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Actualités - Chronologie

Alliances entre anciens et néo-couturiers

La mode, entre les mains de groupes financiers, se traduit par des tournois proches de ceux du Moyen Âge. Moins héroïques peut-être, mais également sanglants. Le dernier en date fut celui livré entre le numéro un mondial du luxe, le groupe LVMH, et Gucci. Un peu plus tard, les collections de juillet, elles aussi, faisaient partie des combats entre généraux de la haute finance. D’un côté LVMH, de l’autre le groupe Pinault-Printemps-Redoute, dont le cheval de bataille est la griffe YSL (Yves Saint-Laurent). Givenchy sous la houlette d’Alexander McQueen, Christian Lacroix, Christian Dior, Yves Saint-Laurent. Autant de griffes «stars» pour le groupe LVMH qui tenait absolument à démentir les rumeurs annonçant le départ de John Galliano de cette prestigieuse famille économique. Mais le défilé Galliano à l’Orangerie de Versailles et peu après la prolongation de son contrat comme directeur artistique de Dior jusqu’à 2002 sont venus démentir les sombres prévisions. Face au cénacle doré des gros investisseurs émerge un cercle de nouveaux couturiers qui tentent de dynamiser une haute couture, à prix plus abordables, déclinée dans du sur mesure de haute qualité. Les prix varient entre 2 000 et 10 000 dollars environ le modèle. Parmi ces nouveaux promus se classent deux créateurs belges, Victor et Rolf, qui ont été pour la première fois invités par la Chambre syndicale à présenter leurs créations entre deux défilés de la haute couture. Autre nouveau venu, Franck Serbier, qui vient lui aussi de présenter sa collection couture, malgré le fait que son principal actionnaire vient de mourir, en juin passé. Parmi les autres «espoirs sûrs» (Stéphane Sannier, Pascal Humbert, Goran Pejkoski et l’ancien mannequin Bettina en association avec Adeline André), on découvre un nom à consonance libanaise : Robert Abi Nader. Tous ces jeunes (et moins jeunes) talents imposent une nouvelle vision de la mode qui mobilise et fait bouger sinon les foules, du moins les inspirations en revitalisant l’intérêt de la presse et du public pour un art trop longtemps enfermé dans un élitisme ruineux et anachronique.
La mode, entre les mains de groupes financiers, se traduit par des tournois proches de ceux du Moyen Âge. Moins héroïques peut-être, mais également sanglants. Le dernier en date fut celui livré entre le numéro un mondial du luxe, le groupe LVMH, et Gucci. Un peu plus tard, les collections de juillet, elles aussi, faisaient partie des combats entre généraux de la haute finance. D’un côté LVMH, de l’autre le groupe Pinault-Printemps-Redoute, dont le cheval de bataille est la griffe YSL (Yves Saint-Laurent). Givenchy sous la houlette d’Alexander McQueen, Christian Lacroix, Christian Dior, Yves Saint-Laurent. Autant de griffes «stars» pour le groupe LVMH qui tenait absolument à démentir les rumeurs annonçant le départ de John Galliano de cette prestigieuse famille économique. Mais le défilé Galliano à l’Orangerie...