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Actualités - Reportages

Sortir de la crise : les solutions(photos)

Fabricants libanais, importateurs et artisans se répartissent un marché qui se développe selon trois axes : le marché des particuliers, le marché immobilier et l’exportation. Tous souffrent de la crise économique et de la petite taille du marché libanais. Ce secteur est-il en crise? Patrick Mehanna, de Meker, nous confie que les professionnels du secteur subissent les effets de la crise économique. Les clients particuliers utilisent généralement les facilités de paiement offertes et ce, dans certains cas, au travers d’un partenariat avec les banques. Malheureusement, des problèmes de surendettement sont de plus en plus rencontrés. Les clients paient toujours leurs dûs, mais respectent de moins en moins leurs dates d’échéance. «Le secteur immobilier est en crise, nous précise Pascale Mouzannar, de Tehini, Hana et Cie. L’entrepreneur installe les cuisines dans ses bâtiments à la fin des travaux de finition. De nos jours, il n’est pas rare de voir arriver le bon de commande d’un entrepreneur pour l’installation d’une partie des cuisines d’un immeuble, alors qu’habituellement, il s’agit d’un projet d’équipement pour tout le bâtiment». «Une lueur d’espoir est pourtant au rendez-vous, précise Dany Hitti, du Cercle Hitti. Il y a peu de temps, nous voyions le noir alors qu’on était dans le gris, aujourd’hui on voit le gris alors qu’on est dans le noir». Les professionnels du secteur ont constaté une reprise des activités des clients privés depuis deux mois, alors que cette période devrait être, généralement, calme. Quant aux projets immobiliers, la reprise n’est pas au rendez-vous. Mais il est intéressant de constater une reprise des commandes de ciment, ce qui pourrait indiquer une reprise prochaine de la construction. Combien de temps leur faut-il pour terminer la finition et commencer à installer des cuisines? À la conquête de nouveaux marchés Le marché libanais, réduit par sa taille, permet difficilement le développement d’industries capables de subvenir à leurs coûts d’exploitation et d’amortir leurs investissements, un volume critique de production étant nécessaire pour y arriver. La solution est d’exporter. En sommes-nous capables? Quelles entraves affronter? Quels avantages allons-nous en retirer? «L’installateur de cuisines opère sur un marché de proximité, nous précise Marco Mattiussi, de Snaidero. Les activités de conseil, le suivi des chantiers, l’installation et le service après-vente nécessitent la mise en place locale d’équipes de professionnels spécialisés, connaissant les produits de la gamme». Exporter notre production est nécessaire pour amortir et développer notre chaîne de fabrication. Nous rencontrons, malheureusement, un problème de taille qui réduit notre position concurrentielle. En effet, Patrick Mehanna nous indique que «les coûts d’importation des matériaux nécessaires vont de 6% pour certains accessoires à 39% pour d’autres». Notre problème se situe au moment de la réexportation. Deux facteurs y participent, précise Marco Mattiussi : «D’une part, il nous est impossible de détaxer ce qui a été payé à l’entrée de la douane libanaise, car les textes nous obligent à préciser la composition exacte en produits importés de chaque élément produit, ce qui est pratiquement impossible. En supposant que cette précision soit apportée, la procédure administrative qu’il faut suivre est très compliquée. D’autre part, le manque d’accords bilatéraux entre le Liban et les pays importateurs (Moyen-Orient et certains pays d’Afrique) oblige nos représentants à l’étranger de repayer des taxes d’importation. Notre position concurrentielle se voit, par conséquent, affaiblie». Développer l’industrie libanaise exportatrice devrait être une priorité, car elle générerait l’entrée de devises nécessaires à combler le déficit de la balance commerciale. Marco Mattiussi propose la solution suivante : «Une nouvelle réglementation devrait nous permettre de détaxer forfaitairement, du montant payé à la douane à l’importation, un pourcentage fixe du prix d’exportation de chaque famille de produits manufacturés». Cette nouvelle réglementation aura pour conséquence de favoriser le développement de la main-d’œuvre qualifiée libanaise et de promouvoir la valeur ajoutée au Liban. Par conséquent, elle pourra inciter les groupes industriels occidentaux à venir s’installer dans notre pays, ce qui développera le transfert de savoir-faire. La position géographique du Liban nous confère une place de choix pour le développement d’industries de pointe en association avec des groupes occidentaux. Par ailleurs, la facilité d’acquisition de qualifications pointues par nos ouvriers spécialisés et le rayonnement de nos commerciaux dans les pays de la région et même plus loin sont des atouts majeurs qui pourraient nous placer aux premières loges de la périphérie européenne s’ils étaient correctement mis en valeur. Qu’attendent les représentants de nos pouvoirs politiques et économiques?
Fabricants libanais, importateurs et artisans se répartissent un marché qui se développe selon trois axes : le marché des particuliers, le marché immobilier et l’exportation. Tous souffrent de la crise économique et de la petite taille du marché libanais. Ce secteur est-il en crise? Patrick Mehanna, de Meker, nous confie que les professionnels du secteur subissent les effets de la crise économique. Les clients particuliers utilisent généralement les facilités de paiement offertes et ce, dans certains cas, au travers d’un partenariat avec les banques. Malheureusement, des problèmes de surendettement sont de plus en plus rencontrés. Les clients paient toujours leurs dûs, mais respectent de moins en moins leurs dates d’échéance. «Le secteur immobilier est en crise, nous précise Pascale Mouzannar, de Tehini, Hana et...