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Actualités - Chronologie

Des chaussures, une chaise, un jouet ...

Des quatre étages de l’immeuble, d’à peine vingt ans d’âge apparemment, il n’en reste qu’un : toutes les constructions alentour sont encore debout mais le bâtiment, qui borde une rue de Métamorphosis, à 15 km au nord d’Athènes, n’est plus qu’un amas de béton et d’acier. Impossible de savoir combien d’habitants sont encore prisonniers des décombres. Une dizaine, semble-t-il, d’après les témoignages des rescapés, surtout des pères et mères et de jeunes adultes. Une personne, morte, a été extraite des gravats. Heureusement, la terrasse supérieure a tenu. «Sinon, le bilan aurait été beaucoup plus lourd», affirme un pompier. Les pompiers et l’EMAK – un service spécialisé dans les secours en cas de séisme – ont «attaqué» l’immeuble par quatre côtés à la fois. Ils sont une bonne vingtaine, renforcés par autant de bénévoles, munis de gants de fortune, qui se sont confectionnés un masque pour se protéger de la poussière. Les toutes premières heures ont été les plus éprouvantes : «C’était terrible», confie Thomas, un Roumain qui a aidé à sortir, vivantes, trois femmes prises dans les décombres. «Le chaos, trois policiers nous ont aidés, mais il n’y avait ni pompiers ni ambulance», a-t-il ajouté. Les secours sont arrivés plus tard. «Un énorme problème de communication a compliqué l’organisation des secours», selon la Protection civile. Le manque de chiens se fait cruellement sentir. «Ça s’est écroulé dans tellement d’endroits qu’on n’en a pas assez», a affirmé un responsable des pompiers. La nuit venue, les sauveteurs étaient obligés de travailler avec l’appoint de groupes électrogènes, mais le bruit des générateurs les empêchait d’entendre les cris et de repérer très précisément les victimes. Quand ils éloignaient les groupes électrogènes, les pompiers ne discernaient plus les victimes, faute de lumière. À la lumière des projecteurs, on discerne des signes de vie : des chaussures, une chaise d’enfant, un jouet. «Dieu est grand, il n’y a que ça à espérer» : par ces mots, une femme tentait d’apporter un réconfort à une de ses amies dont des membres de la famille étaient coincés sous l’immeuble écroulé. Une chaîne humaine se forme, pour acheminer des madriers. Là, il faut sécuriser un corridor pour pouvoir ramper vers les survivants. Une voix venue des entrailles de l’immeuble crie : «Au secours !». Ailleurs, il faut percer la dalle de béton qui sépare ce qui reste du rez-de-chaussée et du premier étage. Les répliques du séisme, parfois violentes, qui continuaient tard dans la soirée, compliquaient la tâche. «On ne peut pas continuer cette nuit. Il faut préserver les sauveteurs», expliquait le chef d’une équipe venue fouiller les décombres d’une usine voisine de fabrication de bouteilles d’eau, d’où deux morts ont été extraits.
Des quatre étages de l’immeuble, d’à peine vingt ans d’âge apparemment, il n’en reste qu’un : toutes les constructions alentour sont encore debout mais le bâtiment, qui borde une rue de Métamorphosis, à 15 km au nord d’Athènes, n’est plus qu’un amas de béton et d’acier. Impossible de savoir combien d’habitants sont encore prisonniers des décombres. Une dizaine, semble-t-il, d’après les témoignages des rescapés, surtout des pères et mères et de jeunes adultes. Une personne, morte, a été extraite des gravats. Heureusement, la terrasse supérieure a tenu. «Sinon, le bilan aurait été beaucoup plus lourd», affirme un pompier. Les pompiers et l’EMAK – un service spécialisé dans les secours en cas de séisme – ont «attaqué» l’immeuble par quatre côtés à la fois. Ils sont une bonne...