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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Tour d'Espagne Du sur mesure pour les grimpeurs

Abraham Olano, champion sortant, Alex Zuelle, Fernando Escartin, Laurent Dufaux, Pavel Tonkov : le vainqueur du Tour d’Espagne, qui s’élance samedi de Murcie pour trois semaines, devra être un bon grimpeur, tant la Vuelta présente cette année un profil d’une rudesse inédite. «C’est la Vuelta que nous réclamaient les médias et les cyclistes espagnols. Tous voulaient plus de montagne. En dessinant le tracé, nous avons surtout pensé au spectacle», a assuré le directeur de la Vuelta Enrique Franco. La société Unipublic, qui organise la course, a ainsi trouvé une formule magique pour «vendre» l’épreuve malgré l’absence des Italiens Marco Pantani et Mario Cipollini ainsi que celle de l’Américain Lance Armstrong : le col de l’Angliru. Cet ancien sentier à vaches dans les Asturies, qui marque l’arrivée de la 8e étape, ne monte certes pas très haut (à peine 1 555 mètres). Mais il présente en certains endroits des rampes de plus de 20 %... «Je n’ai jamais rien vu de pareil, ni dans le Tour ni dans le Giro», reconnaît Escartin. La famille des prétendants naturels à la victoire finale, qui inclut également le Russe Pavel Tonkov, l’Américain Bobby Julich et l’Allemand Jan Ullrich, devra également se disputer la succession d’Olano lors de trois arrivées en altitude dans les Pyrénées (11e, 12e et 13e étapes). En l’absence de Pantani, toujours pas remis de son exclusion du Giro, d’Armstrong, qui n’a plus rien à prouver après sa victoire dans le Tour de France, et de Cipollini, qui a été autorisé par son équipe Saeco à regagner l’Italie en raison de la santé de sa femme, la Vuelta se résumera fondamentalement à un match à domicile des Espagnols contre les Zuelle, Tonkov, Dufaux, Ullrich, Julich, Franck Vandenbroucke. Olano, vainqueur de la dernière édition sous les couleurs de Banesto, passé depuis chez les Once, a encore tout à prouver cette saison. Il pourra cependant difficilement s’appuyer sur son équipier français Laurent Jalabert, qui prendra le départ à peine remis de sa blessure dans le Tour de Burgos il y a un mois. «Je lutterai pour la victoire mais Zuelle est le favori», affirme pour sa part Escartin, qui ne tient pas à s’imposer une pression trop forte après sa victoire d’étape à Piau-Engaly dans les Pyrénées françaises lors de la 15e étape du Tour de France et sa troisième place sur le podium à Paris. Zuelle, deuxième du dernier Tour, devra se méfier des foucades de son nouvel équipier des Banesto José Maria Jimenez, qui avait provoqué la colère d’Olano l’année dernière sur la Vuelta en attaquant à tout bout de champ en montagne où il a remporté quatre étapes, la montagne qui fera cette saison son apparition dès la cinquième étape avec le passage du premier col de 1re catégorie entre Bejar et Ciudad Rodrigo. Enfin, pour les organisateurs, les dispositions de l’Allemand Jan Ullrich, qui n’a rien fait depuis sa victoire dans le Tour de France en 1997, restent une inconnue à la veille du départ, de même que la forme du Belge Vandenbroucke.
Abraham Olano, champion sortant, Alex Zuelle, Fernando Escartin, Laurent Dufaux, Pavel Tonkov : le vainqueur du Tour d’Espagne, qui s’élance samedi de Murcie pour trois semaines, devra être un bon grimpeur, tant la Vuelta présente cette année un profil d’une rudesse inédite. «C’est la Vuelta que nous réclamaient les médias et les cyclistes espagnols. Tous voulaient plus de montagne. En dessinant le tracé, nous avons surtout pensé au spectacle», a assuré le directeur de la Vuelta Enrique Franco. La société Unipublic, qui organise la course, a ainsi trouvé une formule magique pour «vendre» l’épreuve malgré l’absence des Italiens Marco Pantani et Mario Cipollini ainsi que celle de l’Américain Lance Armstrong : le col de l’Angliru. Cet ancien sentier à vaches dans les Asturies, qui marque l’arrivée de...