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Actualités - Chronologie

Igor Ivanov, un diplomate de carrière

Igor Ivanov, confirmé dans ses fonctions de ministre des Affaires étrangères, occupe ce poste depuis près d’un an après sa nomination par l’ex-Premier ministre Evgueni Primakov. Cet homme posé tente de défendre, conformément à la ligne tracée par le Kremlin, une diplomatie de «grande puissance» pour la Russie. Éminence grise de M. Primakov à l’époque où ce dernier était aux Affaires étrangères, Igor Ivanov, 52 ans, a conservé son poste bien que son ancien patron ait rejoint le maire de Moscou, Iouri Loujkov, ennemi juré du Kremlin. Le chef de la diplomatie russe a dû avaler ces derniers temps plusieurs couleuvres sur le dossier du Kosovo en particulier. La première a été la nomination au plus fort de la crise yougoslave de l’ex-Premier ministre Viktor Tchernomyrdine, comme représentant du Kremlin pour la Yougoslavie. Le second camouflet aura été l’arrivée de parachutistes russes sur l’aéroport de Pristina (Kosovo) le 12 juin avant même le débarquement des troupes de l’Otan dans la province, dont il n’avait pas été mis au courant. Il alla même jusqu’à annoncer sur la chaîne CNN leur retrait avant d’être désavoué. Parlant anglais et espagnol, ce diplomate dans l’âme était entré au ministère des Affaires étrangères soviétique en 1973. Il n’a jamais quitté la diplomatie depuis. Diplômé de l’Institut Maurice Thorez des langues étrangères, il avait auparavant travaillé à l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales, rattaché à l’académie des sciences soviétiques. Depuis décembre 1993, M. Ivanov était premier vice-ministre des Affaires étrangères. C’est cet homme au crâne dégarni qui assurait l’intérim de M. Primakov lorsque ce dernier était absent du pays. Avant d’être appelé à ces fonctions, M. Ivanov avait notamment été ambassadeur à Madrid en 1991 et 1992. Il avait été pour la première fois en poste en Espagne à la fin des années 1970 comme conseiller commercial avant de devenir dans cette même ambassade premier secrétaire, puis conseiller. À Moscou, il a eu l’occasion de fréquenter la classe politique puisqu’il a représenté les intérêts du ministère des Affaires étrangères auprès de la Douma.
Igor Ivanov, confirmé dans ses fonctions de ministre des Affaires étrangères, occupe ce poste depuis près d’un an après sa nomination par l’ex-Premier ministre Evgueni Primakov. Cet homme posé tente de défendre, conformément à la ligne tracée par le Kremlin, une diplomatie de «grande puissance» pour la Russie. Éminence grise de M. Primakov à l’époque où ce dernier était aux Affaires étrangères, Igor Ivanov, 52 ans, a conservé son poste bien que son ancien patron ait rejoint le maire de Moscou, Iouri Loujkov, ennemi juré du Kremlin. Le chef de la diplomatie russe a dû avaler ces derniers temps plusieurs couleuvres sur le dossier du Kosovo en particulier. La première a été la nomination au plus fort de la crise yougoslave de l’ex-Premier ministre Viktor Tchernomyrdine, comme représentant du Kremlin pour la...