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Actualités - Chronologie

Diététique Eloge de la pomme de terre

La coquetterie et le culte de la sveltesse sont les pires ennemis d’un légume aux multiples qualités: la pomme de terre. Bien à tort d’ailleurs, car la malheureuse patate n’est ni bourrative ni super-calorique de nature. C’est la manière de la cuisiner qui fait d’elle une éponge à graisse et un aliment pourvoyeur de bourrelets. C’est d’ailleurs la destinée ingrate de cette malheureuse denrée d’être calomniée et dépréciée bien à tort, depuis des siècles. Au Moyen Âge on l’accusait de transmettre la lèpre ou d’empoisonner ceux qui la consommaient. Il a fallu la survenue des grandes famines pour qu’on l’agrée comme aliment antifamine par excellence et qu’on daigne l’admettre sur sa table comme denrée «pis-aller»... Elle traversera les temps avec des hauts et des bas pour se retrouver de nouveau au creux de la vague au cours de ce siècle. Avec la mode de la minceur, elle est reléguée au rang d’ennemi public de la ligne. Destructrice implacable de l’harmonie du corps, elle fait partie des intouchables, prétendent ses ennemis. À tort d’ailleurs, car cuite à l’eau ou à la vapeur, elle n’apporte que 80 calories pour 100g tout en apaisant la faim et en interdisant de picorer entre les repas. Sur le plan alimentaire, la malheureuse patate est une des denrées les plus intéressantes: source d’énergie sans être trop calorique, avec un taux d’amidon d’environ 20%, elle fait partie des sucres dits «lents» (ou «complexes») qui ne font pas grossir mais fournissent à l’organisme de l’énergie. Ces sucres passent progressivement dans le système en procurant une sensation de satiété durable. Ils fournissent au corps l’énergie nécessaire durant une période assez longue. Sans l’accompagner de trop de matières grasses, elle réunit les qualités d’une nourriture très digeste, riche en amidon, en fibres, en vitamine C (surtout aux premiers mois après sa récolte) et en minéraux. À savoir: les vitamines de la pomme de terre se trouvent à la surface du tubercule, juste sous la peau, d’où l’intérêt de l’éplucher très finement ou mieux encore, la faire cuire avec la peau (en robe des champs). C’est ainsi qu’elle garde la totalité presque des vitamines et des minéraux qu’elle contient (potassium, magnésium). Quant à sa conservation, une règle d’or consiste à la placer dans un endroit sec, frais, aéré mais à l’abri de la lumière. Dernier conseil: les pommes de terre verdies, germées ou fripées ne peuvent être consommées. Mieux vaut donc les jeter sans hésitation.
La coquetterie et le culte de la sveltesse sont les pires ennemis d’un légume aux multiples qualités: la pomme de terre. Bien à tort d’ailleurs, car la malheureuse patate n’est ni bourrative ni super-calorique de nature. C’est la manière de la cuisiner qui fait d’elle une éponge à graisse et un aliment pourvoyeur de bourrelets. C’est d’ailleurs la destinée ingrate de cette malheureuse denrée d’être calomniée et dépréciée bien à tort, depuis des siècles. Au Moyen Âge on l’accusait de transmettre la lèpre ou d’empoisonner ceux qui la consommaient. Il a fallu la survenue des grandes famines pour qu’on l’agrée comme aliment antifamine par excellence et qu’on daigne l’admettre sur sa table comme denrée «pis-aller»... Elle traversera les temps avec des hauts et des bas pour se retrouver de...