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Actualités - Chronologie

Football - Ukraine-France Lemerre invoque l'esprit Mondial (photo)

Le sélectionneur national, Roger Lemerre, a invoqué mardi l’esprit Coupe du monde pour mobiliser la France avant deux matches décisifs pour la qualification à l’Euro 2000. «On doit retrouver le même engagement que pendant la Coupe du monde», a-t-il déclaré au premier jour du stage des Bleus à Clairefontaine en vue de leurs chocs du groupe 4 contre l’Ukraine samedi et l’Arménie le 8 septembre. Pour le successeur d’Aimé Jacquet, c’est sur la solidarité et la cohésion que se jouera la qualification. «Ce qui est le plus important, c’est de passer de l’attaque à la défense et inversement. C’est comme ca que l’on gagne des matches», a-t-il dit. «J’ai dit aux joueurs que si je les avais choisis, c’était pour ça, pour leur aptitude à alterner jeu défensif et jeu offensif», a-t-il ajouté. Pour se mettre tout à fait à l’abri, les Bleus ont tout intérêt à gagner samedi à Kiev, mais Fabien Barthez refuse tout excès de pression. «Je ne me fais pas de bile, je sens l’équipe prête à aller loin. Nous irons à l’Euro 2000», assure-t-il. «Mais s’il y avait défaite face à l’Ukraine, ce ne serait pas un drame national. Il y a suffisamment de problèmes sur cette terre pour éviter d’en faire un drame national. Nous sommes là pour apporter du plaisir», ajoute-t-il. Comme les autres, Barthez a vu son capital confiance décuplé par le retour de Zinedine Zidane, l’homme providentiel de l’équipe de France. «Zidane, c’est le meilleur joueur du monde. Il est revenu et c’est la belle vie. Quand il est là, c’est parfait», assure-t-il. L’intéressé sait bien qu’il est attendu au tournant, mais il assume parfaitement son retour aux affaires après une fin de saison gâchée par une blessure au genou. «La condition arrive petit à petit. Je suis très heureux de revenir en équipe de France», dit-il. «J’ai hâte de rejouer. On a deux matches très importants. Je suis là pour apporter quelque chose à l’équipe, mais l’équipe ne se résume pas à moi», précise-t-il. «On attend beaucoup de moi, ça ne me gêne pas, c’est normal». Pour Alain Boghossian, l’un des milieux de terrain pressentis pour suppléer à l’absence de l’autre héros de la finale du Mondial, Emmanuel Petit, la peur de l’élimination va donner des ailes au groupe France. «Nous sommes le dos au mur et c’est souvent comme ça qu’on marche bien», a-t-il dit. Sevré de haute compétition pendant de longs mois, Zinedine Zidane entend assouvir avec l’équipe de France – dès samedi – sa grosse faim de football. Six mois après sa dernière apparition chez les Bleus, le 10 février face à l’Angleterre (2-0), Zinedine Zidane s’est replongé avec délectation dans l’univers familier de Clairefontaine. Badin, disert, le ballon d’or a conscience d’être perçu comme l’homme providentiel susceptible de transformer les incertitudes en succès. Il s’en accomode, tout en refusant l’étiquette de sauveur. « Je reviens avec une grosse faim » Q : Où en êtes vous physiquement, quatre mois après votre opération au genou droit ? R : «La condition revient peu à peu. Avec la Juventus de Turin, j’ai enfin disputé une rencontre dans son intégralité, dimanche, face à la Reggina. J’éprouve de bonnes sensations de jeu, même si je ne suis pas encore à 100 %. J’ai bon espoir d’aller encore mieux samedi à Kiev. Ca fait près de six mois que je n’ai pas porté le maillot frappé du coq. Je suis en état de manque. Je reviens avec une grosse faim». Q : Avez-vous conscience qu’on attend désormais que votre présence en sélection ait le même poids que votre défection ? R : «Je veux apporter le petit plus. On a toujours été exigeant avec moi. Ça ne me gêne pas outre mesure. J’ai appris à vivre avec cette pression. Mais je ne dirais jamais avant une rencontre : je vais sauver ma sélection ou inscrire un ou deux buts. Personne n’est indispensable. Il n’existe pas une équipe avec et une autre sans Zidane. L’équipe de France représente un tout». Q : Cet Ukraine-France ressemble-t-il vraiment au Roumanie-France, d’octobre 1995, déjà décisif pour l’accession au précédent Euro ? R : «Les conditions sont à peu près les mêmes. On s’imagine le même type de rencontre face à un adversaire de grande valeur. On était déjà au pied du mur avant de se rendre à Bucarest et rares étaient ceux à croire réellement en nos chances. On s’était imposés (3-1) en joignant la manière. On a le potentiel pour rééditer cet exploit, en s’appuyant d’abord sur notre défense, qui constitue notre atout majeur depuis pas mal de temps déjà. On a besoin de montrer qu’on est plus forts que tout le monde. On se le doit, un point c’est tout. Je n’imagine pas une seconde un Euro 2000 sans les champions du monde».
Le sélectionneur national, Roger Lemerre, a invoqué mardi l’esprit Coupe du monde pour mobiliser la France avant deux matches décisifs pour la qualification à l’Euro 2000. «On doit retrouver le même engagement que pendant la Coupe du monde», a-t-il déclaré au premier jour du stage des Bleus à Clairefontaine en vue de leurs chocs du groupe 4 contre l’Ukraine samedi et l’Arménie le 8 septembre. Pour le successeur d’Aimé Jacquet, c’est sur la solidarité et la cohésion que se jouera la qualification. «Ce qui est le plus important, c’est de passer de l’attaque à la défense et inversement. C’est comme ca que l’on gagne des matches», a-t-il dit. «J’ai dit aux joueurs que si je les avais choisis, c’était pour ça, pour leur aptitude à alterner jeu défensif et jeu offensif», a-t-il ajouté. Pour se...