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Actualités - Reportages

L'Ecole des arts plastiques et appliqués : créativité et technicité

Fondée en 1943, l’École des arts plastiques a été la première dans l’enseignement de la peinture, de la sculpture et du dessin au Liban. C’est elle qui a formé la première génération de grands artistes plasticiens, qui ont modernisé le langage des arts plastiques tels que : Chafic Abboud, Nicolas Nammar, Yvette Achkar, Saïd Akl, Mounir Eido, Hussein Madi, Moussa Tiba, Amine el-Bacha ou Jean Khalifé. Si elle a un passé académique traditionnel, l’école a, depuis 1980, suivi un processus de renouvellement périodique. «Nous avons voulu retenir les éléments positifs du passé», nous explique Mme Nicole Harfouche, ancienne de l’Alba, professeur et doyen de l’École des arts plastiques, «et nous avons tenu à introduire des réformes dans le cursus en vue d’offrir aux étudiants une formation de qualité et une large ouverture vers des champs nouveaux dans le domaine des arts plastiques, tels que les multimédias, la photographie, l’informatique et dans le domaine des arts appliqués, comme l’art de la mosaïque, du vitrail, de la céramique, de la tapisserie, de la poterie, l’art mural, la gravure, la sérigraphie, l’illustration, ou même, et ce depuis 1997, la restauration d’icônes et d’œuvres d’art». Les exigences de l’École des arts plastiques se basent sur les principes fondamentaux de la créativité et c’est pourquoi elle tend à laisser les étudiants s’exprimer librement et de façon totalement personnelle. «L’art est une expérience qu’il est difficile d’exprimer par la parole. Ce n’est ni une science, ni un savoir, c’est plutôt du domaine de l’intersubjectivité», précise Nicole Harfouche. Et c’est ainsi qu’à travers la peinture, la sculpture ou le dessin, l’étudiant va tenter de s’exprimer. C’est donc pendant un cursus de quatre ans que les étudiants vont apprendre les différentes techniques d’expression, à travers des cours d’étude des couleurs, de technologie des matériaux, de déco-plane, de photographie, mais aussi d’histoire de l’art, de marketing ou de modelage et tant d’autres matières. Et c’est un projet de diplôme qui couronnera ces quatre années d’apprentissage. Au niveau des arts appliqués, Nicole Harfouche nous explique que «l’étudiant va être initié aux techniques et à l’art du dessin, du mélange des couleurs, mais aussi aux techniques d’application des matériaux relatifs aux cours de poterie, de céramique, de mosaïque ou de peinture à l’huile, acrylique, à l’émail. Il est également initié à des projets de bas-reliefs, de papiers peints, de vitraux, etc. Il pourra également suivre des cours de photographie, d’illustration et BD, de gravure et d’impression, de modelage, de croquis...». En bref, un enseignement riche et varié. Mais l’objectif de l’Alba n’est pas de former des peintres ou des sculpteurs, le talent ne s’apprenant pas. Tout au contraire, l’Alba aide certains étudiants à découvrir en eux des dons qu’ils ne se connaissaient pas et pousse d’autres à devenir des designers industriels ou des stylistes, à intervenir dans tous les domaines des arts, comme l’architecture ou l’architecture d’intérieur. La dernière promotion du siècle, Nicole Harfouche en est très fière. Trois jeunes filles ont obtenu la mention “Très bien” et mérité les félicitations du jury. Deux jeunes étudiantes représenteront également le Liban à la biennale d’Alexandrie en octobre prochain. Quelques grandes participations à la biennale de Lattaquié, mais aussi à Nice et dans d’autres pays... Quelques étudiants ont également bénéficié de bourses pour participer à des stages dans des grandes écoles françaises, comme l’École nationale supérieure des beaux-arts (ENSBA), l’École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers de l’art (ENSAAMA) ou l’École nationale supérieure d’art de Cergy (ENSAC), avec qui l’Alba a signé différentes conventions depuis 1989. Conventions qui permettent à certains professeurs de passer de courts séjours dans ces écoles, ou bien à des artistes français connus d’exposer leurs œuvres à l’Alba.
Fondée en 1943, l’École des arts plastiques a été la première dans l’enseignement de la peinture, de la sculpture et du dessin au Liban. C’est elle qui a formé la première génération de grands artistes plasticiens, qui ont modernisé le langage des arts plastiques tels que : Chafic Abboud, Nicolas Nammar, Yvette Achkar, Saïd Akl, Mounir Eido, Hussein Madi, Moussa Tiba, Amine el-Bacha ou Jean Khalifé. Si elle a un passé académique traditionnel, l’école a, depuis 1980, suivi un processus de renouvellement périodique. «Nous avons voulu retenir les éléments positifs du passé», nous explique Mme Nicole Harfouche, ancienne de l’Alba, professeur et doyen de l’École des arts plastiques, «et nous avons tenu à introduire des réformes dans le cursus en vue d’offrir aux étudiants une formation de qualité et...