu puis son service dans la foulée sans faire un point et se retrouvait brusquement menée 6-5 par une Hingis remise en selle. «Elle était certainement encore plus nerveuse que moi», a fait remarquer Hingis. Il y a un an, à Key Biscayne, Serena Williams s’était retrouvée dans la même situation et avait perdu la rencontre après avoir compté 2 balles de match. Elle devait cette fois faire la preuve de sa force de caractère en sauvant une balle de set en faveur d’Hingis et arracher son service pour égaliser à 6-6 et décrocher un tie-break. Un exercice dans lequel la jeune Américaine est invaincue cette année ayant remporté les six qu’elle avait disputés avant samedi. «Quand j’arrive là je sens que je ne peux pas perdre, a-t-elle expliqué. Je sais pas pourquoi, mais je m’y sens très à mon aise». L’Américaine devait encore y exceller, jouant un peu plus sagement et s’imposant 7-4 à sa troisième balle de match en ayant fait le total impressionant de 57 fautes directes et réussi 36 points gagnants. Hingis pour la seconde année consécutive échouait en finale. En 1 heure 42 minutes, l’Américaine remportait son premier grand titre, qui lui valait un chèque de 750 000 dollars, le plus gros de sa carrière, et l’assurance de passer à la 4e place du classement mondial lundi. Elle devait reprendre le chemin du court moins de deux heures plus tard pour aller disputer sa demi-finale du double avec sa sœur. Déclarations Serena Williams : «C’est un sentiment étrange. Je ne sais pas s’il faut pleurer, rire, crier. J’ai dû faire les trois à la fois sur le court. C’est bizarre. Je me suis préparée totalement pour cela. Je me suis toujours dit : je veux gagner l’US Open. Pourquoi l’US Open ? Je ne sais pas. Un jour notre père nous a demandé quel grand tournoi nous souhaitions gagner. J’ai répondu l’US Open et Vénus Wimbledon. J’ai reçu un appel du président Clinton dans les studios de la télévision. Quelqu’un m’a dit “le président des États-Unis veut vous parler”. Vous vous rendez compte. Les deux balles de match perdues m’ont rappelé Key Biscayne. Je me suis dit qu’il fallait cette fois que je reste positive. J’ai fait 57 fautes directes. Mais pensez à ce qui se passerait si je n’en faisais plus. C’est inconcevable. Quand elle est revenue au 2e je me suis dit : tout ce que tu as à faire est conserver ton service. J’aurais au contraire dû attaquer. C’est une chose qu’il faut que je travaille». Martina Hingis : «Bien sûr je suis déçue. J’ai eu des ouvertures et je ne les ai pas prises. Elle a mieux réussi à s’en sortir. J’avais toujours un temps de retard. Cela n’a pas été un grand match. Il y a eu beaucoup de fautes. Cela s’est beaucoup plus joué dans la tête aujourd’hui. En fin de match, elle avait encore plus peur que moi. Je sais comme elle devait se sentir après avoir perdu deux balles de match. Il fallait qu’elle change, qu’elle fasse autre chose. Mais elle est parvenue à s’en tirer. Moi j’ai toujours été sur la défensive et elle était sans doute possible la meilleure aujourd’hui. J’ai quand même eu une bonne année. Cela n’est pas fini. Je suis encore en tête du classement et avec un peu de chance je peux encore y rester. Ce n’est plus comme en 1997. À l’époque je me promenais. Maintenant il y a les Williams».
Serena Williams a réussi là où son ainée Venus avait échoué. La plus jeune des deux sœurs américaines, faisant preuve d’un sang froid exemplaire pour sa première finale dans un tournoi du Grand Chelem, a dominé Martina Hingis 6-3, 7-6 (7/4) en 1 heure 42 minutes pour succéder au palmarès de l’US Open à Lindsay Davenport, dimanche à Flushing Meadows. Âgée de 17 ans seulement, la cadette des Williams a ainsi réussi à accrocher la prestigieuse épreuve new-yorkaise à son palmarès six mois à peine après sa première victoire en tournoi dans l’Open Gaz de France fin février à Paris. «Je ne savais pas ce qu’il fallait faire : rire, pleurer, me mettre à crier. J’ai tout fait à la fois. Je suis si heureuse», s’est exclamée la jeune Américaine, seconde joueuse noire américaine à incrire son nom au...