Les sauveteurs conservaient «beaucoup d’espoir» de pouvoir dégager des survivants parmi la trentaine de personnes, des salariés pour la plupart, encore enfouis sous les décombres d’une usine à Menidi (nord-ouest d’Athènes) à la suite du violent séisme qui a frappé la capitale mardi après-midi. «Nous avons beaucoup d’espoir, car il y a beaucoup d’espaces dans l’amas de béton et ceux qui sont en vie devraient pouvoir respirer suffisamment d’air», a affirmé un sauveteur. De l’usine d’isolants thermiques Ricomex, située rue Tatoï, ne reste debout que la tour des ascenseurs. Tout le reste est par terre. L’usine comptait deux étages, un entresol où travaillait la plupart des employés, et deux sous-sol. Deux personnes ont été retrouvées mortes, neuf ont été sorties vivantes. 29 restaient ensevelies, selon les pompiers. Les opérations de secours, suivies par les familles cantonnées à l’extérieur d’un périmètre de sécurité, sont «particulièrement difficiles», selon le ministre de l’Intérieur Vasso Papandréou. «Il faut y aller très doucement. Le plus gros problème, c’est l’effondrement qui s’est produit au 2e sous-sol. Quatre plaques de béton sont l’une sur l’autre, et les gens sont pris en sandwich. Creuser verticalement est très difficile. Il faut beaucoup de patience, il n’y a pas d’autre solution», a expliqué un pompier. Les secours – les pompiers, le service spécialisé dans la lutte contre les catastrophes, l’EMAK, mais aussi l’armée, soit 100 à 150 hommes au total – ont travaillé toute la nuit. De temps à autre, le bruit infernal provoqué par les engins de secours et les générateurs électriques cesse brutalement et les sauveteurs demandent à la foule, nombreuse, de se taire pour pouvoir entendre les appels des hommes et femmes en détresse. Un silence impressionnant s’établit. Puis le travail reprend. Les familles, le visage défait, ont donné aux sauveteurs noms et prénoms de ceux qui n’ont pas réapparu, «pour que nous puissions les appeler et leur parler», précise un sauveteur. «Je m’étais absenté une demi-heure plus tôt», raconte le chef du service des ventes, M. Christoforos. «La première chose que je vais faire, c’est d’aller à l’église allumer un cierge», ajoute-t-il. Aux alentours, partout, l’eau a inondé les chaussées. Les canalisations se sont rompues sous l’effet des secousses telluriques à répétition. Non loin de là, une autre usine de la Ricomex, fabriquant des bouteilles d’eau, s’est effondrée, elle aussi. On compte deux morts et un disparu.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les sauveteurs conservaient «beaucoup d’espoir» de pouvoir dégager des survivants parmi la trentaine de personnes, des salariés pour la plupart, encore enfouis sous les décombres d’une usine à Menidi (nord-ouest d’Athènes) à la suite du violent séisme qui a frappé la capitale mardi après-midi. «Nous avons beaucoup d’espoir, car il y a beaucoup d’espaces dans l’amas de béton et ceux qui sont en vie devraient pouvoir respirer suffisamment d’air», a affirmé un sauveteur. De l’usine d’isolants thermiques Ricomex, située rue Tatoï, ne reste debout que la tour des ascenseurs. Tout le reste est par terre. L’usine comptait deux étages, un entresol où travaillait la plupart des employés, et deux sous-sol. Deux personnes ont été retrouvées mortes, neuf ont été sorties vivantes. 29 restaient ensevelies,...