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Actualités - Chronologie

Francophonie Consensus presque parfait au Conseil permanent de Moncton

Le Conseil permanent de la francophonie (CPF) a tenu à Moncton (Nouveau-Brunswick, est du Canada) sa réunion préparatoire au sommet de la francophonie dans un consensus presque parfait, selon les indications fournies par le secrétariat général de l’organisation. Le CPF, présidé par le secrétaire général Boutros Boutros-Ghali, était chargé de mettre la dernière main à la préparation du sommet, qui se tiendra du 3 au 5 septembre. Selon un responsable du secrétariat ayant requis l’anonymat, l’essentiel des documents qui devraient émaner du sommet – déclaration finale et plan d’action – ont fait l’objet d’un accord des hauts fonctionnaires et diplomates (ou sherpas) représentant les chefs d’État ou de gouvernement à la CPF. Le seul sujet sur lequel les participants ne se sont pas accordés, selon la même source, est celui des nouvelles adhésions, précisément du passage de la Macédoine et de l’Albanie du statut d’observateur à celui de membre en titre. «Ce ne sont pas ces pays en tant que tels qui sont refusés, mais certains préféreraient approfondir la francophonie plutôt que l’élargir», a indiqué le responsable. «La table est bien dressée pour un sommet où il n’y a pas de problème et où on pourra discuter sur le fond», a-t-il encore déclaré. M. Boutros-Ghali a en outre présenté aux membres du CPF son rapport d’activité depuis que son poste a été créé et qu’il y a été nommé en 1997 à Hanoi. Dans ce rapport, M. Boutros-Ghali demande aux États membres des moyens supplémentaires humains et financiers pour répondre «aux demandes de plus en plus nombreuses qui nous sont faites en matière politique et diplomatique». Il souhaite renforcer la collaboration avec les organisations internationales dont plusieurs représentants – y compris le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan – devraient d’ailleurs assister à ce sommet. M. Boutros-Ghali manifeste le souhait que la francophonie «pousse plus avant la réflexion et l’analyse sur l’état réel d’avancement de la démocratie dans l’espace francophone». Le rapport évoque en outre plusieurs actions diplomatiques menées par l’organisation : médiations dans des pays membres en crise comme la RDCongo ou le Burundi, accompagnement de processus électoraux ou formation de formateurs en droits de l’homme, ainsi que des initiatives dans le domaine de l’éducation ou de la culture. Le CPF, prévu initialement pour durer deux jours, mais réduit à un seul, sera suivi mardi et mercredi par la Conférence ministérielle de la francophonie, une instance nettement plus politique où chaque État membre est représenté par son ministre des Affaires étrangères ou chargé de la francophonie. Par ailleurs, un «sommet parallèle» s’est ouvert lundi à Moncton à l’initiative d’ONG et de syndicats, pour parler notamment de développement international, de droits de l’homme et de mondialisation. Une pétition devrait être remise par les organisateurs à M. Boutros-Ghali. L’organisation internationale de la francophonie rassemble 52 membres de 49 pays, soit une population de quelque 500 millions de personnes.
Le Conseil permanent de la francophonie (CPF) a tenu à Moncton (Nouveau-Brunswick, est du Canada) sa réunion préparatoire au sommet de la francophonie dans un consensus presque parfait, selon les indications fournies par le secrétariat général de l’organisation. Le CPF, présidé par le secrétaire général Boutros Boutros-Ghali, était chargé de mettre la dernière main à la préparation du sommet, qui se tiendra du 3 au 5 septembre. Selon un responsable du secrétariat ayant requis l’anonymat, l’essentiel des documents qui devraient émaner du sommet – déclaration finale et plan d’action – ont fait l’objet d’un accord des hauts fonctionnaires et diplomates (ou sherpas) représentant les chefs d’État ou de gouvernement à la CPF. Le seul sujet sur lequel les participants ne se sont pas accordés, selon la...