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Actualités - Chronologie

La France et l'Angleterre gardent intactes leurs chances

L’été ukrainien jetait ses derniers feux. L’équipe de France, adossée à un milieu à trois récupérateurs, tentait samedi d’y retrouver sa flamme, face à un adversaire dopé par son statut de leader et réputé pour défendre à huit, ressortir très vite et exceller dans le jeu de contre. Depuis leur sacre mondial, les Français étaient favoris. Toujours et partout. Face à Andorre comme devant la Russie ou l’Angleterre. Au stade olympique de Kiev, ils se présentaient en outsiders. «Plus vous jouez haut, plus vous tenez la balle dans le camp adverse et mieux c’est». Roger Lemerre se plaît souvent à rappeler ce fondamental. Ses joueurs mettaient les actes en harmonie avec ses propos en s’assurant une emprise sur les débats. Le pressing soutenu, dirigé de la voix et du geste par Didier Deschamps, montrait une France sûre de son fait. Sous l’impulsion de Zidane, elle dictait ses conditions et repoussait l’Ukraine dans sa moitié de terrain. Or c’est souvent quand elle abandonne le jeu que cette dernière est la plus menaçante. Un tir de Maksimov, stoppé par Barthez, l’illustrait (15). Auparavant, Vieira, à l’affût d’une remise d’Anelka, avait vu sa frappe contrée (10). Djorkaeff, au sortir d’un contrôle de la poitrine, sollicitait Shovkovski (21). Seule la finition laissait à désirer. L’Ukraine sortait une nouvelle flèche de son carquois avec un coup-franc travaillé de Chevtchenko (32), qui échouait à quelques centimètres du poteau droit de Barthez. Passive pendant vingt minutes, l’Ukraine revenait dans la partie et le match s’équilibrait. Le dernier mot revenait à Zidane, servi par Lizarazu, dont la tentative décroisée frôlait le poteau. Dès la reprise, Djorkaeff, le meilleur buteur en activité des Bleus, cadrait mal sa frappe (46). Anelka, auteur de quelques remises judicieuses, transmettait ensuite le témoin à Laslandes. Dans un autre registre, il appartenait maintenant au Bordelais, précieux pivot d’attaque, de saper un peu plus la résistance des défenseurs ukrainiens et d’ouvrir des brèches. Sur le plan de football, la contribution de l’Ukraine s’était longtemps réduite à la portion congrue. Josef Szabo n’appréciait guère cette timidité confinant à la frilosité et il ne se privait pas d’exprimer sa réprobation. Chevtchenko accélérait, mais Rebrov ratait le cadre. La plupart du temps, la défense en zone tricolore avait parfaitement lu et anticipé les déplacements des deux attaquants ukrainiens. Il lui arrivait toutefois de céder à la facilité, Desailly étant contré sans conséquence (60). après le tour d’horloge, l’Ukraine haussait la cadence et chahutait, sans dégât, les champions du monde où Pires se substituait à Djorkaeff. La France, où Zidane, malgré quelques déchets, manifestait toujours une vision du jeu confondante, observait un repli sur l’arrière. Un tir croisé de Laslandes, décalé dans l’espace libre par Pires, manquait de puissance (80). Une demi-volée de Chevtchenko rappelait que la menace était toujours présente (83). Si une défaite aurait enterré les chances françaises de qualification, ce résultat nul renvoie les deux équipes dos à dos. L’Ukraine garde son destin en mains et la France est, en tout état de cause, obligée de remporter ses deux derniers matches face à l’Arménie et l’Islande. L’équipe de France a pour sa part préservé ses chances de qualification, même si elle n’est plus maîtresse de son destin. Il lui faudra désormais accomplir un sans-faute, face à l’Arménie et l’Islande, pour bénéficier au pire d’une session de rattrapage avec les barrages. Un faux pas de l’Ukraine, qui précède toujours les champions du monde d’un point, pourrait même leur permettre, sous certaines conditions de finir en tête du groupe 4 où ils occupent désormais la quatrième place, à égalité de points avec la Russie et l’Islande. L’Angleterre étrille le Luxembourg L’Angleterre a facilement battu le Luxembourg 6 à 0 dans son dernier match à domicile des éliminatoires de l’Euro-2000 (groupe 5), samedi à Londres. Les joueurs de Kevin Keegan n’ont pas eu à forcer leur talent et le score était déjà quasiment acquis à la mi-temps, grâce à un «hat-trick» du capitaine Alan Shearer, son premier en équipe d’Angleterre, et deux buts de Steve McManaman, ses deux premiers, pour fêter sa 25e sélection. Shearer a ouvert le score sur penalty, puis les courageux Luxembourgeois ont résisté jusqu’à la demi-heure de jeu mais encaissé alors trois buts en six minutes: un tir puissant de Shearer bien servi par Robbie Fowler (28), un but de McManaman après un centre de Ray Parlour et une talonnade de Shearer (30), et le troisième de Shearer après un numéro du petit nouveau, Kieron Dyer, sur l’aile droite (34). Juste avant la pause, McManaman ajoutait le cinquième, de la tête, sur un centre parfait de David Batty (44). «Nous en voulons six», demandait le public de Wembley en deuxième période, entre deux Ola, mais les Anglais, rassurés, préféraient se réserver pour le match de mercredi en Pologne. Michael Owen, qui avait remplacé David Beckham, exauçait quand même ce voeu, in extremis, en marquant un sixième but après quatre minutes d’arrêts de jeu.
L’été ukrainien jetait ses derniers feux. L’équipe de France, adossée à un milieu à trois récupérateurs, tentait samedi d’y retrouver sa flamme, face à un adversaire dopé par son statut de leader et réputé pour défendre à huit, ressortir très vite et exceller dans le jeu de contre. Depuis leur sacre mondial, les Français étaient favoris. Toujours et partout. Face à Andorre comme devant la Russie ou l’Angleterre. Au stade olympique de Kiev, ils se présentaient en outsiders. «Plus vous jouez haut, plus vous tenez la balle dans le camp adverse et mieux c’est». Roger Lemerre se plaît souvent à rappeler ce fondamental. Ses joueurs mettaient les actes en harmonie avec ses propos en s’assurant une emprise sur les débats. Le pressing soutenu, dirigé de la voix et du geste par Didier Deschamps, montrait une...