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Actualités - Chronologie

Auto - Formule 1 Irvine rêve d'adieux en fanfare

Eddie Irvine entend bien faire du Grand-Prix d’Italie de F1, dimanche à Monza, un tour d’honneur pour les tifosi de Ferrari. En l’absence de son leader désigné, Michael Schumacher, insuffisamment rétabli d’une fracture de la jambe, l’Irlandais du Nord entend bien triompher dans le jardin de la Scuderia, histoire de donner des regrets aux supporters italiens. Il semble acquis qu’Irvine prendra la saison prochaine le premier volant de l’écurie Stewart, qui passe sous la coupe de Jaguar, alors que le Brésilien Rubens Barichello prendra sa place chez Ferrari. Dans l’attente, Irvine sera l’ultime espoir des tifosi de voir Ferrari triompher à Monza. «En l’absence de Michael, les supporters comptent sur moi pour leur apporter la victoire et conserver quelques espoirs au championnat du monde», a déclaré Irvine, actuellement deuxième du classement à un point du Finlandais Mika Hakkinen sur McLaren. «Monza est une affaire de freinage, de vitesse de pointe, de pilotage affûté dans les courbes dans les trois chicanes. C’est exigeant pour les voitures et la fiabilité est essentielle». «J’espère que cela plaidera en notre faveur, étant donné que notre fiablilité est supérieure à celle des autres écuries cette saison. Une bonne place sur la grille et une tactique appropriée devraient nous permettre de nous en sortir raisonnablement», a-t-il dit. Les ambitions de Coulthard Propulsé sur le devant de la scène par la blessure de Schumacher, Irvine est conscient que sa dernière prestation devant les tifosi sous les couleurs de Ferrari est spéciale. «Courir à Monza pour Ferrari est toujours exceptionnel. Cela sera encore plus vrai cette saison puisque ce sera ma dernière apparition devant les tifosi», a-t-il dit. Hakkinen aura lui aussi un désir de revanche sur le circuit italien après sa mésaventure de Spa, où il avait dû laisser la vedette à son coéquipier David Coulthard au terme d’une course d’équipe pour le moins étrange. Depuis, le Finlandais a admis qu’il avait été battu à la régulière par l’Écossais et que la politique maison, qui n’entend privilégier aucun de ses deux pilotes, tient la route. «Peut-être ai-je perdu dix points en Belgique. Peut-être ces points vont-ils me manquer en bout de course. Mais la motivation au sein de l’équipe est essentielle», a-t-il dit. «Je comprends bien qu’il n’est pas trop motivant pour un pilote de s’entendre dire qu’il doit finir second», a-t-il ajouté. «C’est important que les deux pilotes de l’écurie aient des chances égales, même si c’est parfois douloureux», a-t-il dit. Coulthard, de son côté, a revu ses ambitions à la hausse, et il envisage la fin de saison avec optimisme. «D’ici la fin de la saison, je ne vois pas un seul circuit qui nous désavantage», a-t-il dit. «À Monza, ce sera très serré parce qu’il n’y a pas grand-chose à faire d’autre que de s’accrocher, mais si je me place bien, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas me mêler à la lutte pour le titre». « Le titre ? je n’y pense pas... » Vainqueur du dernier Grand-Prix de Belgique, David Coulthard (McLaren-Mercedes), qui s’est ainsi replacé dans la course au titre mondial, ne veut pourtant pas y penser à l’aube du Grand-Prix d’Italie de Formule 1, cette fin de semaine à Monza. «Mathématiquement, le titre est possible et j’ai une chance de le conquérir. Mais ce n’est pas à ça que je pense quand je me lève le matin, dit le pilote écossais. Je viens juste en Italie pour faire le meilleur boulot qui soit et, si je conduis bien, j’ai une chance de gagner». Quant aux relations avec son coéquipier, le champion du monde finlandais Mika Hakkinen, qui avait manifesté son amertume à l’issue de l’épreuve belge il y a quinze jours après sa deuxième place, Coulthard se montre peu disert. «À ce que je vois, ce n’est pas un gros problème. En ce qui me concerne, tout est normal. C’est tout ce que j’ai à dire à ce propos», répond l’Écossais. Rubens Barrichello: « Ferrari, c’est la chance de ma vie ! » Rubens Barrichello a ressenti une émotion particulière en arrivant jeudi sur le circuit de Monza, le fief de Ferrari. S’il est pour quelques mois encore, à plus forte raison cette fin de semaine au Grand-Prix d’Italie de Formule 1, un pilote de l’écurie Stewart-Ford, le cœur du Brésilien bat déjà pour Ferrari, sa future équipe. Le Brésilien ne cache pas son enthousiasme après l’annonce, samedi dernier par la Scuderia, de son engagement aux côtés de Michael Schumacher pour une durée de deux ans. «Ferrari, c’est la chance de ma vie», avoue Barrichello. «Ferrari, c’est Ferrari, dit ce dernier. C’est la chance de ma vie de disposer d’une voiture compétitive. Certes la Stewart-Ford est une voiture performante cette année mais je suis certain que, chez Ferrari, j’aurai la possibilité d’avoir une meilleure voiture et aussi le privilège de travailler avec Michael Schumacher. C’est l’un des meilleurs pilotes, si ce n’est le meilleur. J’aurai donc la chance d’apprendre, de travailler avec les meilleurs. C’est un grand challenge». Il y a trois ans déjà Ferrari ? Voilà plusieurs saisons que Rubens Barrichello et la Scuderia se courtisent. Il y a trois ans même, le Brésilien aurait déjà pu arriver à Maranello. «C’est vrai, confirme Barrichello. J’ai eu l’opportunité de piloter pour Ferrari. Mais, dans le même temps que je négociais avec la Scuderia, Eddie Jordan me pressait de me déterminer. Comme la réponse de Ferrari tardait à venir, j’ai eu peur de me retrouver sans volant à la fin de la saison. Alors j’ai dit oui à Jordan». Rubens Barrichello ne regrette pas ces trois années, une chez Jordan et deux chez Stewart-Ford. Le Brésilien a ainsi pu mûrir. «J’ai aujourd’hui une plus grande expérience et je me sens mieux préparé pour relever ce challenge». Celui que l’on surnommait affectueusement il y a peu encore «Rubinho» a acquis un bagage tel qu’il revendique donc un statut équivalent à Michael Schumacher au sein de la Scuderia. Ainsi quand on lui demande la teneur de son contrat, s’il sera le «numéro 2» de l’Allemand comme l’était Eddie Irvine, Barrichello répond de manière catégorique. « Statut de 1 bis » «Je ne sais pas ce que Michael a dans son contrat, ni quel était celui d’Eddie. D’ailleurs, ce n’est pas mon problème, je n’en ai rien à faire. Tout ce que je sais, c’est que Ferrari me donnera le même matériel que Schumacher. Que j’aurai un programme d’essais identique à lui. Et ce sera à moi de bien faire». «Vous ne devez pas aller chez Ferrari en pensant que vous serez le numéro 2, reprend le Brésilien. Tout comme vous ne devez pas croire que vous serez le premier pilote. Je serai peut-être le huméro 2... mais avec les mêmes chances de victoire. Il me faudra être le meilleur possible. Disons que mon statut sera celui d’un 1 bis». En attendant ses premiers tours au volant d’une monoplace italienne, la confrontation directe avec Michael Schumacher, Rubens Barrichello ne veut penser qu’à son bonheur de rejoindre bientôt la Scuderia. «Vais-je gagner ma première course ? Serai-je loin derrière Schumacher sur la grille ? Je ne sais pas. C’est dur à dire. Je verrai bien où je me situerai. Pour l’heure, je suis simplement enthousiaste», dit-il. Deux Grands Prix en France en 2001 Le président de la Fédération française du sport automobile (FFSA), Jacques Régis, «pense qu’il y aura deux Grands Prix de Formule 1 en France en 2001». «Il y a un contrat avec Magny-Cours (Nièvre) pour 2000 et 2001. Mais à mon avis je pense qu’il y aura deux Grands Prix en France en 2001 car je vois mal comment (Bernie) Ecclestone (le «Grand Argentier» de la F1 qui a acheté le circuit du Castellet dans le Var) se passerait d’un Grand Prix au Ricard (en 2001). Après on verra. Pour Magny-Cours on réfléchit à d’autres solutions», a déclaré M. Régis interrogé par des journalistes lors d’une conférence de presse. «On est passé pas très loin de ne plus en avoir (de GP en France). On essaiera d’en avoir deux. Il y en a deux en Allemagne, pourquoi pas en France», a affirmé M. Régis. Le président de la Fédération internationale d’automobile (FIA), Max Mosley, dans un entretien publié le 6 août dernier par Nice-Matin, avait estimé que la F 1 «va revenir au circuit Paul-Ricard». Cette déclaration semblait signifier la fin de l’organisation du Grand Prix de France sur le circuit de Magny-Cours. «L’alternance (entre circuits) est difficile à mettre en place. Aujourd’hui, en raison des questions de sécurité et d’entretien, les circuits doivent faire des investissements à long terme. Pour les rentabiliser, on a besoin d’un Grand Prix de F1 par an», avait estimé le président de la FIA. Max Mosley avait exclu d’augmenter le nombre de Grands Prix dans la saison: «Un calendrier à 20 courses serait trop fatigant et trop coûteux pour les écuries», avait-t-il expliqué en mettant en garde contre le «trop-plein de F1 à la télévision». Corrado Provera: « Rien de décidé pour l’après 2000 » La décision de Peugeot quant à l’avenir du constructeur français en Formule 1 à l’issue du contrat de partenariat avec Prost Grand Prix fin 2000 n’est toujours pas prise. Le directeur de Peugeot-Sport, Corrado Provera, l’a confirmé jeudi à Monza. «Je n’ai rien à annoncer mais je voudrais dire que l’équipe Prost-Peugeot est extrêmement jeune. Que nous avons travaillé très dur l’an dernier, cette saison aussi, et que nous travaillerons toujours plus dur l’an prochain, a déclaré Provera. Nous avons quelques évolutions moteur à tester en qualifications et en course. À Monza, nous avons les échappements hauts sur les deux voitures. Nous aurons probablement un moteur évolution 5 pour les deux dernières courses et une évolution 7, qui est prêt à utiliser certaines parties du moteur de l’an prochain, en qualifications pour ces deux derniers Grands Prix». Si les efforts de Peugeot et Prost s’intensifient, l’ambiance semble aussi s’améliorer entre les deux partenaires. «Elle est bien meilleure, plus positive au sein de l’équipe, c’est très important pour tout le monde, reconnaît Corrado Provera. Et je dois dire aussi que nous sommes très heureux de voir qu’Alan Jenkins (directeur technique) donne un véritable coup de boost au plan technique». Après deux années difficiles, l’embellie pourrait bien être au rendez-vous de la saison prochaine. Une saison 2000 que Prost-Peugeot prépare déjà depuis plusieurs semaines. «Début octobre nous tournerons avec une voiture laboratoire pour les premiers essais sur piste du nouveau moteur Peugeot de l’an prochain», a précisé le directeur de Peugeot-Sport. Un moteur nouvelle génération que Prost attendait face au Mercedes et au Ford. De bons résultats pourraient peut-être décider Peugeot à poursuivre son aventure en F1, tout en se battant en rallye pour le titre mondial après 2000. Le Lion sur tous les fronts, Corrado Provera veut y croire.
Eddie Irvine entend bien faire du Grand-Prix d’Italie de F1, dimanche à Monza, un tour d’honneur pour les tifosi de Ferrari. En l’absence de son leader désigné, Michael Schumacher, insuffisamment rétabli d’une fracture de la jambe, l’Irlandais du Nord entend bien triompher dans le jardin de la Scuderia, histoire de donner des regrets aux supporters italiens. Il semble acquis qu’Irvine prendra la saison prochaine le premier volant de l’écurie Stewart, qui passe sous la coupe de Jaguar, alors que le Brésilien Rubens Barichello prendra sa place chez Ferrari. Dans l’attente, Irvine sera l’ultime espoir des tifosi de voir Ferrari triompher à Monza. «En l’absence de Michael, les supporters comptent sur moi pour leur apporter la victoire et conserver quelques espoirs au championnat du monde», a déclaré Irvine,...