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Actualités - Chronologie

Iridium : la difficulté de bâtir un réseau planétaire de télécoms

La quasi-faillite d’Iridium, unique réseau mondial de télécommunications cellulaires par satellite, illustre les difficultés de construire et de rentabiliser un système de communications encore présenté comme révolutionnaire il y a quelques mois. Le consortium Iridium a récemment annoncé son incapacité à honorer une dette de 1,5 milliard de dollars. Ce défaut de paiement pousse un peu plus Iridium vers la faillite, même si les responsables ont assuré une nouvelle fois que la société étudiait toutes les opportunités pour restructurer son capital. Les difficultés sont plus aiguës chaque jour et le délai de grâce accordé le mois dernier – pour un montant de 90 millions d’intérêts d’une dette de 1,45 milliard – vient à expiration. Il y a moins d’un an, la course était acharnée entre Iridium et Globalstar, le réseau concurrent, pour être le premier à mettre en service le système de télécommunications cellulaires par satellite et Iridium a coiffé son concurrent sur le fil suite à l’échec du lancement de satellites Globalstar par une fusée russe à l’automne. Le 1er novembre, Iridium lançait son service présenté alors comme une révolution de l’usage du téléphone en sonnant le glas de l’isolement total. Grâce à ce système, l’abonné peut appeler ou être joint des espaces les plus reculés de la planète. Le système repose sur une toile déployée autour de la Terre grâce à des petits satellites (66 pour Iridium) mais aussi sur le réseau de télécommunications existant à terre (réseau filaire) afin que la totalité de la surface du monde soit couverte. Mais derrière les paillettes, la réalité économique est toute autre et le simple téléphone portable, dont l’usage est de plus en plus répandu, est un concurrent redoutable pour les systèmes comme Iridium, un consortium emmené par l’américain Motorola qui détient 18 % du capital. Globalstar, consortium bâti par l’américain Loral avec les français Alcatel et France Télécom, subira les retombées de l’échec actuel d’Iridium. «Les difficultés d’Iridium rejaillissent forcément sur les systèmes qui viendront dans la foulée, du fait de l’image négative véhiculée», avait reconnu le mois dernier Jean-Bernard Lagarde, directeur général de Tesam (Alcatel et France Télécom). Même chose pour le système ICO (du groupe Inmarsat), qui cherche à finaliser un tour de table. La multiplication des accords entre opérateurs téléphoniques sur les principaux marchés (Amérique du nord, Europe et Asie), des coûts de communications plus faibles et le prix de plus en plus bas des portables sont autant d’obstacles pour les systèmes plus onéreux Iridium ou Globalstar.
La quasi-faillite d’Iridium, unique réseau mondial de télécommunications cellulaires par satellite, illustre les difficultés de construire et de rentabiliser un système de communications encore présenté comme révolutionnaire il y a quelques mois. Le consortium Iridium a récemment annoncé son incapacité à honorer une dette de 1,5 milliard de dollars. Ce défaut de paiement pousse un peu plus Iridium vers la faillite, même si les responsables ont assuré une nouvelle fois que la société étudiait toutes les opportunités pour restructurer son capital. Les difficultés sont plus aiguës chaque jour et le délai de grâce accordé le mois dernier – pour un montant de 90 millions d’intérêts d’une dette de 1,45 milliard – vient à expiration. Il y a moins d’un an, la course était acharnée entre Iridium et...