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Actualités - Conferences Internationales

Le sommet officiel regarde vers le sommet parallèle

Les participants aux réunions préparatoires au sommet de la francophonie regardent avec intérêt vers les ONG et le sommet parallèle qu’elles ont organisé dans une église de la ville et avec lequel certains aimeraient établir un contact. Lors de son intervention mercredi devant la conférence ministérielle de la francophonie, qui rassemble les ministres responsables du dossier dans les pays membres, le ministre délégué français à la francophonie Charles Josselin a demandé clairement au secrétaire général Boutros Boutros-Ghali «dans quelle mesure il a été prévu d’organiser un lien, un contact avec les représentants de ce sommet parallèle». «Je voudrais plaider pour aider à l’intégration de cette société civile, en particulier parce que je crois utile de la rendre attentive à certaines de nos réalités», a souligné M. Josselin, qui a dit craindre que l’on aille «vers une francophonie officielle d’un côté et une francophonie de la société civile de l’autre». Le secrétaire général Boutros Boutros-Ghali a fait valoir aussi devant la conférence que la francophonie «doit faire appel à la participation de tous et associer de façon plus systématique les organisations non gouvernementales». «Je vois de réelles possibilités de mener à bien ensemble des projets dans des formules hardies et souvent moins rigides que la coopération institutionnelle», a-t-il déclaré. «Bravo, tant mieux», a répondu mercredi soir Anne Sainte-Marie, porte-parole de la section canadienne francophone d’Amnesty International. Elle a fait remarquer cependant que M. Josselin proposait «non pas d’écouter les ONG, mais de leur dire les réalités de la francophonie». «Pour nous, la réalité, ce sont les personnes torturées, en exil ou violées dans les pays de la francophonie, et ce sont de ces réalités dont nous voulons les entretenir», a-t-elle déclaré. Elle s’est dite cependant ouverte à tout dialogue avec les dirigeants des pays francophones. «Mais même s’ils nous invitent au sommet officiel en tant qu’observateurs, comme à la Commission des droits de l’homme des Nations unies, on continuera à tenir un sommet parallèle, on continuera à parler pour les voix que l’on n’entend pas», a-t-elle indiqué.
Les participants aux réunions préparatoires au sommet de la francophonie regardent avec intérêt vers les ONG et le sommet parallèle qu’elles ont organisé dans une église de la ville et avec lequel certains aimeraient établir un contact. Lors de son intervention mercredi devant la conférence ministérielle de la francophonie, qui rassemble les ministres responsables du dossier dans les pays membres, le ministre délégué français à la francophonie Charles Josselin a demandé clairement au secrétaire général Boutros Boutros-Ghali «dans quelle mesure il a été prévu d’organiser un lien, un contact avec les représentants de ce sommet parallèle». «Je voudrais plaider pour aider à l’intégration de cette société civile, en particulier parce que je crois utile de la rendre attentive à certaines de nos...