L’offre du dollar s’est un peu contractée hier sur le marché des changes de Beyrouth sans pour autant céder la place au moindre regain de la demande qui est restée très réticente. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente de cette monnaie entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, qu’elle a dû achever la journée invariablement au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Pourtant, les établissements de crédit ont continué de négocier pratiquement le billet vert au bas de cette fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 502,00 et 1 502,05 LL, en l’absence d’intérêt à la demande en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes de la place. Toutefois, l’activité du marché s’est amincie pour ne pas dépasser hier quelque huit millions de dollars, absorbés en grande partie par la BDL à 1 502,00 LL, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Dollar en hausse face à l’euro, en baisse face au yen À l’étranger, le dollar est resté généralement bien orienté hier face aux principales devises européennes mais toujours contre le yen, avant et après la publication d’une progression de l’indice des prix à la consommation aux États-Unis en juillet correspondant aux attentes. Bien que les opérateurs aient été soulagés par la hausse de 0,3 % de cet indice et de 0,2 % de l’indice de base hors énergie et alimentation malgré la forte augmentation des prix du pétrole, le billet vert n’a pas pu se ressaisir face au yen qui a continué à être recherché dans le sillage des actifs japonais à la Bourse de Tokyo. Pourtant, ces chiffres, ainsi que ceux de la production industrielle américaine qui ont avancé de 0,7 % le mois dernier contre 0,1 % en juin du taux d’utilisation des capacités industrielles à 80,7 % contre 80,3 % et des mises en chantier de logement de 5,7 % contre une baisse de 5,6 % pendant la même période, n’ont pas convaincu les opérateurs à pousser l’euro au-dessous de la barre de 1,05 dollar. Cela d’autant que Wall Street éprouvait beaucoup de difficultés hier à poursuivre son mouvement ascensionnel malgré les bons chiffres américains confirmant une grande vigueur de l’économie en l’absence de pressions inflationnistes. Certes, les opérateurs ont continué à miser sur un relèvement d’un quart de point en pourcentage du taux d’intérêt interbancaire aux États-Unis lors de la réunion du comité de l’open market de la Réserve fédérale américaine (Fed), mardi prochain, ce qui semble avoir contribué à donner un coup de frein à la hausse du dollar face aux monnaies européennes et à la baisse du yen face au billet vert, après les chiffres américains. Quant à la livre sterling, elle a continué à évoluer dans des marges étroites sans tendance déterminée, les données sur l’inflation britannique et les comptes publics au Royaume-Uni publiées hier ayant eu peu d’impact sur les perspectives d’orientation de la politique monétaire de la Banque d’Angleterre. Cela étant, le dollar devait se négocier finalement sur le marché new- yorkais à la hausse contre toutes les monnaies européennes et à la baisse face au yen et ce comme suit : – 1,0515 pour un euro contre 1,0575, la veille – 1,6045 pour un sterling contre 1,6015 – 1,8600 DM contre 1,8500 – 6,2380 FF contre 6,2030 – 1,5225 FS contre 1,5155 – 1 841,40 lires contre 1 830,90 – 114,05 yens contre 114,70. Bourse de Beyrouth : stagnation de la cote Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth n’a pas bougé encore hier, en l’absence d’initiatives à l’achat et à la vente des quelques valeurs cotées, à l’exception toutefois des actions de Solidere des deux catégories A et B ainsi que de celles de la Banque Byblos et de la Bank of Beirut qui se sont toutes stabilisées. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 75,54 points comme celui des valeurs bancaires LIBX qui a reproduit son dernier niveau de la veille en affichant 179,84 points. Pour ce qui est de l’activité du marché, elle est restée très mince avec seulement 15 424 actions d’une valeur globale de 110 490 dollars. Irrégularité de Wall Street Quant à Wall Street, qui avait ouvert en hausse après la publication des chiffres américains sur l’inflation, la production industrielle et les mises en chantier de logement, elle a été tirée à la baisse par quelques dégagements bénéficiaires. Certes, les opérateurs, bien que soulagés par ces statistiques, attendent que la Fed relève son taux d’un quart de point en pourcentage à 5 1/4 % lors de la réunion de son comité de politique monétaire mardi prochain. Cela d’autant que les autres indicateurs en provenance du marché du travail publiés au début du mois pourraient inciter la Fed à penser que l’inflation a atteint un niveau à surveiller. Cela étant et compte tenu aussi de l’accès de faiblesse du secteur de la haute technologie tiré à la baisse par Hewlett-Packard qui a annoncé des résultats trimestriels décevants, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a fluctué irrégulièrement entre un plus haut à 11 111,69 points et un plus bas à 11 028,37 points, avant d’afficher en préclôture 11 036,66 points, en baisse de 10,13 points sur la veille. Les Bourses européennes divergent Les marchés d’actions européens ont terminé sur des tendances divergentes mardi, n’ayant apparemment pas tiré les mêmes conclusions de la publication de l’indice américain des prix à la consommation de juillet qui sous-tend une inflation mensuelle modérée de 0,3 %. La Bourse de Londres, principale place européenne, a accentué son repli de lundi avec un net retrait de 1,11 % de l’indice Footsie. À l’opposé, la Bourse de Madrid s’est appréciée de 1,50 %, celle de Bruxelles de 1,3 % et celle d’Amsterdam de 1,2 %. À Paris, l’indice CAC 40 a progressé de 0,5 %, tandis que l’indice Dax des valeurs allemandes a fini pratiquement inchangé (-0,05 %), comme la Bourse de Zurich (+0,07 %). Le Mibtel italien s’est adjugé 0,9 %. Les indices multipays Eurotop 300, paneuropéen, et Eurostoxx 50, limité aux valeurs de la zone euro, divergeaient également avec une stabilité pour le premier (+0,08 %) et un gain de 0,6 % pour le second. Les assureurs recherchés Le secteur de l’assurance était sous les feux de la rampe après les rumeurs prêtant à l’assureur néerlandais Aegon l’intention de prendre le contrôle de Prudential ou d’Equitable Life après avoir racheté GRE pour 700 millions de livres la semaine passée. Le cours d’Aegon, qui a refusé de commenter ces informations, s’est apprécié de près de 3 %. Son concurrent ING Groep, spécialisé dans la bancassurance, a vu son cours progresser de 2,6 % après avoir fait savoir que son OPA prévue sur la banque allemande BHF Bank n’avait pas changé son intention de se renforcer dans l’assurance aux États-Unis. À Paris, Axa s’est adjugé 2,7 % à 118 euros, tandis qu’à Francfort, le réassureur Munich Re affichait un gain de 3,6 % à 186,95 euros. À Paris, en dehors de l’assurance, l’attention est restée concentrée sur le feuilleton bancaire. La Société générale a perdu 2,62 %, à 182,1 euros. Les investisseurs ont préféré prendre leur bénéfice, compte tenu des incertitudes sur le devenir de la banque. La BNP et Paribas se sont adjugés respectivement 0,95 % et 2,36 %. Contre la tendance, Promodès a cédé 0,65 %, à 615 euros. Salomon Smith Barney a commencé sa couverture du titre avec une appréciation de «neutre» et un objectif à 12 mois de 630 euros. Carrefour, qui selon l’intermédiaire, mérite une meilleure valorisation du fait de sa position plus forte en France et de sa plus grande diversification géographique, a pour sa part gagné 2,66 % à 131,1 euros. À Francfort, les chimiques étaient à la traîne après l’annonce par le suisse Ciba Spécialités Chimiques d’un résultat semestriel inférieur aux prévisions du marché. Degussa-Huls AG, lui aussi fabricant de spécialités chimiques, était en tête des baisses avec un repli de 2,3 % à 37,09 euros, tandis que le généraliste BASF accusait un repli de 1,2 %, à 44,40 euros. Le groupe d’ingénierie Linde a poursuivi sa chute entamée la veille après l’annonce d’une OPA de 3,7 milliards de dollars sur le fabricant suédois de gaz industriels AGA. Le titre a reculé de 4,1 % pour revenir à 59 euros. Les investisseurs s’inquiètent de l’ampleur de l’augmentation de capital qui sera nécessaire pour financer cette prise de contrôle. Le groupe de BTP Hochtief a également subi des dégagements (-2,4 %) après l’annonce de la découverte dans ses locaux de documents relatifs à l’offre remise par son concurrent IVG pour le contrat d’extension de l’aéroport de Berlin. Tokyo : ralentissement de la hausse La Bourse de Tokyo a progressé mardi pour la septième séance consécutive, gagnant 0,2 % toujours soutenue par les espoirs de reprise au Japon et par les valeurs de haute technologie. L’indice Nikkei des 255 valeurs vedettes a gagné 34,06 points, à 17 860,09 pts. L’indice élargi Topix a terminé en hausse de 5,63 points à 1 474,14 points. Les échanges sont restés faibles, portant sur 386,8 millions d’actions contre 378,65 millions lundi. La plupart des investisseurs sont restés en retrait dans le l’attente de la publication de l’indice des prix à la consommation américain, selon les opérateurs. «Des achats ont été effectués par des investisseurs étrangers, ainsi que par des investisseurs privés locaux, encouragés par de bonnes perspectives de reprise économique au Japon», a estimé Kazunori Jinnai, de Daiwa Securities. Il a toutefois ajouté que la hausse du Nikkei s’était ralentie «afin d’ajuster sa vitesse suite aux gains excessifs de la veille». La hausse de Wall Street lundi et la stabilité du yen face au dollar ont contribué à apaiser les craintes des investisseurs quant à un retournement à la baisse du marché.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’offre du dollar s’est un peu contractée hier sur le marché des changes de Beyrouth sans pour autant céder la place au moindre regain de la demande qui est restée très réticente. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente de cette monnaie entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, qu’elle a dû achever la journée invariablement au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Pourtant, les établissements de crédit ont continué de négocier pratiquement le billet vert au bas de cette fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 502,00 et 1 502,05 LL, en l’absence d’intérêt à la demande en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes de la place. Toutefois, l’activité du marché s’est amincie pour ne pas dépasser...