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Actualités - Chronologie

Athlétisme - Mondiaux de Séville La métamorphose de Kipketer

C’est transformé par un accès de malaria qui a failli lui coûter la vie que Wilson Kipketer abordera les championnats du monde d’athlétisme qui débutent samedi à Séville. Le coureur danois d’origine kenyane défendra son titre de champion du monde du 800 mètres sans l’arrogance qui le caractérisait, il y a deux ans, lorsqu’il dominait outrageusement l’épreuve. Le champion est-il moins fort que par le passé? Il a enlevé avec maestria le 800 mètres des quatre meetings de la Golden League déjà disputés à Rome, Monaco, Oslo et Zurich. Son temps, le meilleur de l’année, en 1’42’’57, fait de lui le grand favori du double tour de piste à Séville. Ce qui a changé, c’est l’esprit du coureur, sa façon d’aborder ses courses et son sport. «Cette année, je prends les choses avec recul. Je suis beaucoup plus décontracté», dit-il. «Peut-être que je n’atteindrai plus jamais mon niveau de 1997, mais l’important c’est d’être là et pas dans un autre monde». Kipketer a contracté la malaria lors d’un bref voyage dans son pays natal. Il est tombé malade en janvier 1998 alors qu’il s’entraînait au Portugal. Quand j’ai eu le premier accès de fièvre, j’ignorais à quel point c’était grave. «Ce n’est que lorsque je me suis senti mieux et que j’ai vu les analyses que je me suis rendu compte à quel point c’était dangereux». Été 1997. Kipketer est irrésistible. Il égale puis améliore à deux reprises le record du monde de Sebastian Coe. Le meilleur temps mondial de la spécialité lui appartient désormais, en 1’41’’11. Aux championnats du monde d’Athènes, il enlève la médaille d’or comme une formalité. Été 1998. Tout a basculé. Après avoir été le meilleur coureur de 800 pendant quatre ans, il se remet de la malaria puis d’une pneumonie. Il effectue finalement son retour à la compétition en août, mais il ne disputera dans l’année que cinq courses au total, dont trois aux championnats d’Europe. Il termine huitième et dernier de la finale. L’erreur de 98 «L’an passé, j’ai eu un tas de problèmes. Un d’entre eux est que je tentais de revenir trop fort au plus haut niveau. C’était une erreur de vouloir disputer les championnats d’Europe. C’était bien trop tôt», déclare-t-il aujourd’hui. Kipketer a compris la leçon. Cette année, il s’est séparé de son ancien entraîneur et s’est abstenu de disputer la saison en salle, refusant notamment de défendre son titre de champion du monde en salle. Son retour au meilleur niveau cet été semble prouver que son choix était le bon. «Il est important pour moi de prendre du plaisir à courir et ne pas chercher désespérément à gagner. Les résultats suivront d’eux-mêmes», souligne-t-il. Le principal rival de Kipketer à Séville sera le Kenyan Japheth Kimutai, le numéro un mondial de la spécialité en son absence l’an passé. Kimutai a couru sur les traces de Kipketer à la fameuse St-Patrick’s School d’Iten, une des pépinières de l’athlétisme kenyan. Un autre point commun les unit, ils ont été accompagnés dans leurs premiers exploits par le même entraîneur, Brother Colm O’Connell. Cette saison, Kimutai a dû se contenter du deuxième meilleur temps mondial derrière celui de son rival, mais compte bien sur Séville pour prendre sa revanche. Le troisième larron se nomme Hezekiel Sepeng. Il a finalement trouvé un accord avec sa Fédération sud-africaine après un contentieux qui a failli le priver de Mondiaux. Sepeng a tenu le rythme de Kipketer à Zurich début août, mais, comme tous les autres cette saison, n’a jamais pu le dépasser.
C’est transformé par un accès de malaria qui a failli lui coûter la vie que Wilson Kipketer abordera les championnats du monde d’athlétisme qui débutent samedi à Séville. Le coureur danois d’origine kenyane défendra son titre de champion du monde du 800 mètres sans l’arrogance qui le caractérisait, il y a deux ans, lorsqu’il dominait outrageusement l’épreuve. Le champion est-il moins fort que par le passé? Il a enlevé avec maestria le 800 mètres des quatre meetings de la Golden League déjà disputés à Rome, Monaco, Oslo et Zurich. Son temps, le meilleur de l’année, en 1’42’’57, fait de lui le grand favori du double tour de piste à Séville. Ce qui a changé, c’est l’esprit du coureur, sa façon d’aborder ses courses et son sport. «Cette année, je prends les choses avec recul. Je suis...