«Massive et exemplaire», tel est le diagnostic sur la participation des commerçants au festival des soldes décrété par le ministère de l’Économie au cours du mois d’août. Plus de 95 % des détaillants en vêtements, chaussures, maroquineries, articles ménagers, meubles et tissus d’ameublement, etc. ont suivi le mot d’ordre lancé par le ministre Nasser Saïdi. Le ballet des escomptes a oscillé entre 25 % et 75 %, avec en prime un lot d’offres et de promotions exceptionnelles. «La clientèle habituée aux soldes classiques de juillet s'est réservée, cette année, pour le mois d'août», confie un commerçant de la rue Hamra. «C’est comme s'il y avait eu un déplacement des achats d'un mois à l’autre, ce qui n'a pas forcément apporté un plus». Contesté par les uns et approuvé par beaucoup d’autres, le choix du mois d’août procède d’une volonté ministérielle de faire profiter toutes les régions libanaises de ces soldes. Pour le ministre de l’Économie, il est primordial que les villes et villages éloignés comme Baalbeck, Jezzine, ou Hrajel, obtiennent une part du gâteau commercial, à défaut de la part du lion qui revient à certaines artères de la capitale comme Furn el-Cheback ou Mar-Élias. Les festivités et festivals menés en parallèle constituent pour leur part les ingrédients nécessaires pour lier la sauce au parfum de la course à la consommation. Désormais deux mois seront dorénavant désignés comme «mois des soldes» : août et février. À la différence près que le secteur des services (hôtels, compagnies d’aviation, restaurants, etc.), qui s’était empressé de suivre le mouvement en février 1998, a laissé passer le coche cet été. «Pourquoi tronquer les bénéfices de cette saison touristique par des escomptes superflus ?», interroge ainsi un propriétaire d’hôtel de la côte. Certains restaurants ont quant même tenu à participer au mouvement en offrant «un menu touristique» entre 10 et 12 dollars. Un autre créneau a aussi joué l’abstention : le bijou, très prisé par les touristes arabes et émigrés. Si la participation a été bonne, la satisfaction des commerçants n’est pas à la hauteur de leurs espérances, surtout pour ceux en mal de liquidités pour l’achat de nouveaux stocks de marchandises. Nombreux sont quand même les détaillants qui déclarent une croissance des ventes de l’ordre de 30 à 40 % (notamment pour la maroquinerie, les articles électroménagers, etc.) tandis que d’autres avancent un chiffre plus timide de 15 à 20 % (les boutiques de vêtements et de meubles). «Si c'est aux autorités de lancer la perche, c'est au commerçant de savoir la saisir», commente à ce propos un responsable auprès du ministère. «L'essentiel est de fournir au client le sentiment d'avoir conclu une bonne affaire.»
«Massive et exemplaire», tel est le diagnostic sur la participation des commerçants au festival des soldes décrété par le ministère de l’Économie au cours du mois d’août. Plus de 95 % des détaillants en vêtements, chaussures, maroquineries, articles ménagers, meubles et tissus d’ameublement, etc. ont suivi le mot d’ordre lancé par le ministre Nasser Saïdi. Le ballet des escomptes a oscillé entre 25 % et 75 %, avec en prime un lot d’offres et de promotions exceptionnelles. «La clientèle habituée aux soldes classiques de juillet s'est réservée, cette année, pour le mois d'août», confie un commerçant de la rue Hamra. «C’est comme s'il y avait eu un déplacement des achats d'un mois à l’autre, ce qui n'a pas forcément apporté un plus». Contesté par les uns et approuvé par beaucoup d’autres, le...
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