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Actualités - Chronologie

Basket Ball - Coupe d'Asie Ce fut bien le massacre annoncé

On nous avait promis le supplice et on ne nous avait pas menti. Le match Liban-Chine d’hier avait tout d’une rencontre à sens unique où chaque équipe fait son jeu sans se soucier de l’autre. À l’arrivée le Liban prendra une raclée face à un adversaire manifestement d’un autre monde. Il est vrai qu’après l’inadmissible défaite face au Koweït, le Liban avait déjà fait ses bagages et ne jouait que pour faire de la figuration. Liban 67, Chine 107, tel sera donc le score d’une rencontre aux allures de galop d’entraînement. Et c’est donc par la petite porte que la sélection libanaise quittera le Pacifique pour regagner sa bonne vieille Méditerranée, là où tout semble plus facile et là où on a l’inébranlable conviction d’être les plus forts du monde. Face à un adversaire d’un tout autre calibre, mieux organisé, 10 centimètres plus grand et 10 fois plus rapide, il fallait peut-être tenter de ralentir le jeu, de calmer les ardeurs, de casser le rythme. Mais le Liban, vidé par cinq matches de labeur et lessivé par deux défaites, dont l’une lui restera longtemps sans doute en travers de la gorge, avait la tête ailleurs. Résigné et démobilisé, il ne fera l’illusion qu’une mi-temps. Le temps pour Élie Mechantaf de prouver qu’il est une trempe au-dessus et pour la Chine de tuer les dernières velléités de résistance chez les Libanais. En première mi-temps Mechantaf, Doumiaty, Hajj, Boustany et Eskedjian (remplacé à la 11e minute par Kanso) ne trouveront donc pas la réponse, pas plus que le sélectionneur Miloud Mencceur dont les incessants éclats résonnaient partout dans la salle vide. Face à des Libanais impuissants, Wang Zhi-Zhi et ses partenaires feront à peu près tout ce qu’ils veulent dans le camp libanais et l’étalage de toute leur panoplie. Sans opposition aucune, ils pénétreront sous le panier alors que Eskedjian, complètement à côté, sera remplacé par Kanso qui durcira un peu le rebond des Libanais. Le Liban maintiendra le cap et restera dans le sillage des ses adversaires puisque la mi-temps sera sifflée avec seulement 13 points de retard pour les Blancs libanais. En deuxième mi-temps Mencceur fait rentrer quelques remplaçants qui ont prouvé leur inefficacité dans ce tournoi comme Nasr et Hamouche ou leur méforme comme Khatib. La Chine n’en demandait pas tant qui reposera elle aussi ses hommes de pointe. Dans ce contexte de relâchement total, le score ne tardera pas à prendre des proportions humiliantes. Le gouffre s’élargira progressivement. Passant de 20 à 30 puis 40 points alors que Mechantaf et Doumiaty, sur le banc, regardaient le chronomètre et auraient tout fait pour en accélérer la cadence. Mais pour ce qui d’accélérer la cadence, la Chine n’avait pas d’égal. Elle gardera la pied sur la pédale d’accélérateur sans jamais se soucier d’un adversaire agonisant. Le Liban, qui nous avait habitués à un peu plus de fierté, subira l’une des plus lourdes défaites de son histoire et se consolera en pensant que d’autres pays arabes dans cette compétition ont connu le même triste sort face aux coéquipiers de Li Nan, LiaoXi et Wang Zhi-Zhi. De la Syrie au Koweït en passant par l’Arabie séoudite, elles sont nombreuses les sélections qui se sont ramassé une belle raclée au pied de la grande muraille et le Liban, pour être plus prétentieux, n’en dérogera pas moins à la règle. Parti avec l’objectif avoué d’accéder au deuxième tour, le Liban peut donc tirer un bilan globalement positif de sa croisière jaune. Mais d’après ce que l’on a vu durant cette semaine, même avec les moyens du bord, il y avait de quoi faire un peu mieux que septième ou huitième. Face à la Syrie, elle aussi classée 4e et dernière de sa poule (défaites successives face au Japon, la Corée du Sud et Taïwan), le Liban disputera un dernier match au Japon. Un match de classement pour les Libanais qui auront l’occasion de rentrer chez eux avec une septième place plus qu’honorable et l’opportunité de pouvoir prendre une revanche sur la Syrie, bourreau du Liban lors de la demi-finale des Jeux panarabes en 97 et lors du tournoi de qualification en juillet 99.
On nous avait promis le supplice et on ne nous avait pas menti. Le match Liban-Chine d’hier avait tout d’une rencontre à sens unique où chaque équipe fait son jeu sans se soucier de l’autre. À l’arrivée le Liban prendra une raclée face à un adversaire manifestement d’un autre monde. Il est vrai qu’après l’inadmissible défaite face au Koweït, le Liban avait déjà fait ses bagages et ne jouait que pour faire de la figuration. Liban 67, Chine 107, tel sera donc le score d’une rencontre aux allures de galop d’entraînement. Et c’est donc par la petite porte que la sélection libanaise quittera le Pacifique pour regagner sa bonne vieille Méditerranée, là où tout semble plus facile et là où on a l’inébranlable conviction d’être les plus forts du monde. Face à un adversaire d’un tout autre calibre,...