N’en déplaise à l’Américain Maurice Greene, c’est son compatriote Michael Johnson qui restera la star des Mondiaux d’athlétisme de Séville, ultime rendez-vous du millénaire marqué de paris tenus et d’autres manqués, et d’un très bon niveau en matière de performances. En 43 sec 18/100, Michael Johnson a posé une empreinte indélébile sur ce sommet. Son record du monde plus le titre conquis avec le relais 4x400 m au jour de la clôture ont fait de lui l’homme le plus «doré» de l’histoire des mondiaux avec neuf pépites, soit désormais une de plus que son compatriote Carl Lewis. Série en cours... La loco de Waco a offert l’un des rares moments d’émotion, donnant aux spectateurs l’impression d’avoir vécu un moment privilégié. Tout comme le Marocain Hicham el-Guerrouj lors de son deuxième couronnement sur 1 500 m, et à un titre plus «locale», le sacre-surprise de Montalvo à la longueur et celui d’Abel Anton au marathon, deux cadeaux pour le public espagnol. Maurice Greene a fait mieux que confirmer son statut d’homme le plus rapide de la planète qu’il s’était octroyé mi-juin à Athènes. Il a tenu son pari de trois médailles d’or en ajoutant à la ligne droite le titre du 200 m, puis permettant au 4x100 m américain de goûter à une première place qui lui avait échappé lors des deux précédents Mondiaux ainsi qu’aux Jeux d’Atlanta. Là encore, série en cours... Raté de Jones La déception est venue de Marion Jones. L’Américaine a totalement manqué son défi d’enlever quatre médailles d’or, annoncé à grand renfort de publicité, pour quitter l’Andalousie avec une d’or, une de bronze et... une inquiétante blessure. Le titre de son époux-lanceur, C.J. Hunter, qui fut une agréable surprise, ne sera finalement qu’une maigre consolation. Jones et son entourage devront tirer les leçons de l’échec sur le sautoir, mais aussi de la blessure si Little Marion veut reprendre sa série victorieuse et devenir la grande championne de l’histoire de l’athlétisme qu’elle a toujours rêvé d’être. Au-delà de sa réussite individuelle, Maurice Greene a été l’un des auteurs de performances mondiales en s’approchant à un centième de son record du monde du 100 m. Sa compatriote Gail Devers s’est illustrée en avalant les haies hautes à une vitesse jamais atteinte cette saison, Hicham el-Guerrouj a taquiné son record du monde du 1 500 m, tandis que le Russe Maksim Tarasov planait à 6,02 m, hauteur jamais atteinte par Serguei Bubka lors des six précédents sacres. Les États-Unis sont restés la nation-phare, loin devant tout le monde dans la moisson de l’or (11) mais avec seulement une longueur d’avance sur l’Allemagne au total des médailles (17 contre 16), tandis que la Russie a enregistré une nette progression en matière de titres avec six contre seulement un à Athènes. Dopage discret Le Kenya a enregistré son plus mauvais score depuis 1983 avec une seule médaille d’or tandis que Cuba accusait le coup en l’absence d’Ana Quirot et Javier Sotomayor malgré une surprise nommée Daimi Pernia (400 m haies). L’Éthiopien Haile Gebreselassie pouvait se réjouir du soutien des jeunes troupes (2 or et 3 bronze) et l’Australie, bien qu’obtenant le même total qu’à Athènes (4 dont 1 d’or), prouvait qu’elle préparait ses Jeux de l’an 2000 avec neuf finalistes de plus qu’en 1997. En matière de dopage, on pouvait craindre le pire avec la révélation, deux jours avant le lancement des Mondiaux, du cas de Merlene Ottey, qui s’ajoutait à la liste déjà riche d’anciennes têtes couronnées ayant subi un contrôle positif comme Javier Sotomayor et Linford Christie. Mais le sujet n’a finalement occupé qu’une toute petite place pendant la compétition avec seulement deux cas positifs dont une seule suspension, celle du sprinteur nigérian Davidson Ezinwa. Mais la vigilance doit être de rigueur durant la période postmondial...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats N’en déplaise à l’Américain Maurice Greene, c’est son compatriote Michael Johnson qui restera la star des Mondiaux d’athlétisme de Séville, ultime rendez-vous du millénaire marqué de paris tenus et d’autres manqués, et d’un très bon niveau en matière de performances. En 43 sec 18/100, Michael Johnson a posé une empreinte indélébile sur ce sommet. Son record du monde plus le titre conquis avec le relais 4x400 m au jour de la clôture ont fait de lui l’homme le plus «doré» de l’histoire des mondiaux avec neuf pépites, soit désormais une de plus que son compatriote Carl Lewis. Série en cours... La loco de Waco a offert l’un des rares moments d’émotion, donnant aux spectateurs l’impression d’avoir vécu un moment privilégié. Tout comme le Marocain Hicham el-Guerrouj lors de son deuxième...