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Actualités - Chronologie

Cause d'accidents graves Perte de vigilance et somnolence au volant

La vitesse et l’alcool sont des ennemis connus de la sécurité routière. De nombreuses hécatombes figurant sur leur palmarès avertissent tant bien que mal les imprudents des risques graves qui les guettent. Or la perte de vigilance des conducteurs, provoquée par le manque de sommeil, est tout aussi néfaste. Des études ont démontré qu’au-delà d’un certain nombre d’heures de conduite (6 à 8, selon la résistance individuelle du conducteur), la capacité de concentration diminue rapidement et considérablement. Surtout si la conduite est en ligne droite. Ce qui contribue à la baisse de l’attention et à l’installation de la somnolence. D’après de nombreuses enquêtes effectuées par divers pays, les accidents mortels liés à la fatigue ou à l’endormissement représentent 27% des causes. Mais sur autoroute, ils deviennent première cause d’accidents, se classant loin devant l’alcool. D’autres enquêtes entreprises aux États-Unis démontrent que la moitié des automobilistes reconnus responsables d’accidents graves sur autoroute avaient diminué leur temps de sommeil la nuit précédente. Un sur dix avait dormi moins de quatre heures. Lever trop matinal, coucher trop tardif la veille, ou insomnie inopinée figuraient parmi les causes évoquées. D’après les médecins, les gens évaluent en général très mal leurs besoins de sommeil. Ce qui fait qu’ils développent ce qu’on appelle «une dette de sommeil». La majorité d’entre eux ne se sentent pas fatigués, mais le besoin de dormir ne disparaît pas pour autant. Sans oublier que le manque de sommeil s’accumule. Si on supprime une heure de son temps habituel de sommeil pendant huit jours et qu’on a l’habitude de dormir huit heures par nuit, au bout d’une semaine on aurait accumulé l’équivalent d’une nuit blanche et on serait dans le même état que si on n’avait pas fermé l’œil durant toute une nuit, donc dégradation des réflexes, altération du jugement, réduction du champ visuel. Les vieux moins vulnérables que les jeunes Il a été constaté durant des études sur le sommeil que les personnes âgées supportaient mieux le manque de sommeil et s’avéraient sensiblement moins affectées par sa privation que les sujets jeunes. Ce qui signifie que la perspective d’une journée astreignante, exigeant un effort mental ou physique important, doit être précédée d’une nuit complète de sommeil. Et plus on est jeune, plus cette recommandation devient impérative. Or il est courant de voir des jeunes ayant veillé plusieurs nuits à la file reprendre le volant pour des distances parfois importantes. Alors que des campagnes de sensibilisation sur les dangers de l’alcool sont entreprises partout dans le monde, rien n’est fait pour avertir les conducteurs des grands risques consécutifs à la fatigue. D’après les spécialistes, dès que la fatigue se fait sentir il est vivement conseillé de s’arrêter et de dormir. Une sieste de 30 minutes dans la voiture suffit si la fatigue n’est pas trop importante. Autrement, mieux vaut renoncer au volant et s’imposer une pleine nuit de sommeil plutôt que de s’exposer à des risques souvent mortels.
La vitesse et l’alcool sont des ennemis connus de la sécurité routière. De nombreuses hécatombes figurant sur leur palmarès avertissent tant bien que mal les imprudents des risques graves qui les guettent. Or la perte de vigilance des conducteurs, provoquée par le manque de sommeil, est tout aussi néfaste. Des études ont démontré qu’au-delà d’un certain nombre d’heures de conduite (6 à 8, selon la résistance individuelle du conducteur), la capacité de concentration diminue rapidement et considérablement. Surtout si la conduite est en ligne droite. Ce qui contribue à la baisse de l’attention et à l’installation de la somnolence. D’après de nombreuses enquêtes effectuées par divers pays, les accidents mortels liés à la fatigue ou à l’endormissement représentent 27% des causes. Mais sur autoroute,...