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Actualités - Chronologie

Rapprochements ou alliances : les banques européennes en pleine ébullition

Le secteur bancaire européen est en pleine effervescence : dans la foulée du chambardement en cours en France, deux banques allemandes et une britannique ont annoncé leur intention de se marier ou de nouer des alliances. À part le britannique NatWest, la quatrième banque privée allemande, la Commerzbank, a annoncé qu’elle voulait créer une banque pan-européenne d’investissement et la Deutsche Bank a affirmé qu’elle n’excluait pas une alliance à trois dans certains secteurs avec deux autres établissements allemands Dresdner Bank et HypoVereinsbank. Ce phénomène de concentration est loin d’être terminé et va croître encore, estime Patrick Ricarte, analyste chez KBC Securities. On assiste à trois sortes de mouvements : des rapprochements de réseaux (comme la tentative avortée en France de la BNP de créer SBP avec la Société générale et Paribas, ou les discussions Deutsche Bank-Dresdner Bank), des créations de groupes de bancassurance (NatWest-Legal and General) ou des alliances d’activités (comme celle souhaitée par la Commerzbank dans la banque d’investissement), explique M. Ricarte. Le Crédit Lyonnais est sur la même ligne que la Commerzbank. Son président Jean Peyrelevade a souhaité jeudi dernier «déboucher sur des partenariats solides, forcément avec des étrangers» dans le domaine de la banque de grande clientèle. Un réseau d’alliances en Europe dans ce secteur est d’autant plus important que les banques européennes sont actuellement faibles en Europe, à l’exception de leur propre pays, ce qui fait la part belle aux banques non européennes, notamment américaines, a souligné M. Peyrelevade. Tel est aussi l’avis de Patrick Ricarte pour qui «l’avenir n’est pas à l’édification de grands conglomérats mais de banques plurifonctionnelles». Il estime que dans le domaine de la banque de particuliers, l’avenir passe notamment par la banque à distance, à condition que les banques aient au préalable réalisé le rapprochement de leurs réseaux. Pour Philippe Leonnard, analyste chez Meeschaert-Rousselle, les prochains rapprochements devraient se faire sur «l’axe sud France-Espagne-Italie». Les banques italiennes et espagnoles sont faibles dans certains métiers comme la banque d’investissement et devront se serrer les coudes avec des établissements français face «au pôle des allemandes, britanniques, suisses et néerlandaises plus agressives». Une alliance de la française SG avec l’espagnole BSCH (qui est devenue son premier actionnaire) et l’italienne Unicredito (qui a déjà des accords avec SG dans le crédit à la consommation) est prévisible, estime-t-il. De même, le Crédit Lyonnais pourrait forger des alliances avec l’espagnole BBV et l’italienne Banca Intesa, auxquelles s’associerait le Crédit Agricole, principal actionnaire du Lyonnais. Le futur groupe BNP-Paribas pourrait pour sa part travailler avec l’italienne San Paolo-Imi qui s’est renforcée dans le capital de la BNP pendant la bataille boursière BNP-Société générale. Quant aux géants néerlandais, comme la banque ABN Amro ou le bancassureur ING, ils sont moins pressés d’intervenir, ce qui ne veut pas dire pour autant qu’ils laisseront passer les trains, selon ces analystes. ING paraît le candidat le plus sérieux à une prise de contrôle du français CCF, et ABN Amro est régulièrement soupçonné de s’intéresser à la Société générale.
Le secteur bancaire européen est en pleine effervescence : dans la foulée du chambardement en cours en France, deux banques allemandes et une britannique ont annoncé leur intention de se marier ou de nouer des alliances. À part le britannique NatWest, la quatrième banque privée allemande, la Commerzbank, a annoncé qu’elle voulait créer une banque pan-européenne d’investissement et la Deutsche Bank a affirmé qu’elle n’excluait pas une alliance à trois dans certains secteurs avec deux autres établissements allemands Dresdner Bank et HypoVereinsbank. Ce phénomène de concentration est loin d’être terminé et va croître encore, estime Patrick Ricarte, analyste chez KBC Securities. On assiste à trois sortes de mouvements : des rapprochements de réseaux (comme la tentative avortée en France de la BNP de créer SBP...