Tel le phœnix renaissant de ses cendres, Andre Agassi, relancé par son magistral succès au printemps sur la terre battue parisienne, revient à Flushing Meadows comme un des hommes à battre de l’US Open, avec l’ambition d’accrocher à son palmarès pour la seconde fois la levée américaine du Grand Chelem cinq ans après son unique succès. Tout a été dit, ou presque, sur la carrière en dents de scie du Kid de Las Vegas, tombé il y a deux ans à la 141e place du classement mondial et revenu, à force de volonté et d’ambitions retrouvées, en deuxième position à une portée de tir de Pete Sampras, son vainqueur de Wimbledon. Rien ne pourra égaler pour Agassi les émotions intenses ressenties après son succès à Roland Garros qui en avait fait le cinquième joueur de l’histoire vainqueur – dans le désordre – des quatre tournois du Grand Chelem et qui ponctuait un retour au premier plan unique dans les annales du tennis moderne. Mais depuis, la forme ne s’est pas démentie (même s’il a dû subir la loi de Sampras en finale de Wimbledon) comme l’atteste son succès il y a dix jours au tournoi de Washington en donnant la leçon en finale au Russe Evgueni Kafelnikov. Depuis ses débuts en mai à Roland Garros, Agassi a disputé 32 matches et n’en a perdu que quatre, trois contre Sampras et un contre Kafelnikov. Autant dire qu’Agassi ne craint en principe pas grand-chose contre des adversaires de moindre renom. Ce dont il peut profiter, dans sa moitié de tableau où un tirage au sort favorable lui a fourni des adversaires à sa portée comme entrée en matière, pour arriver en seconde semaine sans trop puiser dans ses réserves. Tout cela en fait pour les Américains, dont il était depuis longtemps le chouchou, le grand favori de l’épreuve. Un sondage effectué par la Fédération américaine auprès du public du tennis a confirmé de manière surprenante cette cote d’amour avec 43 % des personnes interrogées voyant Agassi sortir en vainqueur de la quinzaine new-yorkaise, contre 26 % pour Sampras et 17 % pour Rafter, tenant du titre depuis deux ans. Un pronostic sans doute un tantinet exagéré et Agassi ne s’y trompe pas. Il fait de Sampras, dont il reconnaît que, dans un bon jour, il faut savoir attendre et «surtout avoir de la chance», et de Rafter les deux hommes à battre du tournoi.. Sampras pour une treizième levée Pete Sampras, donné sur le déclin il y a quelque mois à peine, est redevenu l’homme à battre. Relancé par sa sixième victoire sur le gazon de Wimbledon, l’Américain s’impose comme le favori logique de l’US Open.. Le numéro un mondial, qui vise un cinquième succès à New York et une treizième victoire record dans un tournoi du grand chelem, aborde la levée américaine, à partir de lundi sur les terrains en dur de Flushing Meadows, en ayant affiché tout au long de l’été une forme étincelante. Dans la foulée de sa réussite sur le gazon anglais, il a ajouté trois tournois à un palmarès déja copieux et 24 victoires consécutives jusqu’à son abandon en quart de finale à Indianapolis pour une blessure bénigne dont il affirme être maintenant remis. Mais tout n’ira pas tout seul pour Sampras qui a hérité d’un tableau difficile en commençant par un premier tour contre le jeune Russe Marat Safin (33e ATP), un des grands espoirs du tennis mondial, qui s’est rappelé à son bon souvenir en brillant la semaine dernière au tournoi de Long Island. Orphelin de Steffi Graf Le tournoi féminin est lui orphelin de Steffi Graf, qui, après son succès sur la terre battue parisienne et son accession en finale de Wimbledon, a préféré mettre fin à sa carrière sans attendre l’épreuve américaine. Comme il y a deux ans, Steffi Graf sera la grande absente de l’US Open, qui commence lundi, pas pour blessure cette fois, mais de son propre chef, puisque la championne allemande a décidé cet été de raccrocher définitivement le tennis, alors qu’elle aurait eu une belle carte à jouer à Flushing Meadows. Steffi Graf, qui a remporté cinq fois l’US Open en 14 participations, s’est expliquée samedi au cours d’une conférence de presse à New York sur sa décision prise après sa victoire à Roland-Garros et sa finale perdue à Wimbledon : «La motivation n’était plus là», a-t-elle déclaré. «J’ai été un peu malade – une bronchite – cet été et je suis allée jouer à San Diego pour voir si j’étais simplement fatiguée ou en fait fatiguée de jouer, a ajouté l’Allemande. Et en y allant, j’ai su que je n’avais plus envie de disputer d’autres tournois». Steffi Graf, auréolée de ses 107 victoires en tournoi, de ses 22 titres du Grand Chelem, entre autres réalisations d’une carrière qui l’aura vue dominer le tennis féminin pendant une bonne quinzaine d’années, est ainsi venue à New York en spectatrice, après quelques semaines passées auprès de sa mère et de son frère en Floride.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Tel le phœnix renaissant de ses cendres, Andre Agassi, relancé par son magistral succès au printemps sur la terre battue parisienne, revient à Flushing Meadows comme un des hommes à battre de l’US Open, avec l’ambition d’accrocher à son palmarès pour la seconde fois la levée américaine du Grand Chelem cinq ans après son unique succès. Tout a été dit, ou presque, sur la carrière en dents de scie du Kid de Las Vegas, tombé il y a deux ans à la 141e place du classement mondial et revenu, à force de volonté et d’ambitions retrouvées, en deuxième position à une portée de tir de Pete Sampras, son vainqueur de Wimbledon. Rien ne pourra égaler pour Agassi les émotions intenses ressenties après son succès à Roland Garros qui en avait fait le cinquième joueur de l’histoire vainqueur – dans le désordre –...