Aventure - L'iranienne découvre le parapente Seule dans le ciel de Téhéran(photo)
le 23 août 1999 à 00h00
Une vingtaine d’Iraniennes, de 13 à 33 ans, ont été les premières, dimanche, à pouvoir s’élancer dans les airs grâce au parapente, un sport de plus en plus en vogue en Iran et qui vient de s’ouvrir aux femmes. Des casques coiffant leurs foulards noirs et les traditionnels manteaux islamiques couvrant leurs combinaisons de sport, l’équipe de jeunes femmes est arrivée tôt sur la colline de l’Imamzadeh Hachem, à quelque 80 kilomètres au nord-est de Téhéran pour se préparer à l’aventure. «C’est fascinant. Seulement, il ne faut pas avoir peur», commente Nadia, une jeune femme d’une vingtaine d’années, avant de prendre le départ. Le parapente est devenu non seulement un sport, mais aussi un véritable plaisir pour les jeunes Iraniens. Ce dimanche, dix membres de l’équipe ont pu goûter leur premier «vol» après avoir passé le cap des cours théoriques. «J’avais tellement rêvé d’être accrochée au parapente seule dans le ciel», raconte Nadia, en soulignant qu’elle avait eu un sentiment de «pouvoir» pour son premier essai. Pour cette première journée de cours pratiques, l’équipe, accompagnée de deux femmes entraîneurs et de trois guides, avait choisi les collines pas très hautes de la région d’Ab-Ali, près de Téhéran. «Nous connaissons le parapente en théorie, mais c’est aujourd’hui que cela devient sérieux», a indiqué Sima, un autre membre de l’équipe portant son casque rouge sur son foulard noir. Une fois prêtes, leurs manteaux entortillés sous les sangles du parapente, elles avancent d’abord lentement sur une pente de la colline avant de la dévaler puis de se laisser emporter par le vide. Football et pilotage Le parapente est sans doute le dernier-né des sports accessibles aux Iraniennes en république islamique. Depuis la révolution islamique de 1979, les femmes ne pouvaient pratiquer en public que certains sports où elles peuvent rester voilées, comme l’équitation, le tir, ou le ski. Mais de plus en plus, elles s’intéressent à d’autres sports comme le football et le pilotage. «Compte tenu d’une demande de plus en plus importante parmi les filles, dans les villes et aussi dans les villages, le football féminin sera très prochainement au menu des disciplines sportives» du pays, avait déclaré récemment Mame Faezeh Hachémi, députée et fille de l’ancien président Ali Akbar Hachemi-Rafsandjani. Mme Hachémi est sans doute la principale promotrice du sport féminin depuis la révolution. Le football est de loin le sport le plus populaire en Iran avec la lutte, et la qualification du pays pour la Coupe du monde en France avait provoqué une vague d’enthousiasme à travers tout le pays, y compris chez les femmes.
Une vingtaine d’Iraniennes, de 13 à 33 ans, ont été les premières, dimanche, à pouvoir s’élancer dans les airs grâce au parapente, un sport de plus en plus en vogue en Iran et qui vient de s’ouvrir aux femmes. Des casques coiffant leurs foulards noirs et les traditionnels manteaux islamiques couvrant leurs combinaisons de sport, l’équipe de jeunes femmes est arrivée tôt sur la colline de l’Imamzadeh Hachem, à quelque 80 kilomètres au nord-est de Téhéran pour se préparer à l’aventure. «C’est fascinant. Seulement, il ne faut pas avoir peur», commente Nadia, une jeune femme d’une vingtaine d’années, avant de prendre le départ. Le parapente est devenu non seulement un sport, mais aussi un véritable plaisir pour les jeunes Iraniens. Ce dimanche, dix membres de l’équipe ont pu goûter leur premier...
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