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Actualités - Biographies

Lagoya, la guitare et les muscles(photo)

Maître et virtuose incontesté de la guitare classique, le guitariste français Alexandre Lagoya, qui vient de décéder à Paris à l’âge de 70 ans, a été aussi un grand pédagogue. Autodidacte de la guitare et professeur dans l’âme, Alexandre Lagoya a toujours consacré un temps important à l’enseignement, devenu partie intégrante de sa vie de musicien. Né le 21 juin 1929 à Alexandrie (Égypte), d’un père grec et d’une mère italienne, Alexandre Lagoya découvre la guitare à l’âge de sept ans. «Ce fut le choc, la révélation de ma vie», dira-t-il plus tard. À treize ans, il donne son premier concert public à Alexandrie. À l’âge de quinze ans, il enseigne déjà la guitare et le solfège. De cette époque, il gardera sa grande ouverture d’esprit. «J’ai été élevé dans la familiarité de toutes les nations, de toutes les langues, de toutes les cuisines et de toutes les religions», dira-t-il à plusieurs occasions. Mais sa véritable carrière commence en France, où il arrive en 1950. Il épouse en 1952 la guitariste française Ida Presti, qui formera avec lui jusqu’à la mort de celle-ci, en 1967, un duo au talent universellement reconnu. En 1969, il fonde la classe de guitare au Conservatoire national supérieur de musique (CNSM) de Paris, après avoir introduit avec son épouse cet instrument dans l’enseignement de la Schola Cantorum à Paris. Il ne quittera ses fonctions de professeur de guitare au Conservatoire qu’en 1994, atteint par la limite d’âge. Après le décès de son épouse, il entame une seconde carrière en solo, tout en continuant l’enseignement de son art aux jeunes guitaristes. Élève du Brésilien Villa-Lobos, Alexandre Lagoya a fait de la guitare un instrument de concert et non simplement d’accompagnement et lui a redonné ses lettres de noblesse. Sa carrière l’a conduit dans les plus célèbres salles du monde, où il a donné en moyenne une centaine de concerts par an. Son répertoire comprend aussi bien les contemporains que les grands classiques. Pour lui, la guitare, justement, est l’instrument d’expression privilégié pour toutes les musiques. «Ma guitare à moi est le plus humain des instruments. On la serre contre son cœur», disait-il souvent. Curieux de tout et fin gastronome, il cultivait avec un égal bonheur toute la palette des goûts et des saveurs. Fanatique de sport, il a participé à des matches de boxe amateur et s’imposait des exercices de musculation quotidiens. Il confiait même à ses élèves qu’il valait mieux faire des exercices physiques pour muscler bras et doigts que de travailler huit heures durant sa guitare.
Maître et virtuose incontesté de la guitare classique, le guitariste français Alexandre Lagoya, qui vient de décéder à Paris à l’âge de 70 ans, a été aussi un grand pédagogue. Autodidacte de la guitare et professeur dans l’âme, Alexandre Lagoya a toujours consacré un temps important à l’enseignement, devenu partie intégrante de sa vie de musicien. Né le 21 juin 1929 à Alexandrie (Égypte), d’un père grec et d’une mère italienne, Alexandre Lagoya découvre la guitare à l’âge de sept ans. «Ce fut le choc, la révélation de ma vie», dira-t-il plus tard. À treize ans, il donne son premier concert public à Alexandrie. À l’âge de quinze ans, il enseigne déjà la guitare et le solfège. De cette époque, il gardera sa grande ouverture d’esprit. «J’ai été élevé dans la familiarité de toutes...