Le 25e festival du cinéma américain de Deauville, qui s’ouvrira vendredi, présentera un large éventail de la production actuelle aux États-Unis à l’exclusion de deux films phares très attendus: Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick et La menace fantôme de George Lucas. Le premier, déjà sorti aux États-Unis cet été, a réservé l’exclusivité de sa première européenne à la Mostra de Venise. Le second, premier épisode de la saga «Starwars», fait l’impasse sur les festivals, son réalisateur estimant qu’il n’a rien à gagner à se risquer dans des compétitions qui sont rarement tendres à l’égard du cinéma grand public. En dépit de l’absence de ces deux poids lourds, les amateurs de divertissement se consoleront entre le 3 et le 12 septembre à Deauville (nord-ouest de la France) avec quelques productions hollywoodiennes qui devraient faire le bonheur du box-office de fin d’année. En premier lieu : Analyze This, comédie de Harold Ramis avec un Robert de Niro en «parrain» dépressif, ainsi que Thomas Crown, remake de The Thomas Crown Affair signé par John «Piège de cristal» McTiernan avec Pierce Brosnan, alias James Bond, dans le rôle titre. Attendu aussi : The General’s Daughter de Simon West, polar sur fond de scandale militaire avec un très efficace John Travolta. Relative indépendance Conscients qu’il était de plus en plus difficile d’attirer les productions de Hollywood qui hésitent à affronter les risques inhérents à une compétition, les organisateurs de Deauville se sont tournés depuis cinq ans vers le cinéma «indépendant». Or, ce cinéma n’a d’indépendant souvent que le nom car, à l’exclusion de quelques rares francs-tireurs, il est paradoxalement souvent produit par le biais des filiales des multinationales ou majors. À défaut d’être indépendant financièrement, ce cinéma l’est un peu dans la nature des sujets proposés, moins conventionnels que ceux des grands studios. Deauville a ainsi permis au cours de ces dernières années de mettre en lumière des cinéastes plus atypiques, comme Tom DiCillo (avec Ça tourne à Manhattan), Neil LaBute (En compagnie des hommes, Entre amis et voisins), ou les frères Andy et Larry Wachowki (Bounden 1996), passés depuis à l’ennemi avec Matrix, un des triomphes de l’été. Cette année, parmi les dix films en compétition, on notera le retour de Amos Kollek, sensation de l’édition 98 avec Sue perdue dans Manhattan, qui propose cette fois Fiona, avec son actrice fétiche Anna Thomson, et de Marc Levin, Caméra d’or à Cannes l’an dernier avec Slam, qui lèvera le voile cette année sur Whiteboys étonnante comédie racontant la fascination pour la culture hip hop de teen-agers du Middle West américain. Attendu également, hors compétition, Jakob The Liar, une comédie tragique de Peter Kassovitz avec Robin Williams comme interprète principal qui se déroule pendant la guerre, dans le ghetto de Varsovie. En clôture, sera présenté A Midsummer Night’s Dream, adaptation de la pièce de William Shakespeare signée par Michael Hoffmann, avec une distribution de prestige (Rupert Everett, Claire Forlani, Kevin Kline, Sophie Marceau, Michelle Pfeiffer... Enfin, hommage sera rendu pendant le festival – présidé par le réalisateur français Régis Wargnier – à cinq personnalités du 7e art : Robin Williams, Al Pacino, Michael Caine, le compositeur Maurice Jarre et Ang Lee, dont le dernier film, Ride With The Devil sera présenté en avant-première mondiale le 9 septembre.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le 25e festival du cinéma américain de Deauville, qui s’ouvrira vendredi, présentera un large éventail de la production actuelle aux États-Unis à l’exclusion de deux films phares très attendus: Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick et La menace fantôme de George Lucas. Le premier, déjà sorti aux États-Unis cet été, a réservé l’exclusivité de sa première européenne à la Mostra de Venise. Le second, premier épisode de la saga «Starwars», fait l’impasse sur les festivals, son réalisateur estimant qu’il n’a rien à gagner à se risquer dans des compétitions qui sont rarement tendres à l’égard du cinéma grand public. En dépit de l’absence de ces deux poids lourds, les amateurs de divertissement se consoleront entre le 3 et le 12 septembre à Deauville (nord-ouest de la France) avec quelques productions...