Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les marchés attendent des éclaircissements et sanctionnent les bancaires

Les titres SG, BNP et Paribas ont reculé hier à la Bourse de Paris, les marchés boursiers attendant des dirigeants des banques des éclaircissements sur la fusion BNP-Paribas, comme sur la stratégie de la SG pour se mettre à l’abri d’un éventuel prédateur. La BNP a reculé de 2,57 % à 74,05 euros, la SG de 0,73 % à 189,60 euros et Paribas a chuté de 4,15 % à 103,90 euros. La BNP doit faire la lumière sur son projet de fusion avec Paribas, alors que pendant cinq mois elle a axé son argumentaire sur l’avantage du rapprochement des deux banques de réseau que sont SG et BNP, relèvent les analystes boursiers. «Les investisseurs restent dans le flou sur le projet industriel BNP-Paribas, qui n’a pas été développé jusqu’ici. Il reste à la direction de la BNP à démontrer aux marchés l’avantage de cette fusion, qui n’était pas voulue par Paribas», indiquait un analyste spécialiste du secteur. «La BNP avait même été critique vis-à-vis du projet SG-Paribas et c’est finalement le même genre de projet, dont elle ne voulait pas, qu’elle va devoir mettre en œuvre», indiquait un autre analyste. La direction de la BNP devrait rendre public son projet de fusion avec Paribas vers la mi-septembre, au moment de l’annonce des résultats semestriels des deux banques, a-t-on indiqué à la BNP. «La taille, la force de BNP-Paribas nous permettent d’envisager le développement de nos alliances européennes avec dynamisme et sérénité», a déclaré le PDG de la BNP Michel Pébereau, ajoutant avoir «l’intention de renforcer (sa) coopération avec Dresdner Bank». La fusion sera réalisée suivant le «principe des 6 jours, 6 semaines, 6 mois», avait-il déclaré: «6 jours pour mettre en place les équipes dirigeantes, 6 semaines pour lancer le processus de fusion à tous les niveaux, 6 mois pour le mener à bien». Dans ce contexte, les 30 membres du comité directeur de Paribas et les 23 membres du comité directeur de la BNP étaient de nouveau réunis hier pour étudier la constitution du comité exécutif commun, qui sera à la tête du nouvel ensemble. À la SG, où le PDG Daniel Bouton a réuni les cadres avant de partir en vacances, le mot d’ordre est désormais «back to business». Première priorité, la Société générale, considérée par les marchés comme une proie possible pour une banque étrangère, doit présenter une stratégie de rechange, après l’échec de son projet de mariage avec Paribas. La banque, qui veut maintenir son indépendance, n’envisage pas de conclure «une alliance avec un partenaire, mais plusieurs partenariats», a-t-on indiqué à la SG. «Nous n’avions pas qu’un fusil à un coup. Tout au long de l’année dernière, nous avons réfléchi à plusieurs pistes avant de lancer notre projet de fusion avec Paribas, fin janvier. Nous allons désormais reprendre ces réflexions où elles en étaient», a indiqué cette source. Son léger recul en Bourse montre que les marchés parient qu’à court terme, elle saura se mettre à l’abri des appétits étrangers.
Les titres SG, BNP et Paribas ont reculé hier à la Bourse de Paris, les marchés boursiers attendant des dirigeants des banques des éclaircissements sur la fusion BNP-Paribas, comme sur la stratégie de la SG pour se mettre à l’abri d’un éventuel prédateur. La BNP a reculé de 2,57 % à 74,05 euros, la SG de 0,73 % à 189,60 euros et Paribas a chuté de 4,15 % à 103,90 euros. La BNP doit faire la lumière sur son projet de fusion avec Paribas, alors que pendant cinq mois elle a axé son argumentaire sur l’avantage du rapprochement des deux banques de réseau que sont SG et BNP, relèvent les analystes boursiers. «Les investisseurs restent dans le flou sur le projet industriel BNP-Paribas, qui n’a pas été développé jusqu’ici. Il reste à la direction de la BNP à démontrer aux marchés l’avantage de cette fusion,...