Beyrouth, Nabatiyé, Douma, Batroun, Reyfoun… Pour le festival international de Byblos et à l’occasion de Beyrouth capitale du monde arabe, l’exposition itinérante de photos, organisée et sponsorisée par le ministère de la Culture, soutenue par la Maison européenne de la photographie, s’installe à Byblos du 9 au 14 septembre 1999 (à partir de 17h, tous les jours). En fait, trois expositions différentes ont lieu dans cette cité historique. La première intitulée Un autre regard sur le patrimoine libanais comprend les œuvres de 20 photographes, chacun d’entre eux portant un regard ou un «objectif» différent sur le sujet traité. Parmi les exposants se trouve Bassam Lahoud, photographe professionnel et professeur à la LAU, qui expose une série de quinze photos prises au début des années 80. Un reportage sur les villages libanais, Bassam fixant son objectif sur le patrimoine humain. Les photos sont en noir et blanc mais ne perdent pas pour autant de leur vivacité (les pêcheurs à Batroun, les souks à Zouk, le vieux de Rachana). «J’ai utilisé le noir et blanc pour donner plus de contraste», dit-il. La deuxième exposition, D’une rive à l’autre, a été déjà organisée par l’Unesco au Centre culturel français. Quatre exposants, chacun montrant la beauté d’une ville de son pays. On peut donc admirer les cités de Baalbek, Tyr, Fès, Arles et Orange. La troisième exposition a lieu à la Fondation Kordahi et a été organisée par la municipalité de Jbeil. Pierrot Daou et Paul Zgheib exposent Rêve inachevé. Pierrot Daou est photographe professionnel depuis 1986 et a fait ses études à l’Usek. Selon lui, Byblos est une ville mal entretenue qui a perdu tout son charme historique à cause de l’intrusion de la technologie dans le cœur de la citadelle. Effectivement, les vieux murs et les tours sont envahis par des câbles et fils électriques, mais dans les photos de Pierrot Daou, on retrouve une ville propre, fidèle à son patrimoine. Daou a utilisé un film infrarouge qui accentue les couleurs et qui transforme le vert en rouge. Et, sur ordinateur, il a supprimé toute trace de câbles et de fils pour donner place à un ciel bleu limpide et dégagé. Quant à Paul Zgheib, professionnel depuis 1984, et lauréat du premier prix du mois de la photo l’année dernière, il a choisi de montrer un travail plutôt personnel et très créatif. Nostalgie, du temps où Zgheib vivait à Jbeil ( il devait avoir huit ans), dans un quartier appelé «Hay el-Ramel». Muni de son objectif, il a refait le parcours de son enfance, quasiment à quatre pattes, pour réadmirer les lieux à travers les yeux d’un petit garçon. Tous ses travaux sont en noir et blanc (monochrome), il a également utilisé la technique de surimpression ( superposition de la même pose) dans le but de faire ressortir l’animation du souk. Une trentaine de photos qui font l’effet de flash-back et d’une remontée dans le temps. Les exposants Bassam Lahoud (patrimoine humain/ noir et blanc), Charles Najjar (2 villages en séquence/couleur), Marie-France Younane (Metn, l’hiver au Liban/couleur), Maya Tueini ( les réflexions des façades modernes au Liban/couleur), Christian Catafago (centre-ville de Beyrouth/couleur), Pierre Zabbal (Baalbek, Tyr/couleur), Elie Bekhazi ( anciennes villes/couleur), Joe Kesrouani ( portraits de vieux–contraste ombre et lumière/noir et blanc), Farès Jammal (paysages/couleur), Nassif Nassif (paysages du Chouf/couleur), Pierre Estephan (pêcheurs à Dbayé/noir et blanc), Ghazi Abou Younès (mêmes angles des cités touristiques qui sont sur la monnaie libanaise/couleur), Ghassan Kitmitto (centre-ville/polaroïd couleur), Nadim Chehwan (Zouk Mikael by night/couleur).
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