Le pilote brésilien Rubens Barrichello remplacera l’Irlandais Eddie Irvine chez Ferrari et courra aux côtés de l’Allemand Michael Schumacher «pour les deux prochaines saisons», a annoncé samedi la firme de Maranello (nord). Dans un bref communiqué, l’écurie Ferrari remercie Eddie Irvine, actuel deuxième au classement des pilotes à un point de Mika Hakkinen, «pour sa constructive et loyale collaboration au cours des quatre dernières saisons» du championnat de F1. La carrière de Rubens Barrichello prend une nouvelle dimension. En étant officialisé, samedi, pilote Ferrari aux côtés de Michael Schumacher pour le prochain championnat du monde de Formule 1, le Brésilien se voit offrir la possibilité d’affirmer véritablement ses ambitions. Nul doute en effet que Barrichello disposera d’un statut différent de celui de «second pilote» occupé depuis 1996 aux côtés de Schumacher par l’Irlandais Eddie Irvine, son remplaçant chez Stewart-Ford (certainement rebaptisé Jaguar en 2000). Contrairement à ce dernier avant Silverstone et l’accident du pilote allemand, le Brésilien aura très probablement la possibilité de jouer sa carte la saison prochaine, tant qu’une hiérarchie mathématique ne se sera pas établie au championnat. Le Brésilien arrive en effet au sein de la Scuderia fort de l’appui «économique» de Marlboro Brésil. Fiat possède d’autre part de gros intérêts au Brésil et en Amérique du Sud. Autant de garanties sur lesquelles Barrichello pourra s’appuyer pour revendiquer l’égalité de traitement avec Michael Schumacher. Envisagée depuis plusieurs années, la collaboration entre le Brésilien et l’équipe italienne s’est tout naturellement concrétisée cette saison. Et si son officialisation a tardé, l’accord remonterait néanmoins à... fin juin. « Rubinho » a mûri Celui que l’on surnommait affectueusement Rubinho, a mûri. Auteur de débuts tonitruants en 1993 au volant d’une modeste Jordan-Hart, avec notamment l’exploit de damer le pion aux Williams-Renault de Damon Hill et Alain Prost sous la pluie au Grand Prix d’Europe à Donington dans le sillage de l’illustre Ayrton Senna (McLaren-Ford), Barrichello avait eu à souffrir de l’héritage trop lourd de son Magic compatriote quelques mois plus tard. Après le 1er mai 1994 tragique, au cours duquel il avait échappé au pire deux jours plus tôt aux essais, Rubinho s’était retrouvé sous les feux de l’actualité au Brésil où chacun voyait en lui le digne héritier, le successeur de Senna. À 22 ans, la pression était trop forte. D’autant que le matériel (Jordan) mis à sa disposition ne pouvait pas lui permettre de briller. À l’exception d’une pole sous la pluie à Spa-Francorchamps. La pluie ? Comme Senna, Rubens Barrichello s’en fait une alliée. Dès qu’une piste s’humidifie, le Brésilien «vole», compense les faiblesses de ses monoplaces, exprime toutes ses qualités de pilotage. Monaco en 1997 avec une Stewart-Ford qui n’en était qu’aux balbutiements, une deuxième place derrière Michael Schumacher (Ferrari), Magny-Cours cette année (une pole et une troisième place en course), Barrichello multiplie les prouesses. Au début de cette saison, Rubinho a, semble-t-il acquis l’envergure nécessaire pour devenir un chef de file, se montrant plus constant, capable de tirer le meilleur parti d’une monoplace. En un mot, Rubens Barrichello était prêt pour le grand saut, partir chez Ferrari et soutenir la comparaison avec Michael Schumacher lui-même. Le défi est de taille. Mais le Brésilien se sent prêt à le relever. Eddie Irvine : une certaine amertume Le pilote irlandais Eddie Irvine a laissé percer une certaine amertune après l’annonce de son départ en fin de saison de l’écurie Ferrari affirmant qu’il avait donné au moins autant à la Scuderia qu’elle lui avait donné. «C’est la fin d’une expérience merveilleuse pour moi. Je veux remercier Ferrari parce que j’ai fait pour eux au moins autant qu’ils ont fait pour moi», a commenté depuis son bateau Irvine qui conserve encore toutes ses chances dans la lutte au titre mondial à quatre courses de la fin avec un seul point de retard sur le Finlandais Mika Hakkinen (MC Laren-Mercedes). «Il aurait été de toutes les manières impossible de rester chez Ferrari comme numéro deux de Michael Schumacher», selon ses propos rapportés par l’agence italienne Ansa. «J’ai débuté en 1996 avec un podium et j’en compte sept aujourd’hui, dont trois victoires et la possibilité de conquête d’un titre mondial. Tout cela est un grand honneur pour moi, mais toutes les histoires finissent tôt ou tard», a-t-il conclu.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le pilote brésilien Rubens Barrichello remplacera l’Irlandais Eddie Irvine chez Ferrari et courra aux côtés de l’Allemand Michael Schumacher «pour les deux prochaines saisons», a annoncé samedi la firme de Maranello (nord). Dans un bref communiqué, l’écurie Ferrari remercie Eddie Irvine, actuel deuxième au classement des pilotes à un point de Mika Hakkinen, «pour sa constructive et loyale collaboration au cours des quatre dernières saisons» du championnat de F1. La carrière de Rubens Barrichello prend une nouvelle dimension. En étant officialisé, samedi, pilote Ferrari aux côtés de Michael Schumacher pour le prochain championnat du monde de Formule 1, le Brésilien se voit offrir la possibilité d’affirmer véritablement ses ambitions. Nul doute en effet que Barrichello disposera d’un statut différent de...