Consciente de l’importance du problème que constitue le déplacement de la population au Liban, la Commission européenne, organe exécutif de l’Union européenne, finance depuis 1995 trois projets pour les déplacés libanais, pour un montant de 10 millions d’euros. Deux projets (phases I et II) ont été confiés au ministère des Déplacés et à une organisation non gouvernementale européenne, l’Institut pour la coopération universitaire (ICU). Un troisième projet est géré par une organisation non gouvernementale libanaise, l’Institut libanais de développement économique et social (Ildes). 1. Projet de Soutien à la reprise économique des déplacés dans les secteurs agricole et agro-industriel soumis par le ministère des Déplacés, d’un montant de 5 millions d’euros. Le projet est mis en œuvre par l’Institut pour la coopération universitaire (ICU) dans les cazas du Chouf et d’Aley. Un secteur agricole en crise, des villages à peine reconstruits, de vieilles techniques de production et une absence de financement agricole ont créé une situation économique non propice au retour des déplacés. Cette situation a poussé la Commission européenne à soutenir un programme d’action basé sur : l une unité de crédit capable de prêter 2 millions d’euros à des individus (jusqu’à 20 000 euros) ou à des groupements (jusqu’à 120 000 euros) avec un taux annuel de 3 % et sur une durée de 3 ans. Résultats : 450 demandes de financement dont 280 ont été transmises à la Banca di Roma (banque partenaire) desquelles 80 projets sont aujourd’hui financés, le taux de remboursement étant de 100 %. Le programme don a financé le Centre de commercialisation de produits agricoles du Chouf pour environ 120 000 euros. En collaboration avec le projet du Pnud, le programme a distribué dans 100 villages près de 200 pulvérisateurs manuels pour optimiser la distribution de pesticides et d’insecticides. 50 kits de contrôle de l’acidité de l’huile d’olive sont distribués actuellement auprès des pressoirs présents dans la région à la suite d’une formation de 4 jours. l un centre de service où l’agriculteur loue à prix coûtant le matériel pour la production et la transformation agricole (huile, fromage et vin) ainsi que des unités de démonstration technique de production rationalisée (élevage de vaches, chèvres et fleurs). L’agriculteur aura la possibilité de s’approvisionner en aliments pour le bétail ou autres intrants agricoles. Résultats : Distribution de 10 700 arbres fruitiers, certifiés virus free, à prix subventionnés; location, entretien et réparation de machines agricoles, fabrication d’outils; multiplication de plants de kiwi et d’olivier; démonstration pratique de techniques culturales plus productives et plus rentables; service d’analyses agricoles (sol, lait, végétal). l un bureau d’assistance qui répond à toutes les questions techniques et organise régulièrement des formations pratiques et théoriques. Ce bureau est en mesure de faire des analyses de sol à prix coûtant ainsi que certaines analyses foliaires. Résultats : 160 séances de formation pour 2 300 participants; 5 guides pratiques illustrés, 80 fiches techniques et 150 transparents; 6 essais démonstratifs de parcelles; service téléphonique (green line) d’appel pour conseil en coopération avec le Pnud; 2 stages d’arboriculture en Italie financés pour des agronomes du ministère de l’Agriculture. 2. Deuxième phase du projet de Soutien à la reprise économique des déplacés dans les secteurs agricole et agro-industriel, d’un montant de 1 400 000 euros - prolongement 1999-2001. Ce projet prolonge de deux ans l’action du programme et pourra ainsi non seulement poursuivre les activités de la ligne de crédit mais aussi élargir la gamme de services notamment en ce qui concerne l’arboriculture fruitière d’une part et la transformation des produits agricoles tels que la production d’huile d’olive, d’autre part. 3. Projet de Réhabilitation socio-économique des déplacés au Liban au profit de Ildes (Institut libanais de développement économique et social) pour un montant de 3,5 millions d’euros. Ce projet constitue un complément à l’action du programme du ministère des Déplacés en accordant des micro-crédits plus petits, pour différents secteurs d’activité et dans des régions autres que le Chouf, Baabda et Aley. Il alloue également des fonds pour la reconstruction de logements détruits. Le programme a été développé selon deux volets principaux : Volet 1 : Ligne de micro-crédits pour la réactivation économique des déplacés Résultats : 401 crédits octroyés pour un total d’environ 1 million d’euros, dont 30 crédits dans la région de Jezzine. Volet 2 : Fonds d’aide à l’habitat des personnes déplacées Résultats : 109 dons pour la reconstruction de logements pour un total d’environ 225 000 euros. Le projet est mis en œuvre dans les cazas de Saïda, Jezzine, Chouf, Aley et Baabda, avec possibilité d’extension dans les autres régions qui ont souffert du même problème des déplacés.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Consciente de l’importance du problème que constitue le déplacement de la population au Liban, la Commission européenne, organe exécutif de l’Union européenne, finance depuis 1995 trois projets pour les déplacés libanais, pour un montant de 10 millions d’euros. Deux projets (phases I et II) ont été confiés au ministère des Déplacés et à une organisation non gouvernementale européenne, l’Institut pour la coopération universitaire (ICU). Un troisième projet est géré par une organisation non gouvernementale libanaise, l’Institut libanais de développement économique et social (Ildes). 1. Projet de Soutien à la reprise économique des déplacés dans les secteurs agricole et agro-industriel soumis par le ministère des Déplacés, d’un montant de 5 millions d’euros. Le projet est mis en œuvre par...