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Actualités - Chronologie

Kosovo La future police, espoir de reconversion des combattants de l'UCK

L’école de police mise en place par l’Organisation de la sécurité et de la coopération en Europe (OSCE) et qui ouvre mardi au Kosovo représente un espoir de reconversion pour d’anciens membres de l’ex-guérilla indépendantiste, nombreux parmi les quelque 3 000 membres de la future police locale kosovare. L’accord de démilitarisation et de transformation de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) conclu le 21 juin avec la Force de l’Otan au Kosovo (Kfor) prévoit l’intégration de membres de l’UCK dans la police kosovare. L’UCK revendique quelque 70 % de cette police. L’ouverture de l’école a été retardée pour des problèmes de sélection. La Mission des Nations unies au Kosovo (Minuk) avait indiqué le 30 août qu’il valait mieux «retarder (le début de la formation) que d’inclure des gens qui ne sont pas adéquats». Selon un officier de la Kfor, le retard était dû à une «impasse politico-militaire», l’UCK estimant qu’un nombre insuffisant de ses ex-guérilleros avait été sélectionnés. 11 % de Serbes 4 000 candidats puis finalement seulement 3 000 ont été retenus sur les 19 500 qui se sont présentés dont de nombreux anciens membres de l’UCK, selon la Minuk. «Cette représentation reflète le mérite et les qualifications des soldats de l’UCK», a déclaré vendredi le chef de la police de l’Onu, Sven Frederiksen. La Minuk précise que les candidats ont été évalués sur plusieurs critères, «notamment leur compréhension des concepts de police humains et démocratiques et leur capacité à être justes et impartiaux dans l’exercice de leurs fonctions». L’administration de l’Onu a admis à ce propos que «des inquiétudes sur certaines candidatures ont été exprimées par des personnes et groupes d’intérêts divers et que l’examen final de nombreuses candidatures a été de ce fait suspendu». Les nouvelles recrues sont âgées de 20 à 45 ans, 20 % sont des femmes et la moitié ont un diplôme universitaire, selon la Minuk. 83 % sont des Albanais, 11 % des Serbes et 4 % appartiennent à d’autres minorités, poursuit le texte qui parle d’un «nombre élevé d’anciens membres de l’Armée de libération du Kosovo (UCK)». Les nouvelles recrues vont suivre cinq semaines de cours dispensés par des formateurs internationaux, notamment des États-Unis et de Grande-Bretagne, sous l’égide de l’OSCE chargée conjointement avec la police de l’Onu de la mise en place de cette police. Ces policiers devront assurer les opérations de maintien de l’ordre et de sécurité sous supervision internationale. La formation doit avoir lieu dans un bâtiment qui servait autrefois d’école pour les cadets du ministère de l’Intérieur serbe.
L’école de police mise en place par l’Organisation de la sécurité et de la coopération en Europe (OSCE) et qui ouvre mardi au Kosovo représente un espoir de reconversion pour d’anciens membres de l’ex-guérilla indépendantiste, nombreux parmi les quelque 3 000 membres de la future police locale kosovare. L’accord de démilitarisation et de transformation de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) conclu le 21 juin avec la Force de l’Otan au Kosovo (Kfor) prévoit l’intégration de membres de l’UCK dans la police kosovare. L’UCK revendique quelque 70 % de cette police. L’ouverture de l’école a été retardée pour des problèmes de sélection. La Mission des Nations unies au Kosovo (Minuk) avait indiqué le 30 août qu’il valait mieux «retarder (le début de la formation) que d’inclure des gens qui ne...