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Actualités - Chronologie

Industrie Michelin veut battre Goodyear sur son terrain

Michelin, le groupe français de pneumatiques, va augmenter ses capacités de production aux États-Unis puis éventuellement construire une nouvelle usine pour empêcher ses concurrents, notamment Goodyear, de prendre irrémédiablement le large. Mercredi dernier, Michelin a annoncé une première tranche d’investissements de 400 millions de dollars pour augmenter ses capacités de production de caoutchouc et de pneus à la fois pour voitures et pour camions, avec à la clef la création de 400 emplois dans quatre sites industriels du manufacturier en Caroline du Sud. De plus, Michelin envisage, d’ici dix ans, la construction d’une nouvelle usine avec un millier d’emplois, qui nécessiterait un investissement de 500 millions de dollars. «Ce projet de construction d’une nouvelle usine dépend des conditions du marché et Michelin ne l’a pas encore décidé», a déclaré James Micali, président de la filiale nord-américaine de Michelin. Pour l’instant, la force de l’économie américaine, avec une forte demande pour les automobiles, amène Michelin à augmenter sa production d’autant que la concurrence est vive. Les ventes d’automobiles, de véhicules de loisirs et de pick-up devraient dépasser les 16 millions cette année, un record, selon les constructeurs qui ont écoulé 15,6 millions de véhicules en 1998. Par ailleurs, le groupe français, qui disputait encore le premier rang mondial au japonais Bridgestone en début d’année, doit maintenant faire face à la volonté de Goodyear de monter sur la plus haute marche du podium grâce à son accord de partenariat avec l’autre japonais Sumitomo (Dunlop) avec des participations croisées. Sur le seul marché nord-américain, le groupe Michelin n’a pas profité comme ses concurrents de l’embellie du marché ces dernières années et se devait de réagir.
Michelin, le groupe français de pneumatiques, va augmenter ses capacités de production aux États-Unis puis éventuellement construire une nouvelle usine pour empêcher ses concurrents, notamment Goodyear, de prendre irrémédiablement le large. Mercredi dernier, Michelin a annoncé une première tranche d’investissements de 400 millions de dollars pour augmenter ses capacités de production de caoutchouc et de pneus à la fois pour voitures et pour camions, avec à la clef la création de 400 emplois dans quatre sites industriels du manufacturier en Caroline du Sud. De plus, Michelin envisage, d’ici dix ans, la construction d’une nouvelle usine avec un millier d’emplois, qui nécessiterait un investissement de 500 millions de dollars. «Ce projet de construction d’une nouvelle usine dépend des conditions du marché et...