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Actualités - Chronologie

Des produits pour tous les clients

Les jours de monotonie, où «banque» ne rimait qu’avec «dépôt», «retrait» ou «crédit», sont révolus. Pourquoi croyez-vous donc que la plupart des banques de la place se refont une beauté? C’est pour mieux vous attirer et il ne faut surtout pas résister : elles proposent de plus en plus de produits qui méritent le déplacement. Oui, même pour les portefeuilles modestes. Le concept a été baptisé «Private banking», comprenez les services financiers personnalisés. Pour citer Gilbert Najjar, directeur du département de «Private banking» à la United Bank of Lebanon, dont le cheval de bataille est précisément ce domaine d’activité, il s’agit «d’être aux petits soins du client». Vous l’avez bien compris : votre interlocuteur à la banque est chargé de répondre à l’ensemble de vos besoins financiers de manière à maximiser votre satisfaction. Vous vous imaginez aussi que ces privilèges ne sont pas accordés à tout le monde. À cela, Gilbert Najjar rétorque : «Une fois le service exceptionnel assuré aux gros clients et la culture du “private banking” ancrée dans la banque, il y aura un effet domino positif qui répercutera le privilège au petit client. Le système n’est pas discriminatoire». Bien que peu développé encore, en partie à cause du développement peu poussé du marché financier libanais et de ses instruments, le «Private banking» apparaît déjà parmi les activités de plusieurs banques et sociétés financières, dans les objectifs des autres. La Banque du Liban et d’Outre-Mer, le Crédit Libanais, la Banque Audi et la Banque Saradar sont parmi les institutions qui poursuivent aussi leurs efforts pour promouvoir ce métier. Le «sur-mesure» gagne du terrain De nos jours, chaque client a des exigences, des besoins, des capacités et des risques qui le différencient des autres. Les formules toutes faites, du type de celles proposées pour les crédits à la consommation dans les banques commerciales, ne peuvent donc pas toujours convenir. Lorsqu’il s’agit d’activités dépassant le cadre de la banque commerciale traditionnelle, le «sur-mesure» s’impose. Quels que soient vos besoins et votre volonté, qu’ils soient justifiés par votre activité professionnelle ou que cela concerne vos projets individuels, les experts du marché sont de plus en plus à l’écoute. Épargnant, ils vous proposeront la formule à dosage rentabilité-risque qui vous convienne. Amateur de risque? Ils vous tailleront un portefeuille de titres garanti de vous garder collés devant votre écran Reuters! Bon père de famille planificateur? C’est le portefeuille de valeurs plus ou moins sûres, un fonds à faible risque ou simplement un dépôt à long terme qui vous garantira au moins quelques points d’intérêt de plus qu’un carnet d’épargne de même durée. Le système commence d’ailleurs même à tendre la main aux petites entreprises qui tentent un décollage. La petite entreprise n’est plus marginalisée Grâce aux subventions d’intérêt assurées par la Banque du Liban pour les prêts à moyen et long terme, accordés par les banques aux secteurs de l’industrie et du tourisme, et parce que cette niche de marché est encore pratiquement inexploitée, les banques s’aventurent successivement dans le domaine du crédit aux petites et moyennes entreprises (PME). Parmi ces banques qui se sont engagées sur la voie du crédit aux PME : la Crédit Libanais Investment Bank. Les entrepreneurs sérieux disposant de projets à potentiel y trouveront le capital de démarrage ou de développement qui leur manque. Pour ces prêts à l’industrie et au tourisme d’un montant minimal de 50 000$, l’entrepreneur a deux années pour mettre son projet en marche avant de commencer à rembourser son prêt. La CLIB pousse encore plus loin son intérêt pour les entreprises en créant CrediLease, une filiale dont la vocation est d’offrir des services de crédit-bail («leasing») aux entreprises soucieuses de renouveler ou augmenter leurs équipements, avec finalité d’achat. Mais le prêt bancaire n’est pas l’unique moyen de démarrer un projet : experte en matière de montage de fonds, Lebanon Invest a créé la Lebanon Invest Venture Capital, un fonds à capital risque. Le but de ce fonds est de maximiser la rentabilité de ses actionnaires en investissant dans les compagnies à très fort potentiel de croissance, mais relativement risquées du fait de leur petite taille ou de l’activité innovatrice qu’elles entreprennent. Et même l’habitat… Étant donné son extension sur le long terme, le prêt à l’habitat peut aussi faire partie de la stratégie des banques d’affaires. Au Crédit Libanais par exemple, l’ensemble du réseau de 48 agences de la banque commerciale constitue le support de vente de ce produit qui démarre à 10 000$. Pour Sami Nseiri, conseiller du président du Crédit Libanais, un des avantages de la banque d’affaires, adossée à une grande banque commerciale, est le support de marketing et de vente représenté par le réseau commercial.
Les jours de monotonie, où «banque» ne rimait qu’avec «dépôt», «retrait» ou «crédit», sont révolus. Pourquoi croyez-vous donc que la plupart des banques de la place se refont une beauté? C’est pour mieux vous attirer et il ne faut surtout pas résister : elles proposent de plus en plus de produits qui méritent le déplacement. Oui, même pour les portefeuilles modestes. Le concept a été baptisé «Private banking», comprenez les services financiers personnalisés. Pour citer Gilbert Najjar, directeur du département de «Private banking» à la United Bank of Lebanon, dont le cheval de bataille est précisément ce domaine d’activité, il s’agit «d’être aux petits soins du client». Vous l’avez bien compris : votre interlocuteur à la banque est chargé de répondre à l’ensemble de vos besoins...