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Actualités - Chronologie

Les Etats-Unis haussent le ton face à Djakarta

Les États-Unis ont haussé le ton face à Djakarta, en sommant les autorités indonésiennes de rétablir l’ordre au Timor-Oriental dans les plus brefs délais ou d’accepter une aide de la communauté internationale. L’abandon «général de la loi et de l’ordre» dans l’ancienne colonie portugaise «a créé une situation intenable (...) Nous sommes consternés» par les évènements, a indiqué un responsable du département d’Etat sous le couvert de l’anonymat. Ce responsable a ouvertement accusé les forces militaires et de police indonésiennes d’avoir autorisé et, «dans certains cas», participé aux violences. Les États-Unis déploraient jusqu’ici les violences qui secouent le Timor-Oriental en termes généraux, sans désigner les responsables. «Le gouvernement indonésien doit, soit prendre des mesures immédiates pour mettre un terme aux violences ou inviter la communauté internationale à fournir une aide, a-t-on ajouté au département d’État. Nous appelons le gouvernement d’Indonésie à adopter une attitude positive à l’égard des propositions d’aide». L’envoi d’une force internationale au Timor-Oriental ne peut se faire qu’avec l’accord de Djakarta. Mais les autorités indonésiennes ne veulent pas, jusqu’ici, en entendre parler. Le Parlement indonésien ne doit entériner qu’en octobre le référendum sur l’indépendance. Les États-Unis semblent éprouver aussi des doutes sur une reprise en main de la situation par les autorités de Djakarta. «Nous espérons que le gouvernement indonésien prendra finalement des mesures efficaces pour rétablir l’ordre. Étant donné l’incapacité des militaires et des forces de police indonésiennes à contrôler les violences en cours, il reste cependant à voir si (cela) conduira à une amélioration de la situation sur le plan de la sécurité», a-t-on indiqué au département d’État. Entre-temps, les autorités américaines ont engagé des consultations pour trouver une solution d’urgence à la situation, en raison de l’accélération des événements dans l’ancienne colonie portugaise. Le président Bill Clinton s’est entretenu avec le Premier ministre australien John Howard de la proposition de Canberra de dépêcher des troupes au Timor-Oriental. Un porte-parole de la Maison-Blanche, Barry Toiv, n’a pas voulu indiquer toutefois si les États-Unis soutenaient la proposition australienne. «Nous sommes en consultations avec plusieurs gouvernements», a-t-il seulement indiqué. «Nous ferons ce que nous pouvons», a expliqué pour sa part M. Clinton. À Lisbonne, le ministre portugais des Affaires étrangères Jaime Gama a confirmé que la communauté internationale s’activait et qu’elle pourrait prendre «dans peu de temps» la décision d’envoyer sur place une force d’interposition. Le ministre portugais a indiqué s’être entretenu avec le secrétaire américain à la Défense William Cohen sur les moyens «d’amener l’Indonésie à admettre l’envoi d’une force multinationale de paix». À Hanoi, dans l’entourage de la secrétaire d’État américaine, Madeleine Albright, un haut responsable américain anonyme a lancé une mise en garde à peine voilée à Djakarta. L’Indonésie subira de sérieuses conséquences internationales si elle ne respecte pas les résultats du scrutin sur l’indépendance. Il n’a pas fourni d’autres précisions. Par ailleurs, la secrétaire d’État Madeleine Albright a expliqué avoir averti personnellement par téléphone son homologue indonésien Ali Alatas qu’il ne «leur reste que peu de temps, que l’Indonésie doit résoudre le problème faute de quoi il est essentiel qu’ils autorisent la communauté internationale à s’en charger».
Les États-Unis ont haussé le ton face à Djakarta, en sommant les autorités indonésiennes de rétablir l’ordre au Timor-Oriental dans les plus brefs délais ou d’accepter une aide de la communauté internationale. L’abandon «général de la loi et de l’ordre» dans l’ancienne colonie portugaise «a créé une situation intenable (...) Nous sommes consternés» par les évènements, a indiqué un responsable du département d’Etat sous le couvert de l’anonymat. Ce responsable a ouvertement accusé les forces militaires et de police indonésiennes d’avoir autorisé et, «dans certains cas», participé aux violences. Les États-Unis déploraient jusqu’ici les violences qui secouent le Timor-Oriental en termes généraux, sans désigner les responsables. «Le gouvernement indonésien doit, soit prendre des mesures...