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Actualités - Chronologie

Greffe barbie

Les poupées Barbie ne sont plus seulement les compagnes de millions de fillettes dans le monde mais rendent désormais, de façon inattendue, la vie plus facile à des adultes portant certaines prothèses inspirées du fonctionnement de leurs membres en plastique. Jane Bahor, du Centre médical universitaire Duke à Durham (Caroline du Nord), a en effet utilisé les joints des genoux des fines jambes de ces mannequins miniature afin de réaliser des articulations pour les prothèses des doigts, destinées aux patients ayant subi une amputation partielle des mains. Une douzaine de personnes traitées par cette spécialiste des membres artificiels ont ainsi bénéficié de cette «technologie» grâce à des «prélèvements» effectués sur de vieilles Barbie mises au rebut par leurs jeunes utilisatrices. La poupée, tant décriée par des organisations féministes pour sa silhouette parfaite et l’image de la femme qu’elle donnait aux fillettes, «a apporté sa contribution culturelle, maintenant elle peut apporter sa contribution à la médecine», a lancé, avec un brin d’ironie, Jane Bahor. L’idée de se servir à cette fin des Barbie est venue il y a trois ans à ce chercheur et à une de ses patientes, Jennifer Jordan, alors étudiante à l’Université d’État de Caroline du Nord et qui cherchait à avoir une prothèse du doigt ressemblant davantage à l’original et fonctionnant mieux. Les deux femmes se sont alors inspirées de la célèbre poupée apparue en 1959, après avoir constaté la facilité avec laquelle on pouvait plier ses genoux en plastique. «Cela marche bien pour plusieurs patients», affirme aujourd’hui Jane Bahor dont nombre de ses collègues aux États-Unis testent à leur tour cette trouvaille. Les porteurs de ces prothèses plient leurs doigts de la même façon qu’ils le feraient avec une jambe de Barbie et ceux-ci restent courbés tant qu’ils ne les ont pas redressés à l’aide de leur autre main : ils peuvent plus facilement tenir un stylo, une tasse ou le volant de leur voiture. Le fabricant des Barbie, Mattel, a, lui aussi, voulu apporter sa contribution, plus commerciale celle-là, en envoyant gratuitement un sac plein de membres de ces poupées au chercheur de Caroline du Nord.
Les poupées Barbie ne sont plus seulement les compagnes de millions de fillettes dans le monde mais rendent désormais, de façon inattendue, la vie plus facile à des adultes portant certaines prothèses inspirées du fonctionnement de leurs membres en plastique. Jane Bahor, du Centre médical universitaire Duke à Durham (Caroline du Nord), a en effet utilisé les joints des genoux des fines jambes de ces mannequins miniature afin de réaliser des articulations pour les prothèses des doigts, destinées aux patients ayant subi une amputation partielle des mains. Une douzaine de personnes traitées par cette spécialiste des membres artificiels ont ainsi bénéficié de cette «technologie» grâce à des «prélèvements» effectués sur de vieilles Barbie mises au rebut par leurs jeunes utilisatrices. La poupée, tant décriée par...