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Actualités - Chronologie

Jones rejoint Hunter : les époux donnent le ton

C.J. Hunter, l’époux, avait donné le ton la veille avec l’or du lancer du poids. Marion Jones, la jeune épouse, a répondu en conservant sa couronne mondiale du 100 mètres, dimanche à Séville. «La victoire de C.J. fut une immense source de motivation, un moment fort surtout parce que j’ai toujours pensé qu’il n’avait pas la reconnaissance qu’il mérite», expliquait Marion Jones après les festivités d’un sacre attendu. Un titre qu’elle avouait moins important que celui de 1997 «car c’était là mon premier titre en athlétisme». À Séville, elle n’était plus la basketteuse qui revenait à ses premières amours. Mais une tenante du titre de 23 ans, la plus rapide du lot et donc la favorite incontestable, malgré les pointes de vitesses de rivales telles sa compatriote Inger Miller et la Grecque Ekaterini Thanou. Pourtant, dans les tribunes, C.J. avait le visage fermé en regardant sa championne se préparer. Quelques mots vers la ligne d’arrivée puis les yeux fermés comme pour imaginer sa course, enfin quelques tapes sur les cuisses pour réveiller les derniers muscles, et Jones s’installait dans les starting blocks. Au premier coup de pistolet, Miller était à la faute. Au second en revanche, la bataille était lancée. Et la puissance de Jones faisait rapidement la différence. Elle se détachait peu à peu, portées – sans les entendre – par les encouragements de son époux. Jusqu’à la ligne d’arrivée, franchie en 10 sec 70/100 et avec près de deux mètres d’avance sur Miller. Elle sur la piste et lui dans les tribunes laissaient simultanément laisser éclater leur joie. Celle d’avoir accompli une nouvelle partie d’un plan... «Avec C.J., nous avions prévu de gagner 5 médailles d’or. Avec deux en poche, on est sur la bonne voie», plaisantait Jones, retrouvant son sérieux pour évoquer la deuxième étape de son défi, le concours de longueur lundi. Arron a sombré Christine Arron a sombré en finale du 100 mètres des 7es championnats du monde d’athlétisme, qu’elle a terminé, à une très décevante sixième place, dimanche à Séville, en réussissant toutefois son meilleur temps de la saison (10 sec 97). La Guadeloupéenne n’a jamais été dans une course où l’Américaine Marion Jones a sans problème signé la première levée de son pari insensé: réaliser un Grande Chelem en s’octroyant quatre médailles d’or dans le stade olympique andalou au terme des 100 et 200m, de la longueur et d’un relais. Pourtant, la championne d’Europe avait plutôt réalisé d’honnêtes départs en finale lors des deux jaillissements de la lourde et moite soirée. Sur le faux départ de l’Américaine Inger Miller d’abord, puis ensuite lors du véritable emballage. Budapest est donc bien loin pour la protégée de Jacques Piasenta où, il y a un an, elle avait superbement conquis le titre européen en semblant à même de pouvoir inquiéter sa rivale d’outre-Atlantique, sublime de facilité au dessus du lot dimanche tout au long d’une la ligne droite «avalée» en 10 sec 70. Crânement, Christine Arron n’invoquera aucune excuse à l’issue de la course où elle a suivi à distance Jones, mais aussi Miller, 2e (10’’79), la Grecque Ekaterina Thanou, 3e (10’’84), l’Ukraienne Zhanna Pintusevich, 4e (10’’95) et l’autre Américaine Gail Devers, 5e (10’’95). Elle parlera à peine de ses injections d’anti-inflammatoires dans la chambre d’appel, juste avant la demi-finale. Une douleur au cartilage du genou gauche était revenue à la charge après les crampes de la veille. «Je n’ai tout simplement pas trouvé les accélérations qui m’étaient habituelles. Je ne pouvais pas faire davantage», a expliqué la blonde sprinteuse, un sourire voilé barrant son visage doré. En coulisses, pour les besoins de la télévision, Marie-José Pérec a encouragé sa lointaine cousine à s’engager dans le 200 mètres. «Il n’en est pas question, a précisé celle-ci. Je mettrai tout pour le relais». Il reste exactement une semaine à la détentrice du record d’Europe (10’’73) pour se reforger un moral, se protéger de la pression et de cette chaleur qu’elle exècre chaque jour un peu plus...
C.J. Hunter, l’époux, avait donné le ton la veille avec l’or du lancer du poids. Marion Jones, la jeune épouse, a répondu en conservant sa couronne mondiale du 100 mètres, dimanche à Séville. «La victoire de C.J. fut une immense source de motivation, un moment fort surtout parce que j’ai toujours pensé qu’il n’avait pas la reconnaissance qu’il mérite», expliquait Marion Jones après les festivités d’un sacre attendu. Un titre qu’elle avouait moins important que celui de 1997 «car c’était là mon premier titre en athlétisme». À Séville, elle n’était plus la basketteuse qui revenait à ses premières amours. Mais une tenante du titre de 23 ans, la plus rapide du lot et donc la favorite incontestable, malgré les pointes de vitesses de rivales telles sa compatriote Inger Miller et la Grecque...